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Malgré de très nombreuses entorses qu’on constate partout, le verbe utilisé ici est s’ensuivre et non le verbe suivre construit avec une préposition. Le préfixe en- est donc aussi inséparable qu’il l’est dans s’enfuir, s’envoler ou s’emparer.
Les formes correctes seraient donc par exemple : « S’ensuivirent quelques communications. »
Si l’on veut indiquer qu’une chose découle d’autre chose, il faut le marquer complémentairement avec la préposition en : « Quelques communications s’en sont ensuivies. »Il existe de nombreuses analyses sur cette question. Voir par exemple le billet du linguiste Michel Francart.
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Les chiffres, on l’oublie souvent, ne sont que des abréviations comme il en existe beaucoup en typographie. À ce titre, leur usage relève du bon gout même s’il existe quelques usages (et non règles) dans le domaine de l’édition littéraire classique.
Pour résumer les innombrables cas de figure, on peut dire qu’on écrit par défaut en lettres et qu’on recourt aux chiffres pour :
– les nombres très longs à écrire (souvent supérieurs à cent, d’où une norme qui circule souvent), particulièrement les dates ;
– la valeur strictement numérique (notamment avec des unités, surtout exprimées avec des symboles) permettant la comparaison visuelle rapide de plusieurs éléments ;
– la fréquence : une mention isolée se fera en lettres, pour des éléments nombreux et répétitifs plutôt en chiffres ;
– le genre littéraire : un roman ou un poème ne sont pas une étude scientifique ou un article de journal.
C’est donc au rédacteur (ou à son correcteur) de faire le bon dosage, le seul impératif étant de rester ensuite cohérent sur l’ensemble d’un texte.- 602 vues
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Il s’agit ici du verbe pronominal autonome se plaindre, de sens différent du verbe plaindre employé de manière réfléchie. On accorde donc avec le sujet mais le résultat grammatical est identique : « Ils se sont plaints. »
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Malgré l’ancienneté de la racine latine, le verbe culpabiliser (faire naître chez quelqu’un un sentiment de culpabilité) semble n’être vraiment apparu que dans les années 1960, dans le jargon des psychologues. Il n’y a pas encore un usage clairement établi. Néanmoins, comme l’immense majorité des verbes en -iser, c’est un verbe transitif indiquant que l’on exerce une action sur quelqu’un ou quelque chose : on culpabilise quelqu’un pour (cause) ou par quelque chose (moyen).
Malgré ce que l’on entend parfois, on ne culpabilise pas de manière intransitive, on se culpabilise éventuellement. L’objet du sentiment de culpabilité est en général introduit par pour (et par de pour un infinitif).
Donc : « Il se culpabilisait pour son mensonge » ou « Il se culpabilisait d’avoir menti ».- 817 vues
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La formulation en l’état est en effet assez ambigüe en première lecture : on ne saisit pas intuitivement qui « regrette », le suivi ou le suiveur.
Après réflexion, on se dit que la locution adverbiale se rapporte à l’agent actif qui suit et non à celui, passif, qui est suivi, de la même manière qu’on dirait « suivi nonchalamment », « suivi sans précipitation » ou « suivi à quatre pattes ». C’est donc bien le fils qui suit à contrecœur.
L’inverse (forme active) se perçoit plus aisément : « Il sortit, suivant à regret son fils. »- 1173 vues
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Même s’il n’est pas courant, on ne peut condamner indésiré que l’on trouve occasionnellement dans des publications.
Cela étant, il a été nettement éclipsé par indésirable (cf. courrier indésirable, pourriel).
Synonyme : intrus.PS Pour compléter la réponse de Bruno974, la forme non désiré(e)(s) s’est fortement répandue dans les années1960 avec les tournures grossesse non désirée et enfant non désiré, sans doute par euphémisme. Elle est certes « correcte » mais on ne saurait encourager la substitution proliférante de toutes ces formations non+adjectif aux adjectifs traditionnels existants.
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Malgré le nombre importants de cas de figure (particules anciennes ou tardivement greffées, devant le nom ou à l’intérieur, noms brefs ou longs, précédés de la préposition de, etc.), je ne connais pas de cas qui justifie la majuscule à la particule française* de ou d’. Il en va différemment avec du et des qui appellent (malgré quelques avis divergents) la majuscule : Joachim Du Bellay, Bertrand Du Guesclin, Pierre Des Essarts.
À noter que la première majuscule détermine l’ordre alphabétique.* Pour les particules étrangères, il y a trop de cas pour les traiter ici. Vous pouvez consulter les différents systèmes dans Orthotypographie.
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Les guillemets dits « anglais » (en fait souvent de simples guillemets droits dans les traitements de texte) se composent sans espaces avec le texte qu’ils encadrent, même en typographie française.
Pour mémoire, les espaces au contact des guillemets français doivent être insécables pour éviter des coupures malencontreuses en fin de ligne.- 1088 vues
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Votre segment de texte est insuffisant pour répondre, tant pour les majuscules que pour l’italique. On ne sait pas de quoi il s’agit précisément. Hors contexte, aucune distinction typographique ne semble justifiée, tout est commun :
– s’il existe un concept artistique « Renaissance africaine », je ne le connais pas mais il est peut-être expliqué dans l’ouvrage. Sans cela, minuscule ;
– le mot monument est commun, donc pas de majuscule ;
– aucune œuvre spécifique n’est citée, donc pas d’italique.- 729 vues
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