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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 17 juillet 2025 dans Général

    Le sens spécifique de « personne avec qui l’on a des relations plus qu’amicales » est assez récent (fin du XXe siècle).
    Les dictionnaires courants (Ex. Le Robert) ne semblent donc pas encore avoir pris en compte sa spécificité par rapport à des usages classiques. On disait autrefois « mon petit ami » à une personne pour manifester son affection sans connotation particulière.
    On constate en revanche une évolution et la tournure s’écrit de plus en plus avec un trait d’union de nom composé afin de marquer la spécificité de ce sens. À défaut d’être dans un dictionnaire, cette pratique est typographiquement légitime et finira sans doute par s’imposer comme cela a été le cas pour de nombreux noms composés dans le passé (cf. petit-fils, petit-lait, petit-four, etc.).

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  • Grand maître Demandé le 16 juillet 2025 dans Général

    Le fait de poster un commentaire à une réponse déjà donnée suppose d’avoir acquis un minimum de 40 points. (voir la page Les badges en haut à gauche de la page).
    En attendant, vous devez procéder par des simples réponses en précisant à qui vous vous adressez.

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  • Grand maître Demandé le 16 juillet 2025 dans Général

    En typographie contemporaine (ne pas s’inspirer des graphies anciennes), il n’y a à ma connaissance qu’un seul principe qui permet d’affecter les majuscules à quelque mot que ce soit : c’est le principe valeur absolue-valeur relative. Il hiérarchise en fait tous les autres « sous-principes » que l’on trouve de manière désordonnée dans différentes sources qui ne traitent que de cas particuliers.
    Donc, la majuscule s’affecte si le mot (ou groupe homogène de mots) a une valeur absolue, c’est-à-dire s’il caractérise une réalité unique parfaitement définie dans le contexte : nom de personne (patronyme, surnom), de lieu (toponyme), d’évènement (chrononyme), d’organisation (raison sociale, organisme enregistrés) ou d’autres. Dès lors qu’il est relativisé par un complément qui le réduit, il reste un nom commun.
    Ici, l’appellation « Commission des phares » est auto-suffisante dans son contexte (cf. Wikipédia) et c’est donc un « nom propre ». Une « commission des finances » ne l’est pas car on doit préciser (au moins une fois) de quoi il s’agit : de celle de l’Assemblée nationale, de la mairie de X  ou de n’importe quelle autre association ou syndicat. 
    NB Dans un groupe de mots, il est en général superflu d’accumuler les majuscules. Si le premier mot est majusculé, les autres noms communs restent avec minuscule initiale.

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  • Grand maître Demandé le 16 juillet 2025 dans Général

    Règle générale : lorsque le verbe concerné est impersonnel, il est n’est pas logique d’employer un pronom relatif personnel à la place de que suivi de il. Étant donné la similarité de prononciation, la confusion est fréquente mais il vaut mieux l’éviter à l’écrit.
    Donc :
    Il pleut donne Est-ce qu’il pleut ? (et non est-ce qui pleut ?)
    Il se passe quelque chose donne Qu’est ce qu’il se passe ?  (et non Qu’est-ce qui se passe ?)
    Dans ce dernier exemple, il est tortueux d’imaginer que le qui remplacerait un complément déterminé. Dans ce cas-là, on emploie une autre tournure plus précise : Quel évènement se passe-t-il à Paris en ce moment ?
    Bien entendu, si le verbe n’est pas impersonnel, on utilise le pronom relatif normalement :  Les répressions suivent les révoltes. Mais qu’est-ce qui suit les répressions ? 

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  • Grand maître Demandé le 14 juillet 2025 dans Accords

    La phrase est mal ponctuée et cela crée le doute.  Il faut choisir entre :
    A. Deux sujets cumulés (sans incise) :
    – « Pourtant, l’épicurisme comme le stoïcisme nous apprennent … »
    B. Un sujet accompagné d’une incise amovible et neutre pour l’accord :
    – « Pourtant, l’épicurisme (comme le stoïcisme) nous apprend … »
    – « Pourtant, l’épicurisme, comme le stoïcisme, nous apprend … »
    – « Pourtant, l’épicurisme – comme le stoïcisme – nous apprend … »

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  • Grand maître Demandé le 13 juillet 2025 dans Conjugaison

    Comme expliqué dans les autres réponses, les deux modes (indicatif ou subjonctif) peuvent se concevoir.
    Il ne faut en oublier pour autant d’accorder le verbe de préférence avec le pronom sujet, même si l’usage et certains grammairiens, dont Grevisse, se montrent très tolérants  à cet égard :
    – Nous sommes les seuls (ceux, quelques-uns) qui avons travaillé dur ;
    – Vous êtes  les seuls qui avez (ayez) travaillé dur ;
    Donc :
    – Tu es le seul qui as (aies) travaillé dur.
    NB Idem avec le premier, le dernier, l’unique.

