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Les formes fléchies des substantifs (notamment le féminin tiré de la forme générique dite « masculin ») ne s’utilisent que pour attribuer un sexe à une personne, pas à une fonction impersonnelle ou occasionnelle. La confusion régulière de ces deux notions linguistiques engendre souvent des erreurs.
Ainsi on dira que Colette était une autrice prolifique (on assimile la femme et l’auteur) mais que Colette fait partie des grands auteurs de son époque (le mot est ici le terme général social).
Le mot enfant a la même forme aux deux genres mais peut amener deux accords différents :
– Marie était une enfant turbulente (dans sa jeunesse, comme personne) ;
– Marie est restée l’enfant préféré de son père jusqu’à sa mort (rôle général de descendant, garçons et filles confondus).
Certains mots n’ont ainsi jamais été féminisés car la fonction a toujours eu le rôle principal. C’est le cas de témoin et de nombreux autres qui n’ont que la version masculine car le terme ne désigne pas une caractéristique « essentielle » de la personne.
Malgré la tendance moderne d’attribuer les deux genres à tous les mots, il convient de rester prudent dans les emplois. Ce raisonnement fonctionne bien entendu avec les mots féminins (sentinelle, vigie, vedette, etc.) pour des fonctions occupées par les deux sexes.- 524 vues
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Dans cette construction, l’adjectif sincère est attribut et se rapporte à la réalité impersonnelle de « il vaut mieux être ». Le complément est accessoire et ne change pas l’accord régulier au singulier.
L’accord interviendrait si un sujet était exprimé : « Je crois qu’il vaut mieux que les gens soient sincères les uns envers les autres. »- 407 vues
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Les deux sont possibles avec peu de différence de sens. On peut éventuellement changer l’ordre des mots afin de mieux faire ressortir le rattachement de l’adjectif : « Les masses souterraines d’eau, appelées nappes phréatiques, … »
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Il n’y a pas lieu de séparer le sujet du verbe par une virgule. Donc : « La bêtise n’est pas un point de vue. «
Deux présentations correctes mais qui peuvent tromper :
– Introduction d’une incise entre virgules ou parenthèses: « La bêtise, celle des autres, n’est pas un point de vue. «
– Reprise du sujet par un pronom démonstratif : « La bêtise, ce n’est pas un point de vue. «Cette réponse a été acceptée par TABOURI. le 11 novembre 2025 Vous avez gagné 15 points.
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Depuis sa création à la Révolution, la forme état civil semble s’écrire massivement sans majuscule et sans trait d’union. Il en va de même des composés (acte, officier, registre, statistiques, etc.).
Le nom état caractérise ici la situation des personnes et pas celle de l’État comme entité administrative centralisée. La majuscule n’est donc pas nécessaire.PS Je complète concernant la suppression de l’article. La formulation « de l’état civil » est nettement plus courante dans les documents que « d’état civil ». Celle-ci se rencontre néanmoins de plus en plus, même dans les documents officiels.
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Dans ma vie de correcteur j’ai croisé beaucoup de choses mais pas cette expression. Je ne trouve rien non plus avec des outils de recherche numérique. La construction est par ailleurs surprenante, comme s’il manquait des mots : Qui est le dresseur, qui est le fauve ?
Peut-être avez-vous rencontré des formes proches :
– Qui, du dresseur ou du fauve, est le plus à craindre ?
– Quid du dresseur et du fauve ? (qu’en est-il d’eux ?, que leur arrive-t-il ?)- 342 vues
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Une réponse tardive : bien que l’usage (commun et littéraire) semble nettement privilégier la construction indirecte à la troisième personne, on peut s’étonner que « quelque chose prenne à quelqu’un. » Comme l’expression est plutôt familière, cela a dû se développer en dehors des préconisations académiques. L’idée est bien qu’un sentiment, une émotion, un besoin s’empare de quelqu’un, le « prend » au sens presque propre, souvent contre son gré.
Cela explique que la construction directe se trouve aussi, même en littérature. On ne peut pas parler d’incorrection et les deux formes sont justifiables.
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On pointe un objet vers ou sur quelque chose mais dans une direction (la direction n’est pas l’objectif en soi). En toute rigueur, et en particulier à l’écrit, il faut donc réutiliser la même préposition dans si on met sous forme de pronom :
*Elle regarde dans la direction dans laquelle l’homme pointe du (le) doigt. »
Force est de reconnaitre que la langue courante rechigne à répéter la préposition. Dans ce cas où peut être acceptable comme pis-aller. Elle est en tout cas plus correcte que que. On ne pointe pas une direction.- 428 vues
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L’accord avec ni est similaire à celui employé avec ou dont il est l’inverse.
Par défaut, si les deux sujets peuvent faire l’action (solution inclusive), on met le verbe au pluriel. Si un seul le peut, le verbe reste au singulier (solution exclusive).
– Ni son père ni sa mère ne se sont un jour positionnés… (les deux auraient pu le faire) ;
– Ni son père ni sa mère ne sera élu président de la commission… (un seul peut l’être).- 368 vues
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La B.D.L. canadienne est très estimable mais souvent incompatible avec les habitudes typographiques françaises. Sur ces sujets spécifiques (espaces, majuscules, ponctuation, abréviations, etc.) elle est inféodée aux mœurs éditoriales anglo-saxonnes et il faut éviter d’y recourir.
La virgule devant mais, ou, donc se rencontre en effet en français « de France » lorsqu’on les utilise en opposition, en particulier pour de longs segments de phrase. Mais cela doit rester un cas marginal même si on ne peut que constater une prolifération dans les médias qui influencent à la longue les lecteurs. Vos exemples prouvent que cette dérive entraine vers une « surponctuation » que je constate aussi comme correcteur dans les écrits littéraires.- 988 vues
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