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La majuscule ne se justifie normalement que si l’on évoque le livre du Nouveau Testament et l’évènement religieux qu’il décrit.
En dehors de cela, le nom est devenu un nom commun, souvent d’un sens exagéré et déformé, qui doit s’employer sans majuscule, en particulier avec un article indéfini, au pluriel ou avec un complément : ce sera une apocalypse, les nombreuses apocalypses nucléaires annoncées, l’apocalypse des escargots.
NB M. Trump n’ayant pas encore la capacité divine de décréter la fin des temps, on en conclut que le mot doit se comprendre comme sens dérivé, avec une minuscule.- 359 vues
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La norme typographique française est d’affecter une majuscule aux ethnies, peuples ou ressortissants d’une entité politique ou administrative. On conserve la minuscule pour les pratiquants d’une religion ou pour les adeptes d’un mouvement d’idée. Dans le cas du judaïsme, le mot étant le même pour l’ethnie et pour la religion, il faut tenter de déchiffrer selon le contexte le sens à donner.
Dans votre exemple de l’Antiquité, il s’agit plutôt de la captivité et de l’exil d’un peuple pris isolément. On gardera la minuscule dès qu’on est dans un contexte qui traite spécifiquement de pratiques religieuses : les chrétiens, les juifs, les musulmans, les athées et les zoroastriens.
NB Si vous êtes le rédacteur, n’hésitez pas à employer en variante le terme « Hébreu » pour faciliter la distinction. Ce terme qualifie les « descendants d’Abraham » et est indéniablement de nature ethnique puisqu’il désigne aussi la langue, les traditions ou les pratiques profanes.- 356 vues
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Dans sa grande sagesse, l’Académie a officialisé en 1990 le statut de semi-auxiliaire pour deux verbes très courants, faire et laisser.
Il est donc recommandé de ne pas faire varier leur participe passé devant un infinitif, quel que soit le sujet qui effectue l’action de cet infinitif : Ils s’étaient laissé (fait) bercer par le son de la musique.
Si vous appliquez l’ancienne norme, vous n’accordez le participe que si le sujet effectue l’action exprimée par l’infinitif. Ce n’est pas le cas ici puisque c’est la musique qui berce, et on n’accorde pas. En revanche, on écrirait : Ils s’étaient laissés dériver au son de la musique. (c’est bien eux qui dérivent)- 290 vues
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Je ne me prononcerai pas sur les subtilités secondaires d’emploi du subjonctif, mais les formes de base pour la concordance des temps me semblent être les suivantes :
Mais moi aussi je suis la victime, depuis toujours, bien avant que je sois livré au diable, pour mes péchés peut-être.
Mais moi aussi j‘étais la victime, depuis toujours, bien avant que je fusse livré au diable, pour mes péchés peut-être.
Mais moi aussi j’avais été la victime, depuis toujours, bien avant que j’eusse été livré au diable, pour mes péchés peut-être.Je sens la douleur venir de très loin, avant même qu’elle m’atteigne.
Je sentis la douleur venir de très loin, avant même qu’elle m’atteignît.
J’avais senti la douleur venir de très loin, avant même qu’elle m’eût (ait) atteint.
NB Le ne est ici explétif.- 341 vues
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Votre question est très pertinente. La grammaire standard imposerait en effet que le verbe éclairer soit ici conjugué au pluriel puisqu’il a deux sujets coordonnés, gloire et raison.
Je n’ai pas trouvé d’édition ou réédition où figurerait ce pluriel, pas plus que des commentaires pour justifier ce qui nous apparait comme une erreur. Eu égard à la notoriété de l’œuvre, et de cette scène en particulier, c’est étonnant.
Cela dit, il y a des « coquilles » grammaticales ou autres dans les œuvres de cette époque, ainsi que l’a analysé Voltaire dans ses lectures critiques. Voir par exemple chez Corneille une faute d’accord (Note 10) ainsi que d’autres anomalies. Certaines ont été retenues pour les rééditions mais d’autres, en général inaudibles, sont passées à la postérité.
Sinon, la seule justification, bancale, que je trouve est que le double sujet a été conçu par Racine ou son imprimeur comme un ensemble unique commandant le singulier. Ce n’est pas notre perception, mais il faudrait rechercher si cela était courant au XVIIe siècle. Il en reste des traces dans la règle moderne d’accord du verbe avec plusieurs sujets synonymes ou en gradation. L’accord du verbe se fait avec le dernier des termes uniquement.- 314 vues
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Dans votre exemple, l’accord se fait bien avec le nom qui précède :
– Elle est de caractère tolérant (d’un caractère tolérant serait mieux), ils sont de caractère tolérant.
Votre doute vient peut-être de l’emploi éventuel de tolérant comme attribut du sujet :
– Elle est tolérante de nature, de tempérament.- 324 vues
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Votre graphie est correcte. Dès lors qu’on décide d’écrire en toutes lettres, on peut employer la locution invariable (pour cent) ou le nom composé (pourcent, pour-cent) qui s’accorde normalement : 200 % = deux cents pour cent = deux cents pourcents.
Les prix ont augmenté de trois pourcents et demi.
NB L’usage du nom s’impose lorsque le terme n’est pas précédé d’un nombre : Les prix ont augmenté de quelques pourcents.- 273 vues
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Grammaticalement, il y a plusieurs maladresses dans cette phrase :
1. Le nom (parfois adjectif) rustre s’applique normalement à une personne, pas à une abstraction ou à un comportement. Il faut une préposition : avoir des manières de rustre.
2. La construction faire quelqu’un l’égal de est incorrecte. On fait de quelqu’un l’égal ou le supérieur d’une autre personne.
Donc, je proposerais : « Tes manières de rustre font de toi l’égal d’un parâtre. »- 334 vues
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Votre doute est fondé car un instrument de musique n’est en effet pas « joué » par un exécutant. Le souci est qu’il n’existe pas à ma connaissance de strict équivalent et il faut donc recourir à des synonymes assez généraux (utiliser, manier) ou techniques (emboucher pour une trompette).
En dehors de l’emploi d’un synonyme, il faut reformuler la phrase, ce qui n’est en effet pas simple au vu de l’ensemble du texte existant.- 302 vues
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Non, cette forme est correcte puisqu’on profite « de quelque chose ».
Dont est ici la forme contractée de « de laquelle ».PS Le participe profité n’est pas accordé puisque le complément précédant l’auxiliaire avoir est indirect. C’est toujours ainsi avec dont.
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