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  • Grand maître Demandé le 13 mai 2026 dans Question de langue

    Je pense qu’on peut classer à quel point dans les « locutions conjonctives de subordination ». Elle introduit une comparaison comme autant que, bien plus que, etc.
    Voir l’article détaillé sur le site  du Projet Voltaire.

    PS Cette locution n’a rien d’adverbial. Elle introduit ici une proposition et fait bien partie des conjonctions de subordination. 

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  • Grand maître Demandé le 12 mai 2026 dans Question de langue

    Pour répondre à votre interrogation sur l’ancienneté, on peut constater que l’emploi de on pour nous remonte au moins… au Moyen Âge.  On trouve de nombreuses attestations dans la littérature en moyen français (1330-1500), par définition dans des passages en style direct (mystères, saynètes, dialogues). 
    C’est sans doute cela qui a valu par la suite à cette forme, orale par nature, une réputation de familiarité.

    NB Je n’ai pas trouvé d’étude linguistique pour retracer le phénomène de substitution de personne, mais il était courant en ancien français. Le latin n’utilisait pas de pronom personnel sujet car la déclinaison du verbe suffisait à l’indiquer. Il y a donc eu une période de flottement de plusieurs siècles et des archaïsmes ont perduré. De nos jours, on connait encore le vous de politesse ou le nous dit de majesté. Dans la langue populaire, il est courant d’employer la 3e personne pour la 2e : « Qu’est-ce qu’elle veut la petite dame ? ».

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  • Grand maître Demandé le 12 mai 2026 dans Accords

    La question est pertinente. En 1990, l’Académie française n’a en effet pas donné de longues explications pour justifier sa position sinon que « le participe passé de laisser suivi d’un infinitif est rendu invariable : il joue en effet devant l’infinitif un rôle d’auxiliaire analogue à celui de faire, qui est toujours invariable dans ce cas. » 
    Cette décision a donné lieu a de nombreuses critiques, reproches et interrogations . Elle ouvre en effet la voie à l’invariabilité de nombreux participes de verbes utilisés comme semi-auxiliaires devant un infinitif. 
    Il est long d’en faire une liste exhaustive mais on peut notamment citer croire, devoir, pouvoir, savoir, vouloir. Ils n’ont pas été rappelés par la règle car l’accord ne se faisait déjà pas, le C.O.D. antéposé étant celui de l’infinitif et non de l’auxiliaire. 
    On peut néanmoins dégager quatre verbes courants qui posent des problèmes réguliers et qui, de plus, sont parfois pronominaux. Il faut donc déduire que les participes de ces verbes ne varient pas quel que soit le sujet effectuant l’action
    – voir : les acteurs que j’ai vu jouer mais la pièce que j’ai vue jouée par des acteurs ;
    – se voir: la récompense que l’actrice s’est vu remettre (par un jury) mais l’actrice s’est vue en train de remettre une récompense (à une débutante). 
    Sur le même modèle : 
    – (s’) entendre,  (s’) imaginer, (se) sentir.
    Les confusions proviennent donc souvent d’une construction inadéquate.

    Cette réponse a été acceptée par IsabelleMeynial. le 14 mai 2026 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 11 mai 2026 dans Général

    Pourriez-vous donner un exemple `?
    Sur le principe, il n’y a pas de différence entre une marque d’un pays francophone et celle d’un pays pratiquant une autre langue : écriture en romain, majuscule initiale, reproduction des caractères d’origine.
    Si la marque est totalement inconnue et s’écrit avec des caractères non latins, on peut l’écrire en italique avec sa  translittération en romain.

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  • Grand maître Demandé le 10 mai 2026 dans Accords

    Dans votre phrase, le verbe rentrer est bien sous sa forme impersonnelle, donc à la 3e personne du singulier : Tu bois plus de bières  par jour qu’il ne rentre de clients dans ta boutique. = Il entre moins de clients dans ta boutique que de bières dans ton estomac.

