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Utiliser le mot non comme adverbe ou comme élément formant est une facilité familière qui se répand rapidement dans la langue contemporaine. Elle permet souvent de pallier une déficience de vocabulaire ou de construction de la phrase, ce qui ne la rend ni expressive ni recommandable. Il y a en général une expression ou un mot plus pertinent.
Dans votre exemple, « non adéquat » se substitue à « inadéquat » pourtant bien établi. Que se passerait-il si on remplaçait tous les adjectifs et participes par le même mot précédé de non ? Ce serait « non supportable ».
Quant à pas, il s’utilise surtout dans la locution verbale ne…pas. Il n’a pas non plus vocation à servir d’élément formant.
En résumé :
– Il n’est pas adéquat de faire ceci ou cela ;
– Il s’agit d’un terme peu adéquat ;
– Évitez les termes inadéquats.- 354 vues
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La construction « demander à ce que » semble être une boursoufflure inutile de « demander que » qui suffit amplement. Vous trouverez une analyse de cette dérive dans Syntaxe du français contemporain (page 38). Selon cet ouvrage, il s’agit de l’extension abusive d’une forme normalement employée avec des verbes intransitifs (arriver, aboutir, consentir, veiller, etc.). Il relève, comme Le Bon Usage, que l’on trouve néanmoins cette forme chez quelques bons auteurs.
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Ce qui fait bondir, sans doute inconsciemment, est en fait l’incorrection de l’emploi unique de tout pour deux éléments distincts. J’ai beau chercher, je ne trouve pas une telle tournure dans la langue écrite ou parlée. Si deux entités homogènes sont séparées, on emploiera une autre tournure comme « l’ensemble de la faune et de la flore » ou on répètera le mot, comme dans « toute la faune et toute la flore ».
Je ne sais pas s’il est utile de chercher une quelconque raison, c’est le français qui est comme cela…- 373 vues
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De nombreux adjectifs sont employés comme adverbes en français, souvent parce que l’usage n’a pas ou peu développé l’adverbe spécifique correspondant. Dans le cas en exemple courtement ne s’emploie pas et c’est l’adjectif qui en tient lieu, mais il reste alors invariable.
Il ‘est pas toujours évident de détecter la nuance, d’autant que l’Académie française à toléré depuis longtemps l’accord pour certains cas : arriver bons (largement) derniers, des fleurs fraiches (fraichement) coupées et quelques autres considérés comme des archaïsmes.
Dans le cas de couper court, il s’agit de l’adverbe comme expliqué par l’Académie française et comme attesté par l’usage largement dominant dans les textes (voir statistiques).- 361 vues
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On trouve toutes les formes (tout en capitales ou logo déposé) sur les affiches et documents publicitaires qui ne sont de toute façon pas des références pour l’écriture dans un texte rédigé.
Dans ce dernier cas, la graphie est celle des évènements sportifs ou culturels : majuscule au premier substantif et aux adjectifs qui précèdent ainsi qu’aux noms propres incorporés dans l’appellation. Donc, ici : les 24 Heures du Mans (ou, plus rarement les Vingt-quatre Heures du Mans).- 322 vues
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La question se justifie. Si l’on regarde de près les statistiques de publication sur un siècle, on constate que la forme « non encore + adjectif » est restée rare par rapport à son équivalent habituel « pas encore + adjectif ». Elle est apparue subitement dans les années 1950, essentiellement dans les documents légaux, administratifs et comptables (non encore inscrit, non encore comptabilisé, etc.). C’est encore dans ce registre qu’on la trouve de nos jours et il n’est donc pas illégitime d’employer non encore naturalisé.
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Je n’ai jamais entendu parler dune « règle » limitant à deux les signes de ponctuation successifs. On peut juste constater que les occurrences sont rares mais c’est simplement le résultat du hasard. Sur le fond, chaque signe a sa logique et sa place, la juxtaposition ne pose pas problème.
L’enchainement « point d’exclamation(interrogation)-guillemet fermant-virgule » est néanmoins un cas litigieux et un sujet de débat chez les typographes. La suppression de la virgule est la solution dominante, mais elle intervient alors, de toute façon, même en l’absence de guillemets. On ne trouve pas d’explication théorique à cette habitude. Quelques correcteurs (dont je suis) estiment en revanche qu’il n’y a pas de raison de faire sauter ladite virgule qui appartient à l’incise de dialogue et doit toujours être présente.
In fine, forgez-vous votre propre idée et essayez de la maintenir régulièrement.- 321 vues
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Le français est une langue « analytique » et la clarté de l’expression requiert de répéter les prépositions avant chaque complément, en particulier à l’écrit. Cela peut sembler superflu à certains car il est courant de faire l’ellipse pour des articles ou certains autres mots. Mais les prépositions sont des éléments de syntaxe qui servent de support à la construction de la phrase et peuvent introduire des compléments longs et nombreux. Leur suppression crée un flottement qui peut parfois atteindre l’incompréhension.
Donc : Elle me demanda d’ôter la nappe et de ranger la table.Cette réponse a été acceptée par bolama. le 30 juillet 2026 Vous avez gagné 15 points.
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C’est en effet une longue tradition qui dote les concepts philosophiques dans leur « idéalité » de la majuscule. En dehors de Platon qui en est le prototype et l’archétype, on peut en trouver de nombreux exemples chez les philosophes (la Raison chez Kant par exemple).
Cela recoupe la norme typographique générale qui gratifie d’une majuscule un nom commun pourvu d’une valeur absolue, restrictive et parfaitement déterminée, pour la différencier du sens courant. Le même raisonnement s’applique pour les figures allégoriques en poésie ou dans les beaux-arts (la Liberté conduit le peuple).Pour en sourire, une célèbre affiche qui revisite le « Du Beau, du Bon » platonicien autour d’une bouteille digne du Banquet.
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Comme le rappelle justement AntM dans sa réponse, la tendance est à favoriser les soudures de préfixes et d’éléments formants partout où elles ne gênent pas la lecture (hiatus, mots interminables, etc.).
C’est le cas ici et, depuis son apparition, c’est la graphie sans trait d’union qui progresse et s’impose désormais (selon les statistiques de publication).- 382 vues
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