Le profil de Chambaron
Grand maître
23493
points

Questions
27

Réponses
2929

  • Grand maître Demandé le 23 mars 2025 dans Question de langue

    On a « envie de quelque chose » et il faut donc bien utiliser la préposition de qui se trouve dans dont.
    Donc :  « Je ne vais pas choisir en fonction d’une tierce personne, je déciderai ce dont j’ai réellement envie. »
    Vous pouvez aussi opter pour une autre forme, plus insistante :
    « Je ne vais pas choisir en fonction d’une tierce personne, je déciderai ce que j’ai réellement envie de décider. »

    • 5648 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 23 mars 2025 dans Question de langue

    Dans le sens de « se donner pour, prétendre être, avoir tel ou tel caractère », le verbe se vouloir appelle un attribut : il se veut généreux mais n’est qu’intéressé. 
    La construction donnée dans votre exemple est étrange et ne correspond pas à l’usage habituel. Il faut sans doute reformuler, peut-être sous la forme : « Le présent titre vise à (ambitionne de, a pour prétention de) qualifier juridiquement ces accords. »

    • 5666 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 23 mars 2025 dans Accords

    À partir du moment où par métonymie vous parlez d’un « cours moyen » pour un « élève de cours moyen » (idem pour élémentaire), il faut en tirer les conséquences et accorder normalement au pluriel. C’est en infraction au sens (il n’y a qu’un niveau) mais il faut bien choisir. Graphiquement, une autre solution est d’employer des guillemets qui isolent le raccourci et dispensent de l’accord (Les « cours moyen première année ») ou d’utiliser l’abréviation scolaire (Les CM1).

    • 334 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 23 mars 2025 dans Question de langue

    Dans les deux cas, les verbes détonner ou détoner (et leurs dérivés) s’appliquent normalement peu à des personnes. Ils s’emploient habituellement pour leur sens propre et pour des produits ou choses qui soit « ne sont pas dans le ton » soit « émettent un bruit bref mais puissant ».
    Libre à chacun d’en faire un usage figuré non conventionnel mais il y a déjà des synonymes plus adaptés.

    NB Ces doublets ont été artificiellement fabriqués à partir du même verbe latin de-tonare et rien n’explique vraiment le doublement ou non du n. Toute la famille est d’ailleurs concernée, avec des doublements aléatoires de cette consonne qui font les beaux jours des organisateurs de dictées.

    Cette réponse a été acceptée par BBFolk. le 23 mars 2025 Vous avez gagné 15 points.

    • 941 vues
    • 1 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 23 mars 2025 dans Général

    L’absence du pronom de rappel ou de reprise dans une phrase interrogative est un sujet d’achoppement assez régulier, sur ce site comme chez les grammairiens ou commentateurs de langue.
    La position de l’Académie citée par Marcel1 (il est de meilleure langue de ne reprendre après combien) est totalement  arbitraire même si elle est teintée de tolérance. Le problème est qu’elle finit par entrainer dans son sillage toutes les questions et que le pronom de rappel disparait partout. Par contamination, on ne le trouve donc plus après Comment ?, Quand ? Où ?, etc., ce qui est incorrect mais devient courant, en particulier dans les médias qui influencent fortement la langue parlée. La dénommée Académie française ne s’est d’ailleurs pas exprimée sur cette question mais vous pouvez lire ici ce qu’en dit J.-Y. Hervieu dans la rubrique littéraire du Nouvel Observateur (avec Pourquoi ?).
    En conclusion, on est en droit d’estimer que la suppression de ce pronom, loin d’être « de meilleure langue » est un polluant de la syntaxe. Les phrases interrogatives finissent par trop ressembler à des phrases affirmatives, surtout à l’écrit où seul le point d’interrogation final (parfois très éloigné) marque la différence.
    Donc, de préférence : « Combien d’heures s’étaient-elles écoulées ? »

    • 348 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 21 mars 2025 dans Général

    Dans votre exemple (avec un adjectif attribut), le rajout de être est clairement inutile : dites-vous « je m’en trouve mieux » ou  » je m’en trouve être mieux » ?
    L’exemple donné avec un nom (survivant) dans une réponse  n’est pas adapté ici car le verbe « se trouver » a un autre sens : « il se trouve être (=qu’il est) le dernier survivant » comporte une idée de hasard sans rapport avec le sens de « il s’en trouve plus riche » (il se révèle l’être de ce fait).
    D’une manière générale, le verbe trouver est employé dans les deux cas dans un sens essentiellement pronominal spécifique (non réfléchi et sans complément d’objet). 

    • 986 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 21 mars 2025 dans Accords

    L’adjectif logiciel étant bien plus récent que le nom, sa définition semble encore assez floue. Si, comme vous le dites vous-même, il s’agit de « valider un logiciel », alors écrivez-le en toutes lettres : « Rapport de validation du logiciel ». Ce n’est pas la validation qui est elle-même logicielle, pas plus que le rapport.
    La tendance moderne à l’omission généralisée des prépositions est souvent source de confusions voire de contresens.

    PS sur les « adjectifs relationnels » : c’est le même mécanisme qui amène à qualifier « d’éleveurs bovins » de simples « éleveurs de bovins » ou des cardiologues de « médecins cardiaques » à qui l’on souhaite une longue vie. Les abus sont courants. À chacun de juger de la qualité du français ainsi pratiqué. 
    En lecture, un article détaillé sur cette question.
     

    • 6564 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 20 mars 2025 dans Question de langue

    La plupart des mots composés avec le préfixe e- (pour électronique, en général) ne sont pas francisés ou alors très mal. Le e se prononçant /i/ à l’anglaise et le mot cigarette étant le même en anglais, l’ensemble est clairement ressenti comme un mot encore étranger ce qui inhibe les habitudes françaises de liaison et d’élision. La solution à l’écrit est peut-être de traiter le mot comme étranger et de le graphier en italique : « sa e-cigarette » (sinon, « son e-cigarette »).
    Importer de manière brute des termes étrangers se fait en quelques jours, les intégrer proprement à une langue existante prend des années…. si cela se fait jamais.

    • 547 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 20 mars 2025 dans Conjugaison

    Apparemment (sur la base des reproductions publiques), c’est une coquille qui s’est diffusée faute de contrôle. Comme il s’agit de la correspondance privée de Breton, on ne sait à qui imputer l’erreur.
    Dieu merci, on trouve la forme correcte dans beaucoup de copies, comme ici, dans un large extrait cité par les premiers concernés, au musée de Saint-Cirq-Lapopie.
    Il faut toujours vérifier les citations que l’on fait, les erreurs sont hélas légion et se répandent plus vite que la mauvaise herbe…

    • 366 vues
    • 2 réponses
    • 1 votes
  • Grand maître Demandé le 20 mars 2025 dans Question de langue

    À la différence des 1re (me, nous) et 2e (te, vous) personnes, les pronoms personnels de la 3e personne  sont différents selon leur fonction :  le-la ou lui-leur selon leur rôle dans la phrase : lui et leur sont des contractions de « à il-à elle » et « à ils-à elles-à eux ».
    Il faut donc savoir si la construction demande un complément direct ou indirect, ce que vous pouvez retrouver avec un nom complet : « elle laisse Jacques reprendre son souffle » entraine « elle le laisse reprendre son souffle ».
    De la même manière on aurait : « elle donne à Jacques un cadeau » entrainerait « elle lui donne un cadeau ».

    Cette réponse a été acceptée par BBFolk. le 20 mars 2025 Vous avez gagné 15 points.

    • 1078 vues
    • 1 réponses
    • 0 votes