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  • Grand maître Demandé le 7 août 2025 dans Question de langue

    Votre souci de vérification est louable.
    Avant de se lancer dans de multiples ouvrages « dérivés » (ceux des grammairiens ou autres vulgarisateurs), il est toujours bon de faire un passage dans le TLF-CNRTL, monumentale synthèse des sources lexicographiques qui englobe la plupart des analyses réalisées jusqu’en 2008. En version imprimée, la référence en matière étymologique reste le Dictionnaire historique de la langue française, supervisée jusqu’à sa mort par Alain Rey chez Le Robert. 
    Concernant le mot contrôle : pour résumer, il s’agit bien  en français médiéval  d’un contre-rôle, d’un document (rôle, rouleau) permettant de vérifier une conformité.  
    Comme l’expliquent les dictionnaires étymologiques britanniques, le mot est passé avec ce sens en anglais au XVe siècle avant de rapidement glisser vers la notion d’exercer un pouvoir, de maitriser, sens qu’il a conservé jusqu’à nos jours et qui influence désormais le français. Cet usage semble remonter à Pascal au XVIIe siècle mais l’influence technologique anglo-saxonne l’a puissamment amplifié.
    NB Pour les emplois techniques, France Terme propose  régulièrement des équivalents français aux tournures anglaises (voir liste dans la note de l’Académie française). 
    ———–

    control (v.)
    early 15c., countrollen, « check the accuracy of, verify; regulate, » from Anglo-French contreroller « exert authority, » from Medieval Latin contrarotulus « a counter, register, » from Latin contra « against » (see contra) + rotulus, diminutive of rota « wheel » (see roll (n.)). The word apparently comes from a medieval method of checking accounts by a duplicate register.
    Un contrerollour qui doit contre roller au tresorere de la garderobe toutz lez receitez. [Household ordinances of Edward II, c. 1310]

    The sense of « dominate, direct, exercise control over » is from mid-15c. Control group in scientific experiments is attested from 1952 (from a sense of control attested by 1875).

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  • Grand maître Demandé le 7 août 2025 dans Question de langue

    Les trois tournures sont acceptables.
    En fait, on paye le solde (si négatif) du compte personnel ouvert avec le service du fisc concernant l’impôt sur les revenus. On peut ou non personnaliser (le solde, mon solde).

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  • Grand maître Demandé le 6 août 2025 dans Accords

    Il n’y a pas ici de fonction syntaxique de la virgule qui peut ou non être insérée, transformant la dernière partie en incise amovible. Il faut tordre la phrase pour rapprocher enveloppé de elle.
    Sinon, il faudrait organiser la phrase autrement, la proximité des éléments jouant souvent un rôle déterminant pour la compréhension de leurs relations. Par exemple :
    – Enveloppé dans son peignoir, son père le tenait contre lui. 
    – Son père, enveloppé dans son peignoir, le tenait contre lui. 

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  • Grand maître Demandé le 6 août 2025 dans Question de langue

    Les mots, ici noms propres ou communs, sont homophones si la prononciation est strictement la même dans une langue donnée. A priori, les quatre exemples donnés sont donc bien des paires homophones en français. La seule exception serait Ravy s’il s’agit d’un patronyme anglais ce qui change la prononciation (cf. Henri et Henry).
    D’une manière générale, il est fréquent d’avoir affaire seulement à des quasi-homophones car la prononciation peut légèrement différer selon le milieu social,  l’époque ou le lieu.

    Cette réponse a été acceptée par Cocojade. le 6 août 2025 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 5 août 2025 dans Question de langue

    La bonne construction est bien  : « Ils n’avaient pas de biens dont se soucier. »
    Sous une autre forme qui ne fait pas apparaitre de partitif : « Ils n’avaient pas leurs enfants dont se soucier. »
    L’ordre des mots joue un rôle et peut en effet semer le doute puisqu’on dirait : « Ils n’avaient pas à se soucier de biens matériels. » Mais « se soucier » n’a pas la même fonction dans les deux cas.

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  • Grand maître Demandé le 5 août 2025 dans Accords

    Le mot échu se rapporte à créance et se met donc au féminin.
    La locution « à titre » est ici superflue voire inappropriée.
    Au total : Une créance chirographaire échue.

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  • Grand maître Demandé le 5 août 2025 dans Général

    En complément de l’explication donnée par Tara dans sa réponse, vous pouvez consulter ICI les associations les plus courantes de nonobstant avec un complément (toutes publications depuis deux siècles)
    On vérifie qu’il est utilisé essentiellement avec des termes juridiques. Employer un tel archaïsme hors de son contexte est donc périlleux, sauf volonté manifeste de faire de l’humour. Sinon cela risque fort de passer pour de l’ignorance voire de la pédanterie.

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  • Grand maître Demandé le 4 août 2025 dans Question de langue

    La souscription est relative à un contrat et manifeste par écrit votre accord. D’où l’expression figurée « je souscris à ce que vous dites ».
    La cotisation est la somme que vous versez, en général périodiquement, pour obtenir une prestation continue (abonnement, etc.) ou être adhérent (association, etc.). Les appellations peuvent varier selon les entreprises (prime dans les assurances, forfait pour les opérateurs de téléphonie, abonnement à une revue ou un théâtre).
    Pour les noms de marque, il n’y a pas beaucoup de contraintes. À l’écrit, il est mieux d’utiliser une préposition (à, chez, auprès de) mais la langue courante fait souvent l’omission.

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  • Grand maître Demandé le 4 août 2025 dans Accords

    La phrase est modifiée par le deux-points qui « casse » le lien existant naturellement entre votre pratique artistique et les éléments de comparaison qui s’y rapportent.
    Sous cette forme spécifique, ce sont ces derniers qui reprennent le commandement du verbe et les différents sujets s’additionnent pour le pluriel.
    L’autre option pourrait se concevoir en cas d’une simple virgule, l’accord s’alignant alors en général sur le premier terme de l’énumération (le pronom c’ ), les suivants n’étant dès lors que des variantes en incise et non des sujets cumulés.

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  • Grand maître Demandé le 2 août 2025 dans Question de langue

    Comme ses synonymes directs reprendre, réprimander ou morigéner, tancer suppose un contenu verbal aux reproches que l’on adresse à quelqu’un. On tance quelqu’un de manière absolue (sans complément) ou pour quelque raison mais pas simplement du doigt ou du nez. C’était en tout cas l’usage jusqu’à nos jours mais que ne voit-on pas dans les textes modernes que personne ne semble relire…

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