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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 22 janvier 2026 dans Accords

    D’une manière générale (il peut y avoir des cas complexes), lorsque le mot litigieux est suivi d’un complément (direct ou  circonstanciel), c’est qu’il s’agit d’un participe présent. L’adjectif est souvent « auto-suffisant » et n’appelle pas de complément.
    Les exemples donnés par Joëlle dans sas réponse le montrent de manière simple mais on peut multiplier à l’infini. La difficulté peut venir de compléments liés au verbe qui se trouvent, accidentellement, placés après l’adjectif mais il est facile de vérifier qu’ils pourraient se trouver ailleurs. Ce n’est pas le cas dans votre exemple :
    Il fronça légèrement les sourcils, ses grands yeux noirs brillant sous la lueur du feu.
    Le complément « sous la lueur du feu » est bien rattaché à briller et ne peut pas être ôté. Il n’y a pas à accorder.

    NB L’identification n’a pas des conséquences que sur l’accord mais aussi sur le radical dans le cas des verbes en -quer et -guer :
    – Les personnels navigants… (adjectif) ;
    – Les personnels naviguant sur les longs courriers… (participe présent). 

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  • Grand maître Demandé le 19 janvier 2026 dans Conjugaison

    Le pronom est ici complément d’objet de découvrir et non de faire. Ce dernier est un semi-auxiliaire (il « aide » à préciser l’infinitif qui suit) et ne s’accorde pas. Le cas est identique avec laisser.
    Donc :
    « Cette belle histoire, ils nous l’ont fait découvrir autrefois. »
    « Cette belle histoire, ils nous l’ont laissé découvrir. »

     

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  • Grand maître Demandé le 19 janvier 2026 dans Conjugaison

    Des éléments isolés comme « Marie », « Marie à son piano » « Marie participant à son concours de piano » ne sont pas de vraies « phrases » et ne comportent pas d’élément temporel. Vous êtes donc libre d’employer le temps qui vous semble le plus parlant  (notamment par rapport à d’autres légendes du même album) : Elle a fini, finit (passé simple), finira (futur conclusif) deuxième.

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  • Grand maître Demandé le 14 janvier 2026 dans Général

    Comme je l’explique dans ma réponse à la question précédente, il faut faire attention à la confusion entre un nom de couleur et l’objet physique qui l’a engendré.
    Si l’on parle du pigment minéral, comme dans votre exemple, il s’agit bien de diluer de la « terre de Sienne » (ville de Toscane), ce que faisaient couramment les peintres qui préparaient jadis leurs pigments.
    Si l’on parle de la teinte correspondante (jaune brun) en apposition adjectivale, c’est « terre de Sienne » mais le genre ne s’exprime jamais : un aplat terre de Sienne. C’est largement répandu ainsi, par métonymie avec le pigment. 
    Si c’est le substantif isolé, il est normalement masculin, avec trait d’union et sans majuscule. C’est la norme typographique  : « Le terre-de-sienne donne beaucoup de chaleur aux paysages. » Cette règle n’est pas respectée dans les rares exemples que j’ai pu trouver. Ce problème se retrouve pour une dizaine de noms de couleurs assez rares (gorge-de-pigeon, feuille-morte, cuisse-de-nymphe, etc.), dont le nom a été fixé par des artistes avant de passer bien plus tard dans les dictionnaires.

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  • Grand maître Demandé le 14 janvier 2026 dans Accords

    Utilisés comme substantifs, les noms de couleurs s’accordent normalement. Cela est valable pour les couleurs « pures » (tirées de l’adjectif) comme pour les noms d’objets utilisés pour leur teinte particulière : des bleus clairs, des oranges intenses, des marrons foncés. 
    Dans le second cas, il faut faire attention à d’éventuels « effets secondaires », voire humoristiques, dus à l’identité entre l’objet lui-même et la couleur : des citrons légers , des caramels mous,  des fuchsias défraichis, etc.  
    À noter aussi que, contrairement à l’objet, le nom de la couleur est normalement masculin : la brique donne le brique, une émeraude devient un émeraude.
    À signaler aussi que le trait d’union est de rigueur dans les noms composés même s’il est parfois négligé dans un usage adjectival : le lie-de-vin, le vert-de-gris, un poil-de-carotte nuancé, le café-au-lait de ses yeux. 

