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Grand maître
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  • Grand maître Demandé le 5 mars 2026 dans Accords

    Bonne question car cette tournure courante de nos jours est en fait assez curieuse.
    Sur un plan judiciaire, la notion du « plaider coupable » n’existait pas en français jusqu’à récemment. Elle a été importée du droit britannique au XIXe siècle essentiellement pour l’usage figuré. Elle traduit la forme plea bargaining dans laquelle on n’a pas un adjectif mais un nom : l’accusé comparait en reconnaissant d’entrée sa culpabilité pour obtenir une moindre condamnation. Il n’est donc pas encore « coupable » comme s’il  avait déjà été condamné.
    Cela explique que l’adjectif coupable ne soit pas accordé en français dans ce qui est une locution verbale figée et non un verbe avec un attribut. On a un cas comparable avec répondre présent, tournure qui fait souvent l’objet de questions.
    Comme le montre l’étude de fréquence, cette ambigüité initiale a conduit à de nombreuses versions et on trouve une  joyeuse diversité dans les publications.
    Depuis le début des années 2000, le « plaider-coupable » a été introduit en droit français.

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  • Grand maître Demandé le 5 mars 2026 dans Général

    @willental : c’est du style oral et il n’est jamais bon d’enlever des mots. On ne sait donc pas si le locuteur veut dire « quoi qu’il en soit »  (en deux mots) ou « malgré cela » (concession, quoique en un mot). La seconde option me semble néanmoins à privilégier, avec un sens restrictif sur ce qui a été dit (à vrai dire, cependant).
    On trouve chez Simone de Beauvoir : « Garde-moi rancune si tu y tiens. Quoique vraiment, tu devrais comprendre! dit-il avec un soupir (…) »

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  • Grand maître Demandé le 5 mars 2026 dans Général

    Contrairement aux pratiques écrites très encadrés par l’orthographie, les formes orales sont souvent peu encadrées par des règles, parfois regroupées sous le nom d’orthoépie.
    Concernant les liaisons (souvent associées aux élisions), il y a peu de textes généraux  même si certains points suscitent des discussions récurrentes (h aspiré ou non, lettres euphoniques, hiatus). L’Académie française qui a codifié tant de règles a délaissé ce sujet et je n’ai trouvé chez elle que les recommandations récapitulées ICI.
    Par rapport à la liaison après un verbe, elles n’est affichée comme obligatoire qu’après le verbe être : il est(t)évident qu’il viendra ; c’est(t)à voir. Aucune liaison n’est mentionnée comme interdite.
    Tout cela laisse penser que l’immense majorité des liaisons sont optionnelles et laissées libres au gré des époques, des régions ou des milieux sociaux.

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  • Grand maître Demandé le 4 mars 2026 dans Question de langue

    En marge de votre question spécifique, je vous conseille d’adresser toute remarque sur les aspects matériels des exercices du Projet Voltaire directement au gestionnaire du site propre.
    Les contributeurs externes qui répondent ici à vos questions ou remarques ne peuvent en effet pas interagir avec le site de formation. Au mieux pouvons-nous tenter d’expliquer ce que vous ne comprendriez pas mais… sans plus.

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  • Grand maître Demandé le 4 mars 2026 dans Général

    Comme sa cousine N.B. , cette abréviation est suffisamment courante et parlante pour se passer d’un deux-points lorsqu’elle est employée à la suite d’un texte déjà rédigé et présumé non modifiable. Mais personne n’en fera une histoire si vous en ajoutez un. Le tiret est purement visuel mais peut se justifier pour séparer plusieurs ajouts successifs.
    N.B. Le trait d’union est lui aussi superflu. Il se justifie  pour le substantif (écrire un post-scriptum, un P.-S.) mais ici, en apostille, c’est la locution latine post scriptum qui est abrégée et elle ne comporte pas de trait d’union.

