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Je ne suis pas sûr de comprendre le sens exact de la phrase mais il me semble que l’indicatif est la solution la plus spontanée : L’avenir vaut la peine de batailler, même s’il est meilleur sans cette personne (la personne n’est plus là) ou sera meilleur (la personne va disparaitre).
Le conditionnel peut se concevoir si ladite personne est encore là : L’avenir vaut la peine de batailler, même s’il serait meilleur sans cette personne. (c’est un souhait)
NB La locution même si est concessive et n’a pas les mêmes caractéristiques que si utilisé isolément.- 348 vues
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Sujet intéressant.
Il arrive que la grammaire « moderne » ait du mal à suivre les évolutions de sens de certains mots. Étymologiquement, les nombreux termes de cette famille empruntent en effet leur sens plus à la notion de bon, de vrai qu’à celle d’aléa. En latin, est probabilis ce qui est vraisemblable, plausible (ce qu’on peut tester et prouver, cf. probatoire, preuve). La notion de probabilité est beaucoup plus récente, ce qui a amené à mettre le mot sur le même plan que possible et à l’accompagner du subjonctif.
Pratiquement, vous pouvez donc suivre les conseils donnés dans les autres réponses : indicatif pour le sens historique et orthodoxe, subjonctif pour le sens moderne.- 2403 vues
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Il y a en effet bien trop d’éléments négatifs mais j’en enlèverais plutôt d’autres :
« Il avait changé. Non qu’il n’invitât plus ses amis, il n’en avait jamais eu. Non qu’il sortît moins le soir, les soirées dans les bars le rebutaient. »- 934 vues
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La formule n’a rien de figé et on peut fort bien la personnaliser comme vous le faites, avec un pronom suivi de -même(s).
La forme « réalisation de soi » est en fait la traduction littérale de l’anglais self achievement (ou self fulfillment) qui a préexisté en psychologie et concerne le concept en général, de manière non personnalisée.
À comparer à « estime de soi ».- 356 vues
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1. Pour les couleurs, votre remarque est compréhensible et la langue courante en prend souvent à son aise avec cette règle. Cela étant, il s’agit d’assurer la cohérence de la règle et ce qui passera à l’oral doit être plus rigoureux à l’écrit. D’ailleurs, une photo noir et blanc est-il choquant ?
2. Si l’adjectif bas se rapporte aux deux noms, l’accord se fait normalement au pluriel. Stylistiquement, il est assez rare de coupler l’expression « avoir l’oreille basse » (plutôt pour des chiens, me semble-t-il) avec une autre partie du corps. Mais cela n’engage que moi et je n’ai jamais eu le désagrément de voir mes chats dans un aussi triste état…- 446 vues
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Comme je l’ai déjà expliqué dans ma réponse à votre première question sur ce site, il n’y a pas de raison purement typographique de majusculer les appellations d’interlocuteurs figurant dans le corps du texte*. C’est une malheureuse habitude prise par imprégnation des en-têtes et des formes abrégées (M., Mme, etc.) et encouragée par certains médias ou commentateurs. Il y en a même pour prêter à la majuscule des vertus honorifiques ou de déférence !
Comme correcteur, j’ai redressé des centaines d’ouvrages qui pullulaient d’Inspecteur et de Commissaire, de Général ou de Caporal. Formé par Jean-Pierre Colignon (qui a animé les derniers cours formalisés pour le métier de correcteur) et utilisant chaque jour Orthotypographie de Lacroux, je n’ai pas varié.
Vous pouvez choisir de majusculer à la pelle, mais vos textes en seront farcis s’il y a beaucoup de dialogues et personne ne s’en sentira grandi pour autant.* Vous trouverez dans l’article de Lacroux les quelques cas très particuliers d’usage de la majuscule.
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1. Le nous dit de majesté ou de modestie est d’un usage très restreint. De nos jours, en dehors d’écrits universitaires où il perdure, on n’en voit que peu la trace.
Dans votre exemple, il s’agit plutôt d’un simple nous collectif (au nom de tout le monde) qui appelle le pluriel.
2. Grammaticalement, les deux sont acceptables, le pluriel n’apportant ici aucune information particulière. Autrement dit, « pas de sortie » implique nécessairement « pas de sorties ».- 530 vues
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1. Les deux mots sont des paronymes, certes tirés de la même racine latine (miser = malheureux, pitoyable) mais de sens différents en français moderne :
– Misérable s’est connoté négativement au fil du temps et est devenu synonyme de sans valeur voire de méprisable ou criminel, idée souvent associée à la pauvreté. Le célèbre roman de Victor Hugo a évidemment beaucoup aidé à sa diffusion.
– Miséreux a gardé son simple caractère d’extrême dénuement (personne, quartier). L’usage en est plutôt littéraire.
Dans votre exemple, la récolte est plutôt misérable.
2. Glaner est un mot d’origine gauloise qui a le sens spécifique de ramassage sélectif (pourtant sans rapport avec les glands de chêne). C’est le sens de grappiller, butiner. On ne glane en général pas une seule chose et il vaut mieux employer un synonyme comme dénicher, ramasser, repérer ou découvrir.- 456 vues
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Comme régulièrement expliqué sur ce site, les deux formes sont grammaticalement correctes mais lorsque rien de particulier ne le justifie le pluriel est inutile. S’il n’y a pas de difficulté au singulier il n’y en a pas au pluriel.
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Je dois reconnaitre que je ne comprends pas l’usage que vous faites de sinon dans vos exemples. On dirait que vous l’employez pour mais, ce qui n’est pas son sens normal.
La conjonction sinon marque une gradation sur ce qui précède, avec une nuance d’incertitude : Je l’ai vu dix fois, sinon quinze. De manière commode, on peut le remplacer par « si ce n’est » ou « peut-être même ».
Dans une phrase négative, il a le sens d’exception et on peut le remplacer par « sauf » : il ne vient jamais, sinon pour Noël.
L’autre sens, sans rapport direct ici, est bien sûr celui de « si ce n’est pas le cas » (si+non) : « Qu’il se rende, sinon je le tue! »- 390 vues
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