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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 3 juin 2026 dans Question de langue

    Il s’agit d’un archaïsme que la langue juridique a conservé du Moyen Âge, phénomène assez fréquent. Le verbe porter a ici le sens de ordonner, décréter. 
    À cette époque, le verbe porter se construisait avec de très nombreux compléments directs sans article, désormais tombés en désuétude : porter dommage, blâme, garantie, foi, joie, haine, etc.
    De nos jours cela explique quelques tournures comme porter témoignage, porter préjudice (à quelqu’un) ou un porte-parole (porter la parole avait un sens plus solennel que la simple transmission). On peut aussi citer le bien connu « la nuit porte conseil ».

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  • Grand maître Demandé le 31 mai 2026 dans Accords

    Même s’il a un sens collectif, le nom clientèle est un singulier et l’accord du verbe se fait en conséquence : « … en regard de la clientèle qui occupe des logements. »
    Il pourrait en être autrement si ce collectif était suivi d’un complément au pluriel : « … en regard de la clientèle de privilégiés qui occupent des logements. » Lorsque le complément représente des personnes, l’accord se fait en effet souvent au pluriel. 

    Cette réponse a été acceptée par Arlae. le 1 juin 2026 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 26 mai 2026 dans Accords

    Sous cette forme, les deux participes s’accordent mais la forme orthodoxe (juridique) est la location en meublé. qui est un statut bien défini par la loi, avec un contrat spécifique. Il faut donc faire attention aux termes.

    Cette réponse a été acceptée par jerhom. le 27 mai 2026 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 25 mai 2026 dans Accords

    Le nom pastel est assez délicat à manipuler car il a plusieurs sens  :
    1  Comme premier sens (XIVe siècle, via l’occitan), c’est particulièrement la couleur bleue obtenue par trituration de la plante nommée guède.
    2. Ensuite (XVIIe siècle, par l’italien) il a aussi désigné une technique picturale utilisant des bâtonnets de pigments divers, qui permet d’obtenir des finitions ou des traits adoucis ou estompés. Par extension, le mot a désigné les bâtonnets eux-mêmes et les œuvres ainsi réalisées.
    C’est ce sens qui prédomine désormais par défaut et il ne s’agit donc plus d’une teinte ou d’une nuance de couleur mais d’un  aspect comme brillant, mat, délicat, rugueux, clair, foncé, etc.
    On pourra donc dire carnation gris pastel, carnation d’un gris pastel. Le gris n’étant pas une couleur vive, cette association est assez rare mais j’en ai trouvé pour décrire l’aspect du ciel ou d’un tissu. Cet extrait d’un poème (vers 6) de Charles Oulmont peut aussi vous inspirer.

    NB Curieusement, le « gris pastel » fait partie du nuancier de Renault. C’était la couleur courante de la célèbre 4 CV des années 1950.

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  • Grand maître Demandé le 25 mai 2026 dans Général

    L’adverbe recta, familier, a vieilli et ne se trouve plus beaucoup.  Vous pouvez néanmoins l’employer dans un contexte adéquat et en respectant le sens (conformément à la norme, régulièrement) : « Mon maître n’a pas un seul désir à former, tout marche au doigt et à l’œil, et recta ! Et il a raison: si l’on ne tient pas les domestiques, tout va à la débandade. » (Balzac, 1831)

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  • Grand maître Demandé le 25 mai 2026 dans Général

    Ce terme ne semble en effet pas connu des dictionnaires.
    Par défaut, mono doit être considéré comme un élément formant qui se trouve essentiellement soudé dans la terminologie scientifique. Donc : monopaupière.

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  • Grand maître Demandé le 25 mai 2026 dans Accords

    La règle à appliquer ici est celle des adjectifs employés comme adverbes. Lorsqu’ils sont placés devant un adjectif ou un participe qu’ils modifient, ils restent normalement invariables. C’est un cas assez fréquent car la langue n’a pas toujours produit l’adverbe spécifique : « Légère et court vêtue  » écrit La Fontaine de la célèbre Perrette (celle au pot au lait) car l’adverbe courtement ne s’est jamais imposé et on emploie encore l’adjectif adverbialement.
    Pour des raisons mal connues, l’Académie française a néanmoins accepté dans le passé quelques exceptions, notamment pour trois adjectifs courants qui s’accordent : grand, bon et frais. On dit et écrit donc, contre la règle, des yeux grands ouverts ou une porte grande ouverte. De même elles sont arrivées bonnes premières ou des fleurs fraiches coupées.
    Mieux vaut se limiter à cette triade facile à retenir bien que l’on voie souvent, par dérive, l’accord pour d’autres cas : une barre haut placée (et non haute), etc…

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  • Grand maître Demandé le 25 mai 2026 dans Question de langue

    Les usages du subjonctif en français sont parfois opaques et objet d’interminables débats de grammairiens.
    En l’occurrence, avec les tournures superlatives du genre le plus, le moins, le mieux et le seul, on ne peut que constater un usage très courant du subjonctif sans pour autant condamner l’indicatif. Je n’ai jamais pu trouver de justification cohérente.
    Au titre de l’usage, on peut se rendre compte de la fréquence très élevée du subjonctif dans ce graphique adossé aux publications sur deux siècles.

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  • Grand maître Demandé le 23 mai 2026 dans Général

    Que le sujet soit quelqu’un (une personne) ou quelque chose (un évènement), le verbe présager est transitif direct pour ce qui est prévu ou annoncé : « Rien ne laisse présager le sort fatal qui l’attend. »
    Le cas échéant, la préposition de introduit l’origine du présage, ce dont il s’inspire : « On ne peut rien (C.O.D.) présager des évènements récents. (origine) »
    Dans votre exemple, on ne peut donc « présager du sort » puisque ce sort est le résultat et non l’origine du présage.
    Références et autres exemples dans le billet détaillé du site Parler français.

    PS La source de la confusion se trouve dans le fait que l’article précédant l’adjectif devant le nom complément direct est souventde ou des. C’est indépendant de la construction de présager mais cela crée à la longue de mauvaises interprétations : « Le printemps doux laisse présager (annonce) de belles récoltes. » 

    Cette réponse a été acceptée par FreGof. le 26 mai 2026 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 21 mai 2026 dans Question de langue

    Votre étonnement est légitime mais l’omission du premier ni est courante s’il est remplacé par un élément négatif. Cela peut se produire entre deux termes coordonnées tels que des noms, des adjectifs ou des verbes, La tournure est plutôt littéraire mais finalement assez fréquente :
    – Ce n’était pas, ce ne pouvait être la garance ni la cochenille (Duhamel, 1945) ;
    Moi qui n’ai voix consultative ni délibérative au conseil de l’État (Proudhon, 1840) ;
    Nancy ne répond, ni ne bouge (Camus, 1956).

    Cette réponse a été acceptée par VirginieR. le 22 mai 2026 Vous avez gagné 15 points.

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