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  • Grand maître Demandé le 20 janvier 2025 dans Conjugaison

    Oui, l’explication que donne Chambaron semble convenir au premier abord : « se servir » étant pronominal, le pronom réfléchi ne peut être qu’accordé à la personne du verbe.
    Cependant, avec  « sers-le/sers-nous », etc.  « servir » n’est pas pronominal et  est correct. Servez-nous est correct alors que servons-vous ne l’est pas
    Il faut bien aller chercher ailleurs l’explication et c’est peut-être dans la situation de communication comme le fait Marcel (bien que je ne sois pas entièrement convaincue par les détails de son explication).
    J’avoue échouer à comprendre pourquoi « servez-nous » est possible mais « servons-vous » ne l’est pas.
    Peut-être y a-t-il hésitation entre « se servir » (pronominal) et « servir » non pronominal ?

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  • Grand maître Demandé le 20 janvier 2025 dans Général

    C’est vrai qu’il n’y a pas grand intérêt à isoler « que » dans cette expression
    Néanmoins, en procédant à des substitutions,   on voit qu’il est très possible d’analyser ce « que » :
    1J’attendrai le temps qu’il faudra/ que vous voudrez
    2J’attendrai le nombre de jours qu’il faudra / que vous voudrez
    3J’attendrai le temps dont vous aurez besoin
    4J’attendrai le nombre de jours dont vous déciderez

    4 : dont est pronom relatif COI du verbe décider
    3  : même chose
    2 : que est pronom relatif COD des verbes falloir ou vouloir
    1 : que est pronom relatif COD du verbe falloir ou vouloir

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  • Grand maître Demandé le 19 janvier 2025 dans Question de langue

    La répétition de la préposition n’est pas toujours obligatoire (hormis celle de « à et de « de » qui l’est la plupart du temps).
    Dans le cas d’une coordination, comme ici, on peut ne pas la répéter, à condition de veiller à la clarté.
    Mais dans :  Merci encore à tous les deux pour cet apéro gargantuesque et le taxi jusqu’à la maison, on ressent une « gêne » qui est due au changement de déterminant.
    Utiliser le même déterminant souligne le parallélisme et rend l’énoncé plus clair :Merci encore à tous les deux pour cet apéro gargantuesque et ce taxi jusqu’à la maison ou Merci encore à tous les deux pour l’apéro gargantuesque et le taxi jusqu’à la maison.

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  • Grand maître Demandé le 17 janvier 2025 dans Conjugaison

    D’abord, bien poser ceci :
    – Le futur du (système) passé n’a pas la valeur d’irréel qu’a le conditionnel, même si la forme est la même. Il ne faut pas l’appeler « conditionnel » sous peine d’embrouiller les choses.
    – Dans la phrase : Est-ce que tu as décidé ce qu’on mangerait ce soir ? le verbe manger n’est pas au mode conditionnel. Il est au mode indicatif : c’est le futur du passé et a valeur est la même que celle du futur.
    En effet, la phrase au présent serait : Est-ce que tu décides ce qu’on mangera ce soir ? où on voit apparaître le futur du système présent

    Ensuite :
    Dans la phrase : Est-ce que tu as décidé ce qu’on mangerait ce soir ? le premier verbe, qui introduit la proposition soulignée est au passé  qui est le point d’ancrage de la phrase ; « manger »  doit être exprimé au futur du passé, même si la réalisation de ce fait se situe aussi dans le présent de celui qui énonce cette phrase

    Enfin :
    Le raisonnement est le même pour le futur immédiat du passé.

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  • Grand maître Demandé le 16 janvier 2025 dans Conjugaison

    En changeant de personne, on lève l’homophonie :
    1 Que deviendra-t-il, s’il abandonne son métier ?
    Le conditionnel n’est possible que si le verbe de la proposition subordonnée est mis à l’imparfait. Un imparfait qui n’a pas de valeur temporelle mais une valeur hypothétique :
    2 Que deviendrait-il s’il abandonnait son métier ?

    La phrase 1 exprime l’éventualité; la phrase 2 exprime la potentialité : deux degrés de l’hypothèse

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  • Grand maître Demandé le 15 janvier 2025 dans Général

    Les deux points et le point virgule ont des fonctions différentes. Et donc, rien n’empêche de les utiliser dans une même phrase.
    Les règles de la ponctuation en français | La langue française 

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  • Grand maître Demandé le 15 janvier 2025 dans Accords

    Oui, en effet, il n’y a jamais d’accord. Le pronom « en » étant neutre, le participe passé est invariable.
    Elle s’était bien nourrie, réchauffée par plus de soupes chaudes qu’elle n’en avait jamais bu

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  • Grand maître Demandé le 14 janvier 2025 dans Conjugaison

    Jamais je n’ai dit que je serais absent aujourd’hui.
    Vous avez besoin d’un futur dans la proposition qui rapporte indirectement les paroles. Comme la phrase est au passé, il faut employer le futur du passé*

    La phrase au présent :
    Je ne dis pas que je serai absent demain

    En employant « j’aurais été absent » vous utilisez le conditionnel passé, temps de l’irréel pour un fait qui n’existe pas dans votre présent, et donc vous vous situez dans votre présent pour rapporter des paroles introduites par une principale au passé, ce qui n’est pas cohérent.

    C’est l’adverbe « aujourd’hui » qui vous induit en erreur.
    Si on change aujourd’hui par une autre date, on le voit clairement :
    Jamais je n’ai dit que je serais absent le 30 janvier.
    Je ne dis pas que je serai absent le 30 janvier.

    Le futur antérieur est à utiliser s’il indique une antériorité : dans les exemples ci-dessous,  finir est antérieur à voir
    Jamais je n‘ai dit que j’aurais fini le travail aujourd’hui avant de vous recevoir.
    Je ne dis pas que j’aurai fini le travail demain avant de vous recevoir

    *le futur du passé a la forme du conditionnel mais a la valeur d’un futur dans un discours au passé.

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  • Grand maître Demandé le 13 janvier 2025 dans Question de langue

    Oui, le sens est différent.
    Dans chacun de cas l’adverbe « guère modifie un élément différent :

    Mais au bout d’une vingtaine de minutes, la surprise s’atténue tellement qu’elle ne suscite guère plus de réactions = pas beaucoup plus de réactions : ce qui est modifié par ne guère est l’adverbe « plus ».
    Mais au bout d’une vingtaine de minutes, la surprise s’atténue tellement qu’elle ne suscite plus guère de réactions  = plus beaucoup de réactions :  ce qui est modifié  est le syntagme verbal en gras

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  • Grand maître Demandé le 12 janvier 2025 dans Conjugaison

    Il est vrai qu’hors contexte il est parfois difficile de répondre à ce type de question, mais là, il faut refuser le subjonctif.
    Il y eut cet événement situe les fait énoncé ensuite dans le réel. Par conséquent, sauf contexte très particulier et que je ne parviens pas à imaginer, le deuxième verbe doit être à l’indicatif, temps du réel.
    Il y eut cet événement qu’un enfant naquit tout nu.
    —-
    Voici un cas où le subjonctif est requis :
    Qu’un enfant fût* tout nu fut considéré comme un événement
    Il y a subjonctif parce que la proposition en gras est sujet de l’autre. Une proposition sujet demande toujours le subjonctif.
    * on accepte le présent « soit », l’imparfait  du subjonctif étant de moins en mins employé)

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