    Cette réponse a été acceptée par Suzy. le 10 mai 2026 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 8 mai 2026 dans Conjugaison

    Il s’agit bien ici du subjonctif : « Qu’on l’adore ou qu’on la fuie, la pluie nous fait ressentir des émotions. »
    Lorsque vous avez un doute, remplacez le verbe en cause par un verbe ou une forme dans laquelle on entend la différence entre indicatif et subjonctif : « Qu’on le veuille ou non, les choses sont ainsi. » « Que vous l’adoriez ou que vous la fuyiez, la pluie vous fait ressentir des émotions. »

    Cette réponse a été acceptée par VirginieR. le 9 mai 2026 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 7 mai 2026 dans Accords

    Par défaut, aucun précède un nom au singulier et ne s’accorde donc qu’en genre.
    Avec les quelques noms qui ne se rencontrent qu’au pluriel (ou dont le sens au pluriel est spécifique), on accorde aussi en nombre  : Aucuns frais ne furent remboursés par l’entreprise, aucunes funérailles ne furent célébrées, aucuns fonds ne furent trouvés pour racheter l’entreprise. Au sens de financement, le mot fonds ne s’emploie en effet qu’au pluriel.

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  • Grand maître Demandé le 7 mai 2026 dans Accords

    La tournure dite du « vous de politesse » (on peut y adjoindre le « nous de  majesté ») ne commande le pluriel que pour le verbe qui suit. Les autres éléments restent au singulier et s’accordent en genre au sujet réel.
    Donc : « Comment allons-nous survivre dans ce pays que vous seul (seul vous) souhaitez explorer ? »
    Les deux sont grammaticalement équivalents, c’est un choix stylistique. La forme « vous seul » me semble plus naturelle mais c’est un choix. 

    À titre d’illustration poétique, un extrait de Charles Péguy en 1913 :
       « Ô mère et c’est ma race et la race captive
       Constamment accotée aux murs de sa prison
       Et vous seule vivace et seule industrieuse,
       Vous vous dépensez toute, ô seule besogneuse,
      À laver la vaisselle et ranger la maison. »

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  • Grand maître Demandé le 7 mai 2026 dans Accords

    Le participe passé du verbe passer peut aussi s’employer comme substantif et comme adjectif. Dans ce dernier cas, avec une durée, il a le sens de révolu, de complètement achevé. Il s’accorde normalement.
    Les attestations littéraires ne manquent pas : « […] et, à quatre-vingts ans passés, le voilà debout, frais, sain et ferme, même agréable sous ses cheveux blancs. » (Sainte-Beuve, 1840) ; « Jeune homme! Vous avez cinquante ans passés et vous êtes un peu grison. » (Huysmans, 1903)

    Cette réponse a été acceptée par Suzy. le 7 mai 2026 Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé le 5 mai 2026 dans Accords

    Voici la position de l’Académie française, qui s’est totalement imposée :
    « Au présent de l’impératif, à la 2e personne du singulier, les verbes du 1er groupe se terminent par un -e (chante, mange, etc.) et le verbe aller par un -a (va !). Mais, pour des raisons d’euphonie, on ajoute à ces formes un s quand elles sont suivies des pronoms adverbiaux en ou y, qu’on lie alors au verbe par un trait d’union : vas-y, manges-en. Si les pronoms en ou dépendent d’un infinitif et non directement du verbe à l’impératif, il n’y aura ni s ni trait d’union : va en chercher, ose y aller. »
    Donc :  Utilises-en un bidon.
    NB On peut s’étonner que ce s soit soudé ce qui crée une confusion chronique pour la forme normale de l’impératif. En bonne logique, il aurait dû être lié par un trait d’union, de la même manière que le t euphonique : « Va-s-y et ramène-s-en, répéta-t-elle. » Mais les choses sont désormais ainsi…

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