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  • Grand maître Demandé le 12 juillet 2025 dans Général

    Un mot n’est jamais correct dans l’absolu, mais par rapport à un ou des critères : l’étymologie, la cohérence graphie-prononciation, les habitudes d’un milieu social, le sens communément accepté par une population, etc.
    Il apparait et disparait chaque jour des dizaines de mots et cela s’accroit avec la fracturation sociale résultant de la prolifération électronique de communautés de tout les natures (politique, technique, culturelle, religieuse,  médiatique) qui parlent leur jargon mais oublient de se faire comprendre des autres. 
    Un dictionnaire imprimé de français usuel (Larousse, Le Robert) compte environ 60 000 entrées, le Wiktionnaire, qui enregistre presque tout dépasse le million. Entre les deux, que doit-on penser ? Beau sujet de réflexion sur la plage…

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  • Grand maître Demandé le 11 juillet 2025 dans Accords

    Les deux réponses déjà fournies sont d’accord sur un point : le verbe s’arroger est une anomalie grammaticale. Mais elles diffèrent sur la manière d’accorder. Il s’agit en fait d’un archaïsme médiéval qui n’a pas été évacué par cinq siècles de pratique et de normalisation de la langue. Inutile ici d’entrer dans les détails historiques.
    Comme le rappelle l’Académie, l’accord se fait de nos jours comme pour un verbe transitif (participe passé avec le C.O.D. antéposé) bien que le verbe soit de nature essentiellement pronominale : 
    – elle s’est arrogé tous les pouvoirs, les pouvoirs qu’elle s’est arrogés.

    NB S‘arroger n’est pas le seul cas de cet acabit. Le verbe (s)’approprier a subi une évolution sémantique surprenante avec deux constructions différentes. Il signifie en effet de nos jours à la fois :
    – rendre propre à quelque chose, adapter : il a approprié les moyens au problème.
    – prendre à son compte, en pleine propriété :  L’invention de M. Trouvetout qu’il s’est appropriée . Là aussi, le verbe essentiellement pronominal se comporte comme un verbe transitif. 

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  • Grand maître Demandé le 11 juillet 2025 dans Question de langue

    Il semble plus logique, comme vous l’avez fait, de laisser votre incise entre parenthèses après les points de suspension qui sinon se trouvent relégués trop loin et perdent tout effet. D’une manière générale, je n’insèrerais pas d’incise juste avant un signe de ponctuation expressif (point d’exclamation ou d’interrogation, voire un deux-points).

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  • Grand maître Demandé le 11 juillet 2025 dans Question de langue

    La préposition chez devant un  nom de personne ou un pronom est très courante.  Il peut y avoir d’autres constructions (en, pour) mais celle-ci est parfaitement légitime dans votre exemple.
    Ci-après, quelques extraits littéraires cités par le Trésor de la langue française :
    – Voilà de ces aisances, chez elle naturelles, rondes, familières et charmantes. (E. et J. de Goncourt)
    – … c’est, chez monsieur le directeur, une innocente manie d’abattre, de temps en temps, un élève récalcitrant du revers de la main . (Jules Renard)
    – C’est que chez elle le grand l’emportait encore sur le petit : la fierté, la noble ambition marchait chez elle avant l’avarice. (Las Cases)
    – Les locataires arrivèrent insensiblement à taxer de folie une foule de choses observées chez monsieur d’Espard, (Balzac)
    – l’expérience de la triste réalité a diminué chez elle le pouvoir de la cristallisation, la méfiance a coupé les ailes à l’imagination. (Stendhal)
    – un de ces feux follets de l’âme brilla chez madame Évangélista pendant les somnolescences de son réveil. (Balzac)

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