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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 2 août 2025 dans Question de langue

    On trouve quelques rares occurrences de xxx du doigt, avec xxx = gronder ou des synonymes, dans des textes du XXe ou antérieurs (davantage dans des textes du XXIe), sous la plume d’auteurs – il faut bien l’avouer – un peu obscurs. Si cette association n’est guère courante, elle ne parait pas absolument absurde : on peut bien, en effet, gronder en faisant les gros yeux et en agitant le doigt (il y a peut-être aussi une confusion avec menacer du doigt).

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  • Grand maître Demandé le 1 août 2025 dans Général

    Pas vraiment, c’est plutôt une erreur de logique : l’addition de choses qui ne peuvent l’être (oui j’ai bien compris qu’il s’agissait d’un calembour).
    On ne peut additionner que des entités appartenant à la même espèce ou au même genre : le cheval A + le cheval B + le cheval C = les trois chevaux / Les trois équidés  / Les trois mammifères / etc.
    Le papier + le bol + le sucre = ensemble vide, ou bien prendre un terme hyper générique > les trois trucs / objets / choses.
    Mais cette option est  impossible dans notre cas (outre bien sûr le fait que le calembour tomberait l’eau), parce qu’il y a un être vivant, or truc, objet, chose sont des génériques d’inanimés. Vous pouvez écrire en phonétique les trois /so/ tombèrent pour conserver le jeu de mot, mais ça reste toujours parfaitement illogique.

    Vous avez ici un exemple de flou grammatical : on ne sait pas si le pronom l’ se rapporte à place ou à la proposition créer sa place.

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  • Grand maître Demandé le 29 juillet 2025 dans Question de langue
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  • Grand maître Demandé le 29 juillet 2025 dans Accords

    1) Dans chefs pâtissières, pâtissières n’est pas adjectif, mais substantif, rien de surprenant donc que le terme soit au féminin s’il s’agit de désigner des femmes. Quant à chef, il est épicène, même si la forme cheffe existe, ce qui donne donc au féminin singulier : la chef pâtissière, soit une série d’accords tout à fait réguliers.

    2) Pour en rester à votre phrase, je déconseillerais le chez elles, même si je suis tout à fait persuadé que c’est un accord que l’on pourrait lire ou entendre. Néanmoins, je trouve que Les victimes rentraient chez eux, frotte un peu les oreilles.

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  • Grand maître Demandé le 29 juillet 2025 dans Accords

    Les sources sont unanimes : en présence d’un pourcentage sans déterminant et d’un complément – dénombrable ou non (tous les exemples d’accord avec le pourcentage donnés par Grevisse sont associés à des compléments indénombrables) – , les deux accords sont possibles, mais celui avec le complément est semble-t-il le plus fréquent (d’après la BDL, l’Académie, cette source, mais Grevisse ne fait pas cette mention, ni cette source qui évoque l’intention du locuteur selon l’élément qu’il veut mettre en valeur).

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  • Grand maître Demandé le 25 juillet 2025 dans Accords

    C’est le cas classique de l’accord du participe passé suivi d’un attribut du COD (carrossables est attribut du COD que mis pour routes), voici ici la règle.

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  • Grand maître Demandé le 25 juillet 2025 dans Général

    C’est effectivement une question plutôt complexe, néanmoins on peut tenter d’esquisser quelques principes. Et surtout bien distinguer la valeur généralisante et la valeur spécifiante. Commençons par le plus simple :

    Dans le café du matin, l’article défini n’a pas valeur généralisante, mais spécifiante : le café est en effet défini par le complément du matin >  il ne s’agit pas de n’importe quel café, de tous les cafés, mais de celui du matin. On voit que si on supprime le complément, l’article indéfini devient de rigueur :
    Un parisien survivrait difficilement sans le café, le matin / sans un café, le matin.

    L’énoncé global est généralisant, il est effet bien question d’appliquer le propos à tous les Parisiens. Trois articles – les définis singulier et pluriel et l’indéfini singulier – permettent d’exprimer la généricité, avec des nuances et de façon non systématique. Dans le cas présent, ces trois articles sont effectivement possibles :
    Le/Un Parisien survivrait difficilement sans le café du matin.
    Les Parisiens survivraient difficilement sans le café du matin.

