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Bien que je soupçonne qu’ils m’aient pris pour un fou …
Le fait de la deuxième proposition (en gras) est considéré comme possible mais non avéré : il faut donc le subjonctif
Alors que dans la phrase suivante :
Bien que je sache qu’il viendra me voir.
le fait numéro 2 est ici considéré comme réel. On emploie donc l’indicatif.C’est le verbe introducteur qui, par son sens permet de choisir; C’est lui qui pose le fait introduit comme réel ou virtuel :
Bien que je soupçonne qu’il m’ait pris pour un fou
Bien que je pense qu’il m’a pris pour un fou : le fait n°2 appartient au système de croyances du locuteur
Bien que je crois qu’il m’a pris pour un fou : même chose
Bien que je craigne qu’il m’ait pris pour un fou : » le fait n°2 est tenu à distance » et on n’octroie pas au verbe le mode du réel
Bien que j’espère qu’il m’a pris pour un fou : le premier sens du verbe « espérer » était attendre, c’est pourquoi le fait n°2 est considéré comme allant se réaliser – comme le sens a changé, il exprime l’incertitude devant la réalisation du fait, voire la crainte qu’il ne se réalise pas et on a tendance à vouloir le subjonctif : ce choix du subjonctif, qui est considéré comme une erreur, me paraît au contraire correspondre à son emploi (en conformité avec ce nouveau sens du verbe « espérer)- 1471 vues
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On a le choix entre deux systèmes de temps : un système est un ensemble d’éléments qui ont des relations et influences entre eux. Dans un système de temps il y a des temps différents qui s’influencent les uns les autres
– Le système du présent comporte le présent comme temps de base. Il pleut – le passé composé pour les retours en arrière : on a annoncé hier de gros orages et le futur pour les projections dans l’avenir : mais demain il fera beau
– Le système du passé comporte le passé simple (remplacé la plupart du temps à l’oral par le passé composé) et l’imparfait comme temps de base : il pleuvait, je pris mon parapluie, le plus que parfait pour les retours en arrière : on avait annoncé la veille de gros orages, et le futur du passé pour les projections dans l’avenir : mais le lendemain il ferait beauLorsqu’on rapporte des paroles, il faut choisir :
– soit on se coupe du présent de sa situation propre et on reste dans le système du passé : Il m’a dit (m’a annoncé)* hier qu’il arriverait tard aujourd’hui, vers minuit >> on emploie donc : futur du passé
– soit on ne s’en coupe pas : Il m’a dit hier qu’il arrivera tard aujourd’hui, vers minuit >> et on emploie le futur (improprement dit « simple » mieux nommé : le futur du présent)On peut dire rapidement que les deux formulations sont possibles, cependant, si on choisit la première solution il faudrait dire (ou écrire) : Il m’a dit* hier qu’il arriverait tard le lendemain vers minuit— car lorsqu’on passe d’un système à un autre, les indicateurs temporels changent aussi.
*ce qui trouble un peu les choses, c’est que, surtout à l’oral, on n’emploie plus le passé simple et qu’on le remplace par le passé composé (dans presque tous les cas à l’oral). Sinon, on aurait : Il me dit(m’annonça) hier qu’il arriverait tard le lendemain vers minuit
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L’homme paraissait pleurer
Non, ici « paraître » n’est pas attributif. C’est un modalisateur, c’est à dire qu’il « colore » l’infinitif qui suit.
On peut utiliser d’autres modalisateurs pour la même idée :
On aurait dit que l’homme pleurait – L’homme pleurait peut-être – il se pouvait que l’homme pleurait – l’homme pleurait-il . – etc.- 1077 vues
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Il y avait chez lui une étincelle, une acuité, qui le déconcertait.
« étincelle » et « acuité » désigne la même chose : le verbe est au singulier.
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C’est drôle, ou triste, quand on y pense, que les gens qui m’ont reproché de trop boire (…) soient les mêmes que ceux dont les regards sales rendaient nécessaires l’alcool et la cocaïne .
Si on analyse la phrase :
1C’est drôle, ou triste proposition principale
2quand on y pense : Proposition subordonnée conjonctive complément circonstanciel de temps
3que les gens soient les mêmes que ceux : proposition subordonnée conjonctive sujet réel du verbe être > verbe au subjonctif
4dont les regards sales rendaient nécessaires l’alcool et la cocaïne : proposition subordonnée relative (antécédent « ceux »)
5qui m’ont reproché de trop boire : proposition subordonnée relative (antécédent « gens »)Seule la proposition qui est sujet réel se met au subjonctif
Les deux relatives (4 et 5) et la proposition CCT restent à l’indicatifNote : le subjonctif ne sert pas à exprimer le doute. Plutôt la virtualité.
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On s’est connus, lui et moi – on s’est connues, elle et moi (deux personnes féminines)
On peut prendre le sens de « nous » et alors on accorde selon le sens.On a toujours besoin d’un plus petit que soi : ici le « on » est neutre et donc masculin singulier.
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Je prends un autre exemple (par souci de clarté) :
Ce sont les élèves le plus souvent récompensés.
« Le plus » est un adverbe d’intensité qui modifie le sens de l’autre adverbe « souvent ». Il est invariable. Il a la même place qu’aurait un autre adverbe par exemple « très » : ce sont les élèves très souvent récompensésCe sont les élèves les plus dissipés de la classe :
Cette fois-ci, » les plus » n’est pas adverbe d’intensité mais c’est un comparatif, il varie selon le nombre : c’est l’élève le plus dissipé de la classe, le genre : c’est l’élève la plus dissipée de la classe.- 1934 vues
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Comme on peut dire « c’est des étreintes » on peut aussi garder le singulier avec le passé simple ou tout autre temps : ce fut des étreintes – ce sera des étreintes – etc. Et ceci parce que « c’est* » est un présentatif, au même titre que « voilà » par exemple. Voilà est un composé de la 2epers. de l’indicatif de voir et de la particule là .
Certains considèrent le pluriel comme appartenant au langage plus soutenu.
*notez le caractère semi figé de c’est : ce sont eux, d’accord, mais ce sommes nous, ce suis moi, c’êtes vous et c’es toi sont impossibles en français moderne.- 518 vues
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Vous aviez déjà posé la question. On vous avait déjà répondu.
Attention aussi à « continuer avec » (au lieu de « continuez ») et « qu’en pensez-vous » au lieu de (quand)- 543 vues
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« Voler en éclats » : le pluriel est simplement logique au sens propre comme au sens figuré.
un éclat est un fragment violemment détaché d’un corps qui explose ou que l’on brise (TLF) — la préposition « en » marque une transformation : celle d’un objet qui se transforme en plusieurs éclats.
On peut évidemment utiliser l’expression au sens figuré.
à ne pas confondre avec « faire un éclat » et ‘un coup d’éclat » où « éclat » à le sens de « scandale ».- 2980 vues
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