49902
points
Questions
15
Réponses
6679
-
Je ne vous donnerai pas le pluriel de votre « grammaire-cadre », puisque aussi bien, c’est un mot que vous inventez.
Ce qui est du reste fort intéressant : vous faites la démonstration par l’exemple qu’une langue ne peut entrer totalement dans des cadres; et c’est heureux. Ainsi l’espace est laissé à la créativité et à l’évolution de la langue.
Car c’est un organisme vivant; et si on peut la décrire, on ne parviendra jamais à l’enfermer complètement dans des cadres.
Ceci étant dit, il y a évidemment un mouvement normalisant freinant une évolution qui sinon, serait trop rapide et ferait que les grands-parents ne comprendraient,plus leurs petits-enfants. C’est bien le rôle des grammaires et des dictionnaires, notamment.
Dans votre message, vous mélangez un peu, structure de la langue, orthographe, sémantique …Il convient de toujours se souvenir, d’abord, qu’utiliser la langue, c’est produire du sens, et que le sens présente des nuances, à l’infini; et puis, qu’elle n’appartient à personne en particulier… et à tous; à tous ceux qui la parlent.
Votre perplexité peut se comprendre : on a longtemps fait croire qu’une élite possédait le droit de décréter ce qui était du » bon français » et du » mauvais français et même ce qui était français et ne l’était pas!
Il est aussi plus rassurant de cocher des cases que de souligner les infinies nuances, les décalages, les curiosités. Alors on parle de règles oui, et comme elles ne marchent pas toujours, on brandit les fameuses exceptions. Or, ces exceptions ne font bien souvent que dénoncer la fragilité de ces règles.Et d’autre part, vous reprochez aux intervenants de ne pas analyser, ou pas suffisamment, mais lorsqu’on assène des règles, on n’analyse pas, justement.
Je suis nouvelle sur ce forum mais il me semble avoir remarqué qu’ici on s’efforce de faire l’équilibre entre les deux approches, de façon à apporter des réponses claires et parfois simples aux personnes qui posent les questions, tout en gardant un regard critique.
- 2428 vues
- 9 réponses
- 0 votes
-
Oui, il faut le pluriel. Il n’y a pas d’hésitation puisque les deux termes de la comparaison sont au pluriel.
Il est vrai que à l’oral (on peut le remarquer quand cela s’entend, c’est à dire au présent c’est/ce sont) et de façon familière , on peut avoir un singulier dans tous les cas.
Bonne journée Catherinette.
- 15890 vues
- 4 réponses
- 0 votes
-
En effet, on peut hésiter entre ce qui/ce qu’il
Parfois le contexte ne suffit pas à exiger l’une et l’autre formule.Ce chiffon, c’est tout ce qui reste /c’est tout ce qu’il reste dans le sac
Il s’agit en fait de choisir entre une forme impersonnelle : il reste seulement un chiffon dans le sac
et une forme personnelle : un chiffon seulement reste dans le sac
Dans ce cas, qui se présente avec certains verbes acceptant la forme impersonnelle, le seul problème, si j’ose dire, est de faire un choix.
Mais la phrase que vous proposez ne permet pas cette hésitation* ! le contexte doit vous permettre de choisir, comme vous le montre Prince.* »Il fait perdre » ne peut être impersonnel
- 2526 vues
- 3 réponses
- 0 votes
-
Tout d’abord, il faut savoir de quoi on parle quand on dit « grammaire ».
Il faut distinguer :
La notion de grammaire[qui] évoque l’exercice d’une langue […] associée à celle de normes caractérisant diverses manières de parler et d’écrire.
et :
La notion de grammaire [qui] évoque une langue considérée en tant qu’objet d’une étude .
(TLF)
Nous retiendrons la deuxième notion : l’étude de la langue débouche obligatoirement à plus ou moins long terme sur une didactique nouvelle, « une grammaire 1ère notion », porteuse de normes; mais ce n’est pas son (seul?) but.
- 2428 vues
- 9 réponses
- 0 votes
-
Oui, bien sûr, la grammaire fait l’objet de recherches et il y a des avancées
Comme preuve, la présentation de cet ouvrage qui en est le fruit :La Grande Grammaire du français – Anna Abeille – Annie Delaveau – Danièle Godard
Le pari de la grammaire en cours est en quelque sorte de combiner les bonnes propriétés des grammaires précédentes, tout en bénéficiant des avancées théoriques et empiriques de ces dernières décennies. Ainsi, elle doit être complète, mais rester maniable. C’est pourquoi, elle aura environ 2 000 pages. Elle veut intégrer les résultats des recherches fécondes en linguistique, donc, elle doit être cohérente, définir ses concepts, fonder ses analyses sur les propriétés des phénomènes, tout en restant accessible à un public non spécialisé
Extrait d’un article de Researchgate de 2007- 2428 vues
- 9 réponses
- 0 votes
-
Oui bien sûr il y a des recherches et des avancées en grammaire.
- 2428 vues
- 9 réponses
- 0 votes
-
En relisant l’objet de votre message je vois que vous avez écrit « de la quelle ». Il s’agit sans doute d’une coquille mais je préfère rectifier : « duquel » , « desquels », » desquelles » et » de laquelle »
- 2226 vues
- 3 réponses
- 0 votes
-
Si le prénom est long et connu on fait l’élision :
Il faut qu’Emmanuel se décide.S’il est court, généralement non :
Il faut que Anne se décide.
S’il est « étranger » ou peu connu non plus :
Il faut que Akane se décide.
Très certainement pour une question de clarté; pour qu’on identifie bien la préposition et qu’il n’y ait confusion ou jeu de mots avec la première syllabe du prénom : qu’Anne >> cane – qu’Akane >>kakaneC’est souvent une question de choix. Mais consultez cette page de la BDL pour une réponse plus complète :
Banque de dépannage linguistique – Élision devant un nom propre
- 2789 vues
- 1 réponses
- 0 votes
-
Il me semble qu’il faut choisir entre :
Un contrat de1/3 temps
Et un contrat d’un tiers temps
Parce que l’élision L’élision est l’effacement d’une voyelle en fin de mot devant la voyelle commençant le mot suivant; or, il n’y a pas de voyelle lorsqu’on écrit un nombre en chiffres.- 2078 vues
- 1 réponses
- 0 votes
-
Chambaron, vous dites ceci : » [Les] points de suspension […] font partie des éléments rapportés […]
Cela n’est pas le cas pour les points d’exclamation et d’interrogation, ceux-ci ne font pas partie des paroles mais sont déjà des ponctuations de narration […] »Les points de suspension, le point d’interrogation, le point d’exclamation, font tous partie des paroles rapportées. Je ne comprends pas où serait la différence.
– Que de bruit vous faites! : le point d’exclamation traduit une intonation et derrière une réaction du personnage qui parle au même titre que le « que » de début de phrase.
– Dites-moi, avez-vous envoyé votre lettre en recommandé ? : le point d’interrogation appartient à la parole du personnage, comme marque de son intention -obtenir une information- avec l’inversion du sujet et le verbe de départ.
– Il y a dans l’air une drôle d’odeur… qui me rappelle… : c’est exactement la même chose. Le personnage suspend ses paroles parce qu’il hésite ou cherche; le vocabulaire l’atteste.Si bien que, sauf dans le cas où il y aurait ambiguïté (est-ce le personnage qui interrompt son récit ou est interrompu dans son récit ou bien est-ce le narrateur qui en abrège les propos ) je traiterai les points de suspension comme les ? et les ! sans virgule.
- 4902 vues
- 5 réponses
- 1 votes
