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Comme vous le constaterez dans de très nombreux cas (plus de 95 %, à l’exception de noms en -al et –ail) on ne sait jamais oralement si les compléments sans article d’un nom sont pensés au singulier ou au pluriel.
La raison en est qu’en français la notion de singulier-pluriel est plus portée par l’article que par le substantif. Si la langue ne précise pas cet article, c’est que cela n’a pas grande importance et que c’est le singulier qui prévaut. C’est ce qu’on nomme le singulier « par défaut ». Inutile de se poser des questions métaphysiques sur ce que l’on pourrait imaginer. C’est souvent stérile et fait perdre beaucoup de temps pour rien.
Pour tous ces cas, la méthode la plus simple est donc de n’accorder le complément que lorsque le pluriel est impératif, soit seulement dans deux cas typiques :
– Il n’y a pas de singulier (une mort sans obsèques, avec funérailles nationales) ou le pluriel a un autre sens que le singulier : un voyage sans frais superflus.
– Le pluriel s’impose par la logique même : un colosse aux pieds d’argile, un avion sans ailes.
Dans tous les autres cas le singulier suffit, inutile de perdre son temps à « pinailler » : un combat sans vainqueur ni vaincu ; des combats sans issue (vs à l’issue incertaine ). Si le pluriel est souhaité, on le marque visiblement : des combats avec des vainqueurs et des vaincus .
Comparez les deux méthodes sur des centaines de cas (ce site regorge de questions de ce type) et vous choisirez la plus efficace.- 588 vues
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Votre trouble devant une phrase apparemment aussi simple a sans doute une raison qui n’a rien de grammatical mais qui relève de l’ambigüité du mot comme en français.
Très courant, il recouvre en effet des natures et des conditions d’emploi très différentes qui peuvent créer des doutes. Vous pouvez en avoir une idée par le long article du TLF mais il me semble plus simple de donner un exemple tiré de mon expérience.
Si l’on considère en français la phrase simple « il a été élevé comme un roi », on peut la traduire en anglais de deux manières très différentes :
– He was raised as a king : il était roi et a été élevé comme tel ;
– He was raised like a king : il n’était pas roi mais a été élevé comme un roi.
On peut donc comprendre de deux façons votre exemple « il en riait comme d’une plaisanterie très réussie » selon qu’elle était réellement réussie ou non.
Autre exemple encore plus simple : « Je l’aime comme un frère » dans lequel on hésite entre le fait que la personne soit aimée dans son rang de frère et la manière de l’aimer de manière fraternelle.
Il n’y a malheureusement pas de solution simple sinon une reformulation. Il faut s’accommoder de cette duplicité du français qui n’est pas toujours la langue « la plus claire du monde » qu’on nous vante.- 612 vues
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Dans cette locution verbale savoir gré, le mot gré n’est pas un adjectif mais un nom (du latin gratia, reconnaissance, remerciement) . On le retrouve dans agréer, agréable, malgré, maugréer, ou dans les expressions de bon gré, contre son gré.
La forme « savoir quelque chose à quelqu’un » est un archaïsme médiéval qui signifie « être en mesure de manifester tel sentiment à telle personne ».
Il n’y a donc aucun accord à faire , ni en genre ni en nombre.Cette réponse a été acceptée par Suzy. le 20 octobre 2025 Vous avez gagné 15 points.
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L’écriture par défaut se fait en bas de casse puisque ces mots ne font qu’indiquer en général une direction. C’est particulièrement le cas s’ils sont relativisés par un complément (à l’est de…, dans le sud de de…, vers le nord de…).
Ils ne prennent (occasionnellement) la majuscule que s’ils désignent dans un contexte donné une zone parfaitement déterminée (ce n’est pas fréquent) ou une entité administrative bien définie : la région Grand Est, la Corée du Sud, la Caroline du Nord, etc. Mais cela n’a normalement pas lieu d’être pour de simples indications géographiques : l’Allemagne du sud (méridionale), l’Asie du sud-est, l’Amérique du nord (très extensible) ou la France d’en-bas.