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  • Grand maître Demandé le 3 mars 2026 dans Accords

    Le lien donné par AntM est intéressant mais il ne donne pas une réponse satisfaisante pour un rédacteur : la grammaire et le style ne font pas toujours bon ménage. Ce qui passe pour un infinitif en sujet unique n’est pas forcément élégant pour plusieurs. Le pluriel est certes ici plus adéquat car il y a bien cumul des actions, mais je reformulerais : « S’alimenter, s’abriter, s’organiser étaient des actes essentiels, mais se soigner aussi. »

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  • Grand maître Demandé le 2 mars 2026 dans Accords

    On a du mal à répondre strictement à votre question, faute de bien comprendre ce que vous voulez dire. La question de grammaire ne doit pas occulter le sens. Une couleur est délavée lorsqu’elle s’est affadie sous l’effet de causes externes (le temps, les intempéries). En revanche, une teinte « lavande délavée » n’a pas beaucoup de pertinence et doit porter un autre nom plus explicite. Ce serait la même chose pour « lavande brillante » ou « lavande foncée ».
    En résumé, je verrais plutôt, par exemple :  Des murs délavés, qui avaient dû être (de) couleur lavande, Des murs (de) couleur lavande, délavés par… [la cause], Des murs d’une couleur délavée, peut-être lavande.

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  • Grand maître Demandé le 1 mars 2026 dans Général

    Pour ceux qui sont encore là, je signale la publication par l’excellent site Parler français d’une longue analyse sur ce sujet.
    On notera que les divergences sur l’accord sont très anciennes et que rien ne permet de vraiment trancher. À noter le long passage sur les déformations sémantiques très récentes qui manifestent curieusement un accord même sans référence au pluriel.
    Chacun jugera mais en ce qui me concerne, je continue de pencher pour l’accord de quitte comme adjectif lié au sujet.

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  • Grand maître Demandé le 28 février 2026 dans Général

    Bonne question car les néologismes formés à partir de préfixes grecs prolifèrent  dans les domaines scientifiques ou associés.
    Lors de ses préconisations en 1990, l’Académie française a proposé d’homogénéiser la graphie de tous ces termes, qu’ils soient existants ou récemment créés :
    1. De préférence, souder le préfixe : ici pseudopsychanalyse. Quand le mot est pris de manière plaisante ou ironique, on peut très bien l’encadrer de guillemets.
    2. Insérer un trait d’union si le mot est difficilement lisible, trop long ou formé ponctuellement : ici pseudo-psychanalyse. On aurait le même raisonnement avec simili- par exemple.
    3.  Ne pas laisser le préfixe isolé. Il s’agit ici d’élément formant, pas d’un mot à part entière.
    Comme souvent avec le trait d’union, sa valeur purement orthographique est faible et la lisibilité l’emporte (critère typographique). Cela explique que l’essentiel des mots qu’on rencontre soient dotés d’un trait d’union car peu sont anciens et durables (sauf pseudonyme). Ce sont des créations ponctuelles, de circonstance, et tout peut devenir « pseudo- » le temps d’une phrase. 

    Cette réponse a été acceptée par Lasyce. le 1 mars 2026 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 25 février 2026 dans Général

    Pour ce sujet, vous pouvez vous interroger longtemps avec le sentiment de tourner en rond. Ce site est rempli de questions de ce type.
    Il faut garder en tête un fondement linguistique qui prime sur les considérations des grammairiens : si le pluriel ne s’entend qu’aussi rarement (exception historique des mots en -al ou -ail)., c’est qu’il se marque par d’autres moyens que la désinence, avec un s purement écrit. Dit autrement, le singulier est toujours le nombre par défaut, le pluriel doit pouvoir se justifier par le sens ou par un autre élément perceptible (article, adjectif, complément).
    Conséquence : laissez le singulier chaque fois que le pluriel n’est pas obligatoire. C’est le cas de tous vos exemples ou de ceux cités par Joelle.
    Exemple décortiqué :
    – Trois avaient déjà retrouvé leur femme. (par défaut)
    – Trois avaient déjà retrouvé leurs femmes respectives. (ce n’est pas un cas de polyandrie)
    – Trois avaient déjà retrouvé toutes leurs femmes. (cas de polygamie avérée)
    – Trois avaient déjà retrouvé leurs femmes, détenues à des endroits divers. (le complément implique le pluriel)
    On peut toujours se demander « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? » et on aura raison, surtout quand on a du temps de reste. 

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