    Pour la première phrase, l’article défini n’a pas valeur généralisante, mais spécifiante : il s’agit de désigner non pas tel ou tel smartphone ou n’importe quel smartphone en général, mais l’invention, le concept, l’entité abstraite, qui par définition est unique et bien définie, d’où la seule possibilité de l’article défini.
    Enfin, on aurait pu avoir l’article défini comme déterminant à invention, si le mot avait été déterminé par un complément (cf. le café du matin) > le smartphone est l’invention de la société X (valeur spécifiante), le smartphone est l’invention du siècle (valeur spécifiante et surtout unicisante/superlativante = l’unique invention du siècle ; on remarque d’ailleurs qu’à l’oral on appuiera sur cet article) etc.
    En l’espèce, seul l’article indéfini à valeur spécifique est possible : Le smartphone est une invention révolutionnaire parmi d’autres inventions révolutionnaires.

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  • Grand maître Demandé le 24 juillet 2025 dans Général

    C’est là sans doute le résultat de rapprochements/confusion entre se rappeler et se souvenir de.
    Mais cette tolérance pour la construction sans préposition est limitée à l’infinitif passé par – comme le note le Tlfi* – analogie avec se rappeler + inf. passéElle n’est donc pas applicable dans le cas présent, puisque la phrase est à l’infinitif présent (avoir autant de matériel et non avoir eu autant de matériel).
    Sous l’entrée rappeler qui se construit normalement sans préposition, on lit :

    Rem. Parce que rappeler est trans. dir., les grammairiens condamnent la tournure se rappeler de qqc. que l’on trouve pourtant fréq. chez les bons aut. (comme on entend fréq. l’expr. pop. je m’en rappelle) et recommandent de la remplacer par se souvenir de; l’empl. trans. dir. n’est cependant pas possible avec les compl. me, te, nous, vous; on dira tu te rappelles de moi et non tu te me rappellesse rappeler de constr. avec un inf. passé, att. par Littré et Ac. 1798-1878 est considéré comme correct mais vieilli; avec un inf. compl. exprimant une action encore à accomplir, se rappeler (ou rappeler à qqn) se constr. avec de (rappelle-moi de te donner ce papier; rappelle-toi de le lui dire) (d’apr. Grev. 1986, p. 429 et 1333).

     

    *− Se souvenir + inf. passé.[P. anal. avec se rappeler + inf. passé] Quand, la salle une fois vidée, le gardien fut venu l’inviter à sortir à son tour, il se souvient avoir marché devant lui très vite et très loin (Bourget, Disciple, 1889, p. 238).Adressant (…) une homélie à des étudiants, je me souviens avoir emprunté mon texte au prophète Isaïe, XXVI, I 8 (Marrou, Connaiss. hist., 1954, p. 14).

    Cette réponse a été acceptée par DAVID Sophie. le 25 juillet 2025 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 24 juillet 2025 dans Accords

    Si on accepte « imaginer une robe » et si donc imaginé n’est pas suivi d’un infinitif, alors il faut effectivement accorder, puisque que mis pour robe est COD de imaginé et est placé avant l’auxiliaire :
    La robe qu’il a imaginée pour habiller la mariée, blablabla.

    A contrario suivi d’un infinitif imaginé ne s’accordera pas, puisqu’alors que n’est pas COD de imaginé mais de confectionner :
    La robe qu’il a imaginé  confectionner pour blablabla.

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  • Grand maître Demandé le 22 juillet 2025 dans Général

    Il faudrait plus de contexte pour pouvoir décider :
    – s’agit-il de choisir entre plusieurs manches celle qui est la plus large ? > La plus large possible.
    – Ou s’agit-il de faire d’une manche qu’elle soit aussi large que possible ? > Le plus large possible.

    (Peut-être la mise au pluriel aide-t-elle à mieux percevoir la différence, et alors que diriez-vous ? : des manches les plus larges possibles / des manches le plus larges possible. Ou encore si vous pouvez remplacer votre énoncé par une manche aussi large que possible, alors cela équivaut à une manche le plus large possible.)

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