NB Pour le Vietnam, il a existé de 1955 à 1975 un État nommé Sud-Viet Nâm (face au Nord-Viet Nâm) désormais devenu République socialiste du Vietnam pour l’ensemble. L’appellation « Vietnam du sud » semble donc inadaptée.
Cette réponse a été acceptée par Electra78. le 18 octobre 2025 Vous avez gagné 15 points.
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Le mot Homme avec majuscule désigne la dernière espèce représentée du genre Homo de la famille des Hominidés (ordre des Primates). À ce titre, le mot ne s’emploie donc pas au pluriel puisque cette espèce est unique. Les majuscules et l’italique viennent de la classification internationale des espèces vivantes.
Si vous voulez parler des individus isolés qui la représentent, il vaut mieux utiliser les humains ou les êtres humains. L’adjectif premier renvoie clairement à l’époque préhistorique.- 500 vues
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Il n’est jamais trop bon de faire « sauter » les prépositions. Sans doute vaut-il mieux écrire « bougie pour chauffe-plat » (la bougie seule n’est pas utilisable).
Pour l’accord, vous pouvez laisser au singulier qui est générique. Le pluriel n’est pas incorrect mais n’ajoute rien au sens. En cas de besoin, c’est l’article qui marque vraiment le nombre : j’ai apporté des bougies pour les chauffe-plats.Cette réponse a été acceptée par Suzy. le 1 novembre 2025 Vous avez gagné 15 points.
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D’une manière générale, tous les services publics sont des appellations communes qui ne prennent pas de majuscule. Ce sont des concepts, pas des entités juridiques ou économiques, à la différence des organismes qui les incarnent. Il n’y a donc pas de raison de majusculer les termes : le service public d’eau potable. Je ne vois pas quel « nom précis » peut y être ajouté.
Ces appellations étant normées et relevant par nature de l’État (via les collectivités territoriales), il convient de bien en cerner les contours dans un document « sérieux ». Vous pouvez par exemple consulter ce document pour le sujet en question.- 524 vues
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La phrase n’est pas complète mais cela ne devrait pas changer la réponse.
Dans de nombreux cas, il faut distinguer deux constructions proches mais qui ont des conséquences différentes :
– des sujets multiples clairement coordonnés (notamment par et et ou) avec un effet d’addition qui entraine le pluriel ;
– des incises, ponctuelles et amovibles, qui ne font que « décliner » le sujet de base. Dans ce cas, seul celui-ci entraine l’accord. C’est la règle bien connue du même sujet varié en gradation.
Dans votre exemple, l’incise « , ainsi que sa réticence, » ne s’additionne pas grammaticalement à « sa terreur ». On pourrait l’écrire « (ainsi que sa terreur) » ou « – ainsi que sa terreur – ».
Le pluriel serait en revanche entrainé par la forme « où se lisaient sa terreur et sa réticence ». D’ailleurs, en l’espèce, cette dernière formulation me semblerait stylistiquement plus adaptée si l’incise termine la phrase.- 525 vues
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La logique typographique est claire : les noms de personnages et surnoms de personnes portent une majuscule puisqu’ils ont une valeur absolue (tout le monde se réfère au même personnage sous cette seule appellation). On devrait donc trouver Père Noël , avec ou sans l’article défini, pour parler du personnage lui-même : croire à (au) Père Noël.
L’absence de majuscule à père est courant mais devrait se cantonner aux cas habituels d’emploi avec un article indéfini (un père Noël de supermarché), aux pluriels (les pères Noël de la campagne électorale) et aux sens figurés (des pères Noël de pain d’épice).- 1704 vues
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En effet, la rédaction des règles a précédé la visite des expositions. Il faut donc employer le plus-que-parfait : « Ma grand-mère avait établi [auparavant] une liste de règles de bonne conduite à suivre. »
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