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  • Grand maître Demandé le 26 mars 2025 dans Question de langue

    Il faut bien comprendre que, quand dit qu’on écrit « au présent », on signifie qu’on écrit au système du présent ; de même qu’écrire « au passé » signifie qu’on écrit au système du passé.
    Un système est un ensemble. Un système de temps est un ensemble de temps.
    On utilise le système présent quand on situe l’énoncé au moment où on parle. Le temps de base est alors le présent : j’ouvre mes volets. Il fait grand soleil aujourd’hui. Mais je peux vouloir revenir en arrière :  j’ouvre mes volets. Il fait grand soleil aujourd’hui. Ce n’est pas comme hier où il faisait gris et froid. Et me projeter dans un futur :  j’ouvre mes volets. Il fait grand soleil aujourd’hui. Ce n’est pas comme hier où il faisait gris et froid. Je décide qu’alors je partirai plutôt demain et que je profiterai de cette belle journée…
    Le système du présent comporte le présent comme temps de base mais aussi : l’imparfait, le passé composé, le futur, etc. (bien d’autres temps encore)

    On utilise le système passé quand on situe l’énoncé dans le passé. Les temps de base sont le passé simple ou le passé composé et l’imparfait
    De la même façon, quand on utilise le système du passé, on a plusieurs temps à sa disposition.

    Dans votre phrase, le présent évoque une vérité intemporelle qui n’empêche nullement un retour dans le passé

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  • Grand maître Demandé le 26 mars 2025 dans Question de langue

    La locution quant à marque la sélection thématique (= on va parler de). Elle est suivie d’un nom ou pronom  qui est repris dans la suite de la phrase par un pronom.
    Quant à ton petit camarade, il sera chargé de ranger la salle.
    Quant à cette intrusion inattendue, le directeur pense qu‘elle doit être signalée.
    On a le même procédé avec pour : Pour moi, je n’en crois rien.

    Votre phrase : Quant à l’anniversaire des autres, il n’y était pas convié à cause d’elle.  Le pronom qui a été mis en exergue par la locution quant à est Y

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  • Grand maître Demandé le 26 mars 2025 dans Accords

    Alors pourquoi ?
    La phrase réelle est : il a essuyé des larmes sur mes joues
    Selon la règle du participe passé employé avec avoir il n’y a pas accord avec le COD et l’inversion poétique ne change rien.
    On a simplement pris le GN des larmes sur mes joues et on l’a changé de place.
    Des larmes sur mes joues, il a essuyé.
    Il n’y a pas de changement de structure.

    Alors que si on introduit un pronom, on change la construction de la phrase et là, l’accord se fait avec le pronom s’il est antéposé.

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  • Grand maître Demandé le 26 mars 2025 dans Accords

    Tout droit locution adverbiale signifie  suivant une ligne droite.
    Ce ne sont pas les kilomètres qui sont droits, un kilomètre étant une mesure, c’est le mouvement qui est droit. Or, le mouvement est donné par un verbe (qu’il soit ou non sous-entendu) : le verbe « faire » (je les fais en roulant). Et c’est bien un adverbe qu’on adjoint à un verbe pour le modifier, colorer, le compléter.
    Je fais tout droit (en suivant une ligne droite)  les 21 kilomètres

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  • Grand maître Demandé le 24 mars 2025 dans Question de langue

    Reconnaître un COD sans poser la question « quoi? » qui peut être trompeuse.
    Il est quoi ? il est médecin – il se pense un héros : il se pense quoi ? un héros. Or médecin et héros sont des attributs du sujet.

    Pour repérer un COD :
    – employer la formule d’insistance : c’est … que : je mange une pomme> c’est une pomme que je mange
    – pronominaliser : je la mange
    – transformer au passif si le sujet n’est pas un pronom : Pierre mange la pomme : la pomme est mangée par Pierre

    Le COD est un complément « attendu » du verbe. Il peut être aussi sous-entendu.
    Si je mange, je mange forcément quelque chose – si j’attends, j’attends forcément quelque chose.
    Si ce quelque chose est dit, c’est un COD. Sinon, on dit que le verbe est employé de manière absolue (le COD n’apparaît pas)
    Le COD est construit directement auprès du verbe sans préposition entre lui et le verbe.

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  • Grand maître Demandé le 23 mars 2025 dans Question de langue

    Existe, bien entendu  « se vouloir + attribut » = se donner pour, prétendre être : ce journaliste se veut objectif
    à moins d’une pratique linguistique régionale, « se vouloir de + verbe » est incorrect.

