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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 7 avril 2025 dans Accords

    Je ne suis pas sûr de bien comprendre le sens de la phrase (qu’est-ce qu’un lieu qui inclut ?) mais sur un plan strictement grammatical le verbe inclure s’accorde avec son sujet un lieu.
    Pour le temps de conjugaison, vous avez le choix selon le contexte entre l’indicatif présent, le subjonctif présent et le conditionnel présent : 
    « Et si elles choisissaient un lieu qui les inclut (inclue, inclurait) dès le départ ? »
    Avec un verbe pour lequel on entend la différence : 
    « Et si elles choisissaient un gite qui prend (prenne, prendrait) les chiens ? »

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  • Grand maître Demandé le 7 avril 2025 dans Général

    Il est parfois difficile de trancher mais en l’espèce le mot est clairement utilisé comme nom commun. N’importe quel astre peut se retrouver en position d’être une lune d’un autre s’il gravite autour en restant visible (le mot lune est de la famille de luire). La majuscule (et l’article défini) n’apparait qu’avec la valeur absolue conférée par le contexte.

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  • Grand maître Demandé le 7 avril 2025 dans Général

    Au sens propre (visuel) comme au sens figuré (sémantique), les guillemets mettent leur contenu à distance du reste du texte. C’est une vision du narrateur, pas une donnée du récit lui-même. Dans un texte de fiction, un récit,  il est donc inutile d’y recourir, même à la première mention, si l’on est dans la réalité de l’action et non en position d’observateur.
    De plus, dans votre exemple, la majuscule marque déjà le nom propre du peuple et son autonomie conceptuelle. D’une manière générale, les guillemets font mauvais ménage avec les noms propres, quels qu’ils soient (patronymes, toponymes, chrononymes, etc.).

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  • Grand maître Demandé le 6 avril 2025 dans Général

    Que le mot en soit ici par nature  un pronom est incontestable. On peut néanmoins débattre de sa fonction et c’est sans doute ce qui vous trouble.
    En effet, lorsqu’aucun complément antécédent (nom, locution, proposition) n’est explicité, il est difficile voire impossible d’en faire une analyse. Il y a de nombreuses tournures dans lesquelles il est artificiel de chercher un antécédent : j’en ai bavé, j’en veux à quelqu’un, va-t’en, en avoir marre, etc.
    Comme dans certains verbes pronominaux (dits autonomes,. comme s’envoler, s’emparer), il devient alors un « mot outil » (terme de linguiste), neutre et sans autre rôle que d’infléchir le sens du verbe. Il arrive même qu’il finisse par se souder audit verbe (ex. : J’en rage est devenu J’enrage). Il y a des cas difficiles bien connus comme le verbe s’ensuivre encore parfois perçu à tort comme ayant une particule séparable.
    Il faut donc analyser de près les tournures et leur contexte d’emploi avant de se prononcer.
    Dans votre exemple, c’est une commodité grammaticale scolaire de dire que en représente un hypothétique « choses », béquille commode pour éviter une difficulté d’analyse. On pourrait très bien le supprimer sans inconvénient. Il n’a en fait qu’une fonction amplificatrice, non grammaticale.

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  • Grand maître Demandé le 5 avril 2025 dans Question de langue

    De la même manière qu’on parle depuis longtemps d’une artiste peintre plus que d’une peintresse ou même d’une peintre, vous pouvez mentionner une femme auteur, avec peut-être un parfum suranné.
    Pour les autres appellations, il semble que le terme autrice finisse par reprendre le dessus, en particulier dans le monde de l’édition qui l’utilise en masse.

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  • Grand maître Demandé le 3 avril 2025 dans Accords

    La préconisation de laisser au singulier les ingrédients vus comme une matière (thon, tomate, carotte) et de mettre au pluriel ceux considérés comme des unités dénombrables (algues, amandes) peut s’appliquer ici. C’est d’ailleurs ce que vous avez fait…

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  • Grand maître Demandé le 3 avril 2025 dans Question de langue

    J’aurais plutôt dit « elle trouva un ballon de football rouge en plastique » ou « elle trouva un ballon de football en plastique rouge ».  Il y a beaucoup de qualificatifs en peu de mots  ce qui provoque une gêne.
    On peut aussi utiliser la ponctuation pour mettre en relief certains éléments : « Elle trouva un ballon de football, rouge, en plastique. »

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  • Grand maître Demandé le 2 avril 2025 dans Général

    Question intéressante car de nombreux mots (verlan mais aussi largonji et autres langages codés) peuvent se glisser dans un texte. Il en va de même avec les néologismes, les mots empruntés bruts à une langue étrangère et les créations poétiques ou humoristiques.
    Le principes orthotypographiques classiques permettent de répondre de la manière suivante :
    – le rédacteur considère, dans le contexte donné, que le mot est lexicalisé : écriture en romain et accord classique : « Les tromés sont rares ce matin. »
    – le mot reste exotique : écriture en italique, accord et graphie selon la « langue » d’origine : « Il a fait son coup en loucedé » (en lousdé).
    Donc : « des robots de ouf » (langue familière) ou « des robots de ouf » (typographie soignée). Dans les deux cas, l’accord n’est pas nécessaire, on dirait normalement des « robots de fou » (= de folie).

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  • Grand maître Demandé le 2 avril 2025 dans Accords

    Malgré de très nombreuses entorses qu’on constate partout, le verbe utilisé ici est s’ensuivre et non le verbe suivre construit avec une préposition. Le préfixe en- est donc aussi inséparable qu’il l’est dans s’enfuir, s’envoler ou s’emparer. 
    Les formes correctes seraient donc par exemple : « S’ensuivirent quelques communications. » 
    Si l’on veut indiquer qu’une chose découle d’autre chose, il faut le marquer complémentairement avec la préposition en :  « Quelques communications s’en sont ensuivies. »

    Il existe de nombreuses analyses sur cette question. Voir par exemple le billet du linguiste Michel Francart.

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  • Grand maître Demandé le 1 avril 2025 dans Général

    Les chiffres, on l’oublie souvent, ne sont que des abréviations comme il en existe beaucoup en typographie. À ce titre, leur usage relève du bon gout même s’il existe quelques usages (et non règles) dans le domaine de l’édition littéraire classique.
    Pour résumer les innombrables cas de figure, on peut dire qu’on écrit par défaut en lettres et qu’on recourt aux chiffres pour : 
    –  les nombres très longs à écrire (souvent supérieurs à cent, d’où une norme qui circule souvent), particulièrement les dates ;
    –  la valeur strictement numérique (notamment avec des unités, surtout exprimées avec des symboles) permettant la comparaison visuelle rapide de plusieurs éléments ;
    – la fréquence : une mention isolée se fera en lettres, pour des éléments nombreux et répétitifs plutôt en chiffres ;
    – le genre littéraire : un roman ou un poème ne sont pas une étude scientifique ou un article de journal.
    C’est donc au rédacteur (ou à son correcteur) de faire le bon dosage, le seul impératif étant de rester ensuite cohérent sur l’ensemble d’un texte.

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