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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 12 juin 2025 dans Général

    La majuscule à Homme pour désigner l’ensemble du genre humain (passé, présent et à venir) est un classique qui ne pose pas de problème sauf pour quelques idéologues professionnels.
    Si vous vous sentez gêné, vous pouvez toujours employer une autre forme comme être humain,. Personnellement, eu égard à l’histoire connue de nos différentes espèces sur cette planète, il est fréquent que j’emploie le terme Sapiens qui est plus précis. Il exonère au passage nos lointains cousins de Néandertal et des quatre autres  espèces recensées de  réflexions qui ne les concernent aucunement.

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  • Grand maître Demandé le 10 juin 2025 dans Général

    Il faut essayer de soumettre des phrases complètes car de simples bouts ne permettent pas des réponses éclairées.
    On ne voit pas à quoi se rapporte coupé car on n’a pas la suite de la phrase. Pris isolément, « un morceau de jambe coupé(e) » sonne étrangement car « un morceau de jambe » suffirait.
    En revanche, on écrira « un morceau de jambe coupé à vif » ou « coupé à la hache » si l’on évoque la manière dont le morceau  a été séparé du reste de la jambe.
    Mais on dira « un morceau de la jambe coupée retrouvée dans la valise » si l’on a pris un morceau dans un autre morceau.

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  • Grand maître Demandé le 10 juin 2025 dans Général

    Afin d’éviter les ambigüités, on rapproche le plus possible un adjectif ou participe du nom auquel il se rapporte. Donc, ici, on parlera de la présence attestée de sang (il y  a des preuves de cette présence).
    En revanche , le second qualificatif semble étranger à cela car l’analyse se passe ailleurs ou à un autre moment.  On ne saisit pas le rapport entre les deux. Il faudrait voir la phrase entière pour se prononcer mais il faut sans doute envisager une autre formulation.

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  • Grand maître Demandé le 9 juin 2025 dans Général

    On attend la réponse à une question (à des questions, aux questions). Il n’y a pas de « réponse d’une question » qui justifierait l’emploi de dont.
    On peut en revanche préférer l’usage du pluriel pour le complément : « C’est une des questions auxquelles ils attendent des réponses. »
    En variante : « C’est une des questions pour lesquelles ils attendent une réponse (des réponses). »

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  • Grand maître Demandé le 8 juin 2025 dans Question de langue

    En anglais et en allemand les adjectifs qualificatifs sont quasiment toujours placés avant le nom. En français, la place derrière n’intervient que « le plus souvent » car il existe de nombreuses raisons  pour inverser : historique des tournures, longueur des adjectifs (les adjectifs monosyllabiques repassent souvent devant, comme beau, bref, court, etc.), construction de la phrase, On peut ajouter à cette liste le cas spécifique des changements de sens d’un même adjectif selon sa position. Cela a été étudié, montrant qu’on passe souvent du sens propre après le nom (une affirmation certaine, un homme grand) au sens figuré avant (une certaine affirmation, un grand homme). Dans vos exemples, une guerre drôle n’a pas le même sens qu’une drôle de guerre.
    Malgré ces flottements, l’usage hésite en général peu sur la place mais cela relève des idiomatismes ou de la stylistique, pas de la grammaire.

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  • Grand maître Demandé le 8 juin 2025 dans Accords

    Dans cette expression familière, il est assez difficile de caractériser la mot nickel (ou nickel-chrome). Le nom du métal (ou de l’alliage) est utilisé comme un adjectif pour signifier impeccable, parfait mais il reste un substantif qui ne sert que de repère pour la comparaison. Le dépôt d’un film de nickel et de chrome a permis au début du XXe siècle de fabriquer des articles en laiton avec un poli de surface irréprochable. 
    À ce titre, on peut le rapprocher des noms employés comme adjectifs de couleur et ne pas l’accorder : les toilettes sont nickel, sont nickel-chrome (ont l’aspect brillant des objets traités avec ces métaux).

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  • Grand maître Demandé le 7 juin 2025 dans Question de langue

    Le malaise provoqué par la phrase en exemple ne vient pas de l’usage incontesté et incontestable de la locution de quoi + verbe à l’infinitif qui est courante et correcte : il n’y a pas de quoi rire, il y a de quoi réfléchir, etc. On pourrait la remplacer par matière à+ verbe.
    Mais, habituellement, ces verbes s’emploient intransitivement ou alors le complément est déjà exprimé (il y a de quoi se faire du souci). Or dans l’exemple ce n’est pas le cas car se mettre sous la dent exige un complément qui ne figure pas. Il faut donc le réintroduire  : « Voilà de quoi se mettre quelque chose sous la dent. »

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  • Grand maître Demandé le 6 juin 2025 dans Conjugaison

    Voilà une occasion de rappeler un principe ancien mais un peu oublié relatif à l’ordre des personnes dans une énumération. On cite les personnes dans l’ordre inverse de la conjugaison, donc de la troisième à la première, que ce soit au singulier comme au pluriel.  On accorde ainsi facilement le verbe qui suit avec le dernier sujet cité. Par défaut, en français, le ou est inclusif et appelle donc un pluriel  pour le verbe :
    – Tes amis (3e) et toi (2e) pourrez (2e) aider ;
    – Toi (2e) ou moi (1re) pourrons (1re) alors intervenir ;
    – Eux (3e) ou moi (1re) pourrons (1re) vous aider.
    – Tes potes (3e), ta pomme (2e) et bibi (1re) pourrions (1re) faire un casse contre le distributeur de pizzas.
    Cela permet de gérer simplement tous les cas de figure.
    NB Si on veut spécifier un ou exclusif, il faut le faire ressortir par une locution exclusive comme ou… ou… , soit… soit…

     

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  • Grand maître Demandé le 5 juin 2025 dans Question de langue

    Je pense que vous voulez dire « un texte écrit en capitales » (il n’y a alors par définition  plus de « majuscule », de lettre plus grande que les autres).
    Sinon oui, le mot s’écrit comme tout autre mot, dans un titre par exemple : « PROJET VOLTAIRE : LE B.A.-BA DES ALPHABÈTES »
    En l’absence de large consensus sur la graphie exacte de ce mot atypique, on peut choisir de mettre un trait d’union (caractéristique  des noms composés) et de pas ajouter de marque du pluriel (qui détruit la logique même du mot). Il n’y a d’ailleurs pas d’emploi courant du pluriel (les rudiments font bien mieux l’affaire). En cas de doute persistant, on peut aussi recourir à l’italique, indicateur des mots mal lexicalisés. 

    Cette réponse a été acceptée par Cocojade. le 6 juin 2025 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 5 juin 2025 dans Accords

    Vous avez raison mais cet exemple est assez curieux.
    En effet, l’édition originale de Splendeurs et misères des courtisanes ne comportait pas cette erreur. On la trouve en revanche dans les éditions postérieures et en particulier dans celles qui circulent de nos jours. C’est un cas rare (mais pas unique) de dégradation due aux rééditions. Depuis un certain temps de toute façon, personne ne relit plus les classiques et l’on trouve encore des bourdes éditoriales anciennes qui continuent de faire tiquer tout le monde.

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