    Le présent titre se veut ainsi  propre à qualifier juridiquement ces accords.
    Cette personne se veut capable d’exercer l’intérim. 

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  • Grand maître Demandé le 23 mars 2025 dans Accords

    Il est impossible que quelqu’un comme toi ait dépassé la ligne.

    Que le sujet soit repéré comme le pronom quelqu’un ou  le groupe pronominal quelqu’un comme toi ne change rien à l’accord du verbe.
    Dans le groupe pronominal ou le groupe nominal, ce qui gère l’accord est le pronom ou le nom complémenté.
    Exemples :
    Les feuilles de l’arbre tombent
    Le tableau que j’ai acheté  est dans ma voiture
    Une autre de ces femmes nous a adressé la parole.

    Personne parmi vous ne sortira
    Nous, comme elle  réagissons rapidement

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  • Grand maître Demandé le 22 mars 2025 dans Accords

    La règle que j’ai fait évoluer….
    Ici « faire » a une fonction de semi-auxiliaire. Son participe passé est invariable.
    En effet, « que » (qui reprend « règle ») est COD du verbe évoluer. Un auxiliaire ou un semi-auxiliaire n’a pas de COD.

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  • Grand maître Demandé le 21 mars 2025 dans Accords


    Dans cette phrase  s
    e voir est un auxiliaire* à sens passif.
    La phrase a donc un sens passif :
    ils s’étaient vu assigner une place : sens passif   => on leur avait assigné une place   : sens actif
    « Ils » est sujet mais pas agent. Il est objet attributif. Il devient « leur », complément d’objet direct dans la phrase à sens actif.

    La place qu’ils s’était vu assigner : le pronom relatif « que » est bien COD, mais COD du verbe « assigner », pas de son auxiliaire « se voir »
    En tant qu’auxiliaire, le participe passé de « se voir » est invariable.*

    Il existe en effet d’autres auxiliaire qu’être ou avoir
    TLF :
    Verbe auxiliaire. Verbe qui perdant tout ou partie de sa signification sert à former les temps composés des autres verbes (auxiliaire de temps), ou à exprimer diverses nuances du verbe qu’ils introduisent (auxiliaire de mode ou d’aspect) :

    On appelle verbes auxiliaires, les verbes dont les différents temps servent à composer ceux des autres verbes. Les principaux, et les plus généralement employés, sont sans contredit le verbe être et le verbe avoir;
    Verbes semi-auxiliaires. On appelle quelquefois semi-auxiliaires des verbes qui servent habituellement d’antécédents à des infinitifs ou participes pour former avec eux une sorte de locution verbale : faire savoir, entendre dire

    *Exemple d’invariabilité des participes passés des auxiliaires et semi-auxiliaires :
    – Ces personnes, que j’ai eu rencontrées,  ont depuis longtemps déménagé.
    – La voiture que j’ai fait réparer est dans le garage.
    – Voici l’histoire que j’ai été étonné d’apprendre .

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  • Grand maître Demandé le 20 mars 2025 dans Conjugaison

    Il devait me dire quand le procès devait se dérouler
    correspond, au système passé, la phrase suivante qui est au système présent  : Il doit me dire quand le procès doit se dérouler
     « Doit  se dérouler » est le présent d’un  semi-auxiliaire qui donne à l’infinitif qui suit valeur du futur, ce qui est  un emploi très fréquent du présent
    Dans la phrase au passé, c’est la même chose : le deuxième « devait » est l’ imparfait qui donne à l’infinitif une valeur de futur du passé (un futur pour un énoncé passé).

    Il devait me dire quand le procès se déroulerait
    c
    orrespond , au système passé, la phrase suivante qui est au système présent : Il doit me dire quand le procès se déroulera
    >vous voyez que cette fois-ci, on emploie le futur ( et non plus semi-auxiliaire (devoir) + infinitif un présent à valeur de futur).
    –> la forme « se déroulerait » est un futur du passé  (qui a la forme d’un conditionnel mais qui est un temps de l’indicatif : futur pour un énoncé passé).

    Il devait me dire quand le procès s’était déroulé
    correspond , au système passé, la phrase suivante qui est au système présent :  Il doit me dire quand le procès s’est déroulé
    —> cette phrase dit autre chose : le deuxième verbe est  un passé par rapport à l’énoncé : le plus que parfait et le passé composé indiquent une antériorité

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