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Des éléments isolés comme « Marie », « Marie à son piano » « Marie participant à son concours de piano » ne sont pas de vraies « phrases » et ne comportent pas d’élément temporel. Vous êtes donc libre d’employer le temps qui vous semble le plus parlant (notamment par rapport à d’autres légendes du même album) : Elle a fini, finit (passé simple), finira (futur conclusif) deuxième.
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Comme je l’explique dans ma réponse à la question précédente, il faut faire attention à la confusion entre un nom de couleur et l’objet physique qui l’a engendré.
Si l’on parle du pigment minéral, comme dans votre exemple, il s’agit bien de diluer de la « terre de Sienne » (ville de Toscane), ce que faisaient couramment les peintres qui préparaient jadis leurs pigments.
Si l’on parle de la teinte correspondante (jaune brun) en apposition adjectivale, c’est « terre de Sienne » mais le genre ne s’exprime jamais : un aplat terre de Sienne. C’est largement répandu ainsi, par métonymie avec le pigment.
Si c’est le substantif isolé, il est normalement masculin, avec trait d’union et sans majuscule. C’est la norme typographique : « Le terre-de-sienne donne beaucoup de chaleur aux paysages. » Cette règle n’est pas respectée dans les rares exemples que j’ai pu trouver. Ce problème se retrouve pour une dizaine de noms de couleurs assez rares (gorge-de-pigeon, feuille-morte, cuisse-de-nymphe, etc.), dont le nom a été fixé par des artistes avant de passer bien plus tard dans les dictionnaires.- 251 vues
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Utilisés comme substantifs, les noms de couleurs s’accordent normalement. Cela est valable pour les couleurs « pures » (tirées de l’adjectif) comme pour les noms d’objets utilisés pour leur teinte particulière : des bleus clairs, des oranges intenses, des marrons foncés.
Dans le second cas, il faut faire attention à d’éventuels « effets secondaires », voire humoristiques, dus à l’identité entre l’objet lui-même et la couleur : des citrons légers , des caramels mous, des fuchsias défraichis, etc.
À noter aussi que, contrairement à l’objet, le nom de la couleur est normalement masculin : la brique donne le brique, une émeraude devient un émeraude.
À signaler aussi que le trait d’union est de rigueur dans les noms composés même s’il est parfois négligé dans un usage adjectival : le lie-de-vin, le vert-de-gris, un poil-de-carotte nuancé, le café-au-lait de ses yeux.- 314 vues
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On apprenait jadis, dans les cours de stylistique, que les incises de dialogue doivent se faire discrètes. Elles doivent même se limiter en nombre au strict nécessaire, la ponctuation (notamment les tirets de changement d’interlocuteur) suffisant souvent à donner les indications. La priorité est donnée au contenu de ce qui est dit, les annotations sur la manière étant éventuellement repoussées en fin de phrase ou de réplique. Mais ce n’est que de la stylistique, cadet des soucis de nombre d’auteurs contemporains.
Toujours est-il que l’exemple donné illustre bien les dégâts de ces incises superflues, voire redondantes (inutile par exemple de préciser qu’elle proteste si le contenu le montre déjà). Longue et encombrante, elle pollue toute la phrase. À supposer qu’elle soit utile, elle aurait été mieux placée ailleurs comme le suggère Tania dans sa réponse.- 283 vues
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Comme correcteur professionnel, je suis étonné que l’éditeur (Éditions de Minuit) ait laissé passer autant d’approximations, de surcroit pour un ouvrage distingué par le prix Goncourt. Il me semble avoir vu passer d’autres remarques à ce sujet sur des sites spécialisés.
Ci-dessous, ce que j’aurais proposé :
« Une langue qui n’a plus de natale que le nom » (essayez un autre adjectif, c’est clair) ;
« Par tous ceux-là qui fuient, tête baissée, la nuque rougie » (le singulier est naturel, le pluriel une hypercorrection) ;
« Comme si tous ceux qui les avaient repoussés l’avaient fait pour rien » (négation ici indue) ;
« Lui comme les autres ignoraient… » (le singulier serait justifié en cas d’incise de ‘comme les autres’).- 445 vues
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On peut se demander si une distinction entre pronoms (ou d’autres mots) toniques ou atones (le contraire) est réellement fondée. En effet, le français est une langue dans laquelle l’accent tonique se déplace régulièrement en fonction de la syntaxe, ce qui la différencie de nombreuses autres langues, même européennes.
Le sujet est assez technique mais cela explique que la plupart des mots ne peuvent recevoir d’appellation fixe même s’ils ont parfois une prédisposition à être l’un ou l’autre comme l’explique Tara dans sa réponse. Dans une expression comme « à tu et à toi », le tu devient tonique. Dans la langue courante, il est fréquent d’accentuer un pronom dit « atone » pour le faire ressortir. En fait, il s’agit finalement d’une classification assez sommaire sans grand intérêt.- 297 vues
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Comme souvent, le complément sans article au singulier a été nettement plus fréquent dans la littérature. Le pluriel n’a rien de spécifiquement littéraire et Victor Hugo lui-même a employé les deux*. Mais comme le pluriel est grammaticalement correct et inaudible, on constate une expansion de son usage, ici sans doute à cause de l’expression « les lauriers (de la gloire) ». Vous pouvez donc suivre ce qui vous semble le plus logique…
* Dans les Misérables : « Elle y avait trouvé la pièce d’or. Ce n’était pas un napoléon, c’était une de ces pièces de vingt francs toutes neuves de la Restauration sur l’effigie desquelles la petite queue prussienne avait remplacé la couronne de laurier. » (cité par le C.N.R.T.L., article pièce)
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On a du mal à imaginer un pluriel ici, même si les futures mères attendent des triplés. De la même manière, on écrirait au singulier elles sont en colère, en état de choc, en attente du résultat. Il s’agit d’un état, d’une notion non dénombrable.
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Dans la conversation courante, il n’y a pas de doute que la construction que vous proposez passera pour une incorrection assez grossière. La formulation simple et normale est : « Si vous ne pouvez pas manger un chien, pourquoi manger une dinde ? »
L’usage concessif relevé par Joëlle dans sa réponse est délicat d’emploi, rare et pour tout dire sorti de l’usage. Il vaut mieux l’éviter si vos interlocuteurs ne parlent pas le Proust couramment.- 422 vues
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Sur le principe, la concordance des temps amène en effet à utiliser l’imparfait du subjonctif avec un temps de narration au passé. Les trois tournures que vous donnez ne devraient pas échapper à la règle. Si vous hésitez, alors que vous la connaissez, c’est que ces formes ont fini avec le temps par se figer dans une sorte d’intemporalité trompeuse. Employées essentiellement au présent du subjonctif à l’oral, elles créent un doute dans une narration. J’ai déjà constaté cela dans des travaux de relecture.
Exemple : Elle hésitait (hésita) sur l’endroit où se réfugier mais devait (dut) quoi qu’il en fût quitter les lieux immédiatement.- 276 vues
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