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  • Grand maître Demandé le 12 janvier 2026 dans Général

    On apprenait jadis, dans les cours de stylistique, que les incises de dialogue doivent se faire discrètes. Elles doivent même se limiter en nombre au strict nécessaire, la ponctuation (notamment les tirets de changement d’interlocuteur) suffisant souvent à donner les indications. La priorité est donnée au contenu de ce qui est dit, les annotations sur la manière étant éventuellement repoussées en fin de phrase ou de réplique. Mais ce n’est que de la stylistique, cadet des soucis de nombre d’auteurs contemporains. 
    Toujours est-il que l’exemple donné illustre bien les dégâts de ces incises superflues, voire redondantes (inutile par exemple de préciser qu’elle proteste si le contenu le montre déjà). Longue et encombrante, elle pollue toute la phrase. À supposer qu’elle soit utile, elle aurait été mieux placée ailleurs comme le suggère Tania dans sa réponse.

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  • Grand maître Demandé le 11 janvier 2026 dans Question de langue

    Comme correcteur professionnel, je suis étonné que l’éditeur (Éditions de Minuit) ait laissé passer autant d’approximations, de surcroit pour un ouvrage distingué par le prix Goncourt. Il me semble avoir vu passer d’autres remarques à ce sujet sur des sites spécialisés.
    Ci-dessous, ce que j’aurais proposé :
    « Une  langue qui n’a plus de natale que le nom » (essayez un autre adjectif, c’est clair) ;
    « Par tous ceux-là qui fuient, tête baissée, la nuque rougie » (le singulier est naturel, le pluriel une hypercorrection) ;
    « Comme si tous ceux qui les avaient repoussés l’avaient fait pour rien  » (négation ici indue) ;
    « Lui comme les autres ignoraient… » (le singulier serait justifié en cas d’incise de ‘comme les autres’).

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  • Grand maître Demandé le 10 janvier 2026 dans Question de langue

    On peut se demander si une distinction entre pronoms (ou d’autres mots) toniques ou atones (le contraire) est réellement fondée. En effet, le français est une langue dans laquelle l’accent tonique se déplace régulièrement en fonction de la syntaxe, ce qui la différencie de nombreuses autres langues, même européennes.
    Le sujet est assez technique mais cela explique que la plupart des mots ne peuvent recevoir d’appellation fixe même s’ils ont parfois une prédisposition à être l’un ou l’autre comme l’explique Tara dans sa réponse. Dans une expression comme « à tu et à toi », le tu devient tonique. Dans la langue courante, il est fréquent d’accentuer un pronom dit « atone » pour le faire ressortir. En fait, il s’agit finalement d’une classification assez sommaire  sans grand intérêt.

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  • Grand maître Demandé le 9 janvier 2026 dans Accords

    Comme souvent, le complément sans article au singulier a été nettement plus fréquent dans la  littérature. Le pluriel n’a rien de spécifiquement littéraire et Victor Hugo lui-même a employé les deux*. Mais comme le pluriel est grammaticalement correct et inaudible, on constate une expansion de son usage, ici sans doute à cause de l’expression « les lauriers (de la gloire) ». Vous pouvez donc suivre ce qui vous semble le plus logique…

    * Dans les Misérables : « Elle y avait trouvé la pièce d’or. Ce n’était pas un napoléon, c’était une de ces pièces de vingt francs toutes neuves de la Restauration sur l’effigie desquelles la petite queue prussienne avait remplacé la couronne de laurier. » (cité par le C.N.R.T.L., article pièce)

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  • Grand maître Demandé le 9 janvier 2026 dans Accords

    On a du mal à imaginer un pluriel ici, même si les futures mères attendent des triplés. De la même manière, on écrirait au singulier elles sont en colère, en état de choc, en attente du résultat. Il s’agit d’un état, d’une notion non dénombrable.

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