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Les dictionnaires ne sont pas d’une grande aide pour ce genre de question.
Lorsqu’aucun déterminant particulier n’accompagne un complément de nom, la solution par défaut est souvent le singulier, même si le pluriel n’est pas grammaticalement incorrect.
Le pluriel a vocation à se manifester lorsqu’un élément supplémentaire le requiert :
– Une agence de voyage (générique) ;
– Une agence de voyages exotiques. (restrictif) ;
– Des photos de voyage (générique) ;
– Des photos de mes voyages, des voyages de ma fille, de voyages lointains.
Comme les linguistes le savent bien, le pluriel n’est qu’une flexion occasionnelle du nombre de base, le singulier. C’est pour cela qu’on entend si peu les pluriels de noms dans la langue orale (seulement les noms en –al ou –ail, par exception historique). Il appartient aux autres éléments de la phrase de le faire percevoir et comprendre.- 621 vues
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Il y a en effet un souci : on ne comprend pas ce que la phrase veut dire. Il manque des mots.
Par déduction, on peut deviner l’idée et proposer deux formulations :
– « Cette femme n’est pas de celles que l’on maîtrise. » (on ne maitrise pas cette catégorie de femmes)
– « Cette femme n’est pas d’une nature que l’on maîtrise. » (on ne maitrise pas le comportement de cette femme-là)- 281 vues
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Instaurée par l’Académie française en 1990, la norme d’accord de tous les noms composés est désormais entrée pleinement en vigueur : c’est ce qui est enseigné dans les écoles, pratiqué dans l’Administration et pour les concours, utilisé par les correcteurs (dont je fais partie).
On laisse donc au singulier les composants d’un nom composé singulier et on met au pluriel les éléments qui s’accordent pour un nom au pluriel. On ne se préoccupe donc plus d’estimer ce qui pourrait ou non être accordé, c’est le nom composé global qui prime.
Pour votre exemple : un après-midi, des après-midis (même si le singulier reste toléré pour les anciennes générations).- 258 vues
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Ce n’est pas le correcteur de la vieille école que je suis qui vous dira le contraire. Quelques rares grands journaux maintiennent une tradition d’exemplarité pour les questions de langue mais le recul est généralisé partout ailleurs. Votre exemple est éloquent et on peut y ajouter la disparition des pronoms de rappel dans les interrogations (matraquée par les chaines d’information en continu), les ambigüités syntaxiques, les phrases sans verbe, l’abus d’adjectifs relationnels, l’appauvrissement du vocabulaire et… je m’arrête là.
Je pense qu’il est inutile d’épiloguer sur les causes et sur les conséquences, mais il est à craindre que le manque de rigueur dans l’écriture ne soit que le reflet de celui dans la pensée.Cette réponse a été acceptée par Steph_Vct. le 10 février 2026 Vous avez gagné 15 points.
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Les liens fournis dans la réponse du contributeur que vous citez ne sont pas fondés (Gymglish) ou accessibles (Forum littéraire). Mieux vaut se fier à la logique.
La forme normale de la préposition est jusque et c’est celle qui prévaut par défaut :
– Jusque tard dans la nuit, jusque chez moi, jusque dans la rue, etc.
L’ élision se produit logiquement dans les deux cas suivants :
– devant la voyelle initiale du mot introduit : jusqu’assez tard, jusqu’avant la fête, jusqu’ici, jusqu’alors etc.
– devant la préposition à si celle-ci est rendue nécessaire par la syntaxe : jusqu’à minuit, jusqu’à la nuit, jusqu’à ce que mort s’ensuive, etc.
La forme jusqu’à tard n’est pas acceptable puisque la préposition à ne s’emploie pas devant un adverbe isolé (on ne travaille pas à tard ni à très tard).- 553 vues
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En effet, la correction a sans doute été trop rapide. Le pronom on s’utilise aussi bien de manière impersonnelle que pour remplacer un groupe de personnes identifiées :
– Aux Galeries J’Farfouille, on en a en général pour son argent.
– On en veut pour notre argent, dirent les spectateurs en colère.- 275 vues
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Sur un plan strictement grammatical, les deux constructions sont correctes.
La suppression de l’article est indéniablement plus littéraire et dans votre exemple elle offre une variation intéressante sur les vers précédents.
NB Au premier vers, l’usage du passé simple (j’essayai) contraste avec l’imparfait employé par la suite. C’est un point à vérifier.- 424 vues
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Pris isolément, tel s’accorde avec le (ou les) nom qui suit : « Tels des ultrasons, les hirondelles s’envolaient. », « Telles des flèches, les hirondelles s’envolaient. ».
C’est lorsqu’il est pris dans la locution tel que qu’il s’accorde avec le nom qui précède.
La règle est bien détaillée dans cet article du Projet Voltaire.- 334 vues
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Deux constructions sont possibles :
– Ce ne sont que des gens tombés dans l’oubli, à qui on a volé leurs idées : construit sur voler quelque chose à quelqu’un . On aurait pu leur voler n’importe quoi, l’accent est mis sur la personne ;
– Ce ne sont que des gens tombés dans l’oubli, dont on a volé les idées : construit sur voler quelque chose appartenant à quelqu’un ; l’accent est mis sur l’appartenance de l’objet volé à ces personnes. Dans ce cas, en effet, l’adjectif possessif serait redondant avec dont.- 307 vues
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D’une manière générale les conjonctions de coordination ne sont pas précédées d’une virgule lorsqu’elles unissent des éléments de même nature (comme dans votre exemple trois verbes enchainés).
La virgule peut en revanche apparaitre s’il y a une disjonction entre deux éléments de phrase différents :
Il est intelligent, rapide et expérimenté, et je parierais qu’il va réussir.- 296 vues
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