Le profil de marcel1
Grand maître
5356
points

Questions
1

Réponses
552

  • Grand maître Demandé le 18 juin 2025 dans Question de langue

    Comme dit dans les interventions précédentes, demeurer n’est pas ici attributif, mais ce qui suit n’est pas un complément circonstanciel (de lieu), c’est un complément essentiel (de lieu) : le verbe demeurer exige en effet un complément, on ne peut dire « il demeure ».

    Cette réponse a été acceptée par Del008. le 19 juin 2025 Vous avez gagné 15 points.

    • 822 vues
    • 4 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 12 juin 2025 dans Général

    Si vous suivez le Tlfi, Larousse, Robert ou encore Usito, vous ne mettrez pas de majuscule quand homme a cette acception. L’Académie dans sa 9e édition introduit une nuance à mon avis potentiellement casse-gueule. Elle précise que dans le domaine scientifique : « Ordinairement avec la majuscule quand il est employé absolument. Mammifère de l’ordre des Primates possédant au plus haut degré les caractères définissant le genre Homo (voir ce mot). Les origines de l’Homme. Les premiers vestiges de l’Homme. L’évolution de l’Homme« .

    Votre phrase relève-t-elle de ce domaine scientifique ? On pourrait être tenté de répondre par l’affirmative, dans la mesure où on peut substituer à homme, Homo sapiens, au même titre que dans les exemples donnés :
    C’est la plus grande forêt plantée par Homo sapiens // Les origines d’Homo sapiens. Les premiers vestiges dHomo sapiens. L’évolution dHomo sapiens.
    Mais on peut opérer cette substitution dans d’autres exemples donnés par l’Académie pour lesquels elle ne met pas de majuscule : la nature de l’homme / la condition de l’homme > la nature d’Homo sapiens, la condition d’Homo sapiens.

    Bref, c’est casse-gueule. J’aurais tendance à suivre la majorité des lexicographes et à ne pas mettre de majuscule, d’autant que l’Académie précise « ordinairement », donc non systématiquement. Intuitivement, il me semble d’ailleurs que ce soi-disant usage ordinaire est plutôt minoritaire (dans les ouvrages de biologie, ethnologie, philo, etc.), mais c’est une intuition possiblement erronée.

    • 1117 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 9 juin 2025 dans Général

    De même que l’on dira : Cette question, j’en connais la réponse (et non J’y connais la réponse, sauf peut-être dans certaines régions).

    Je pense qu’il y a là un conflit entre la morphosyntaxe et la sémantique.

    Morphosyntaxe : ce complément du nom est tiré d’un verbe qui se construit avec la préposition à : répondre à une question ; dans ce cas généralement le complément du nom conserve la préposition du verbe, on a donc logiquement la réponse à la question.

    Sémantique : le lien entre le complément et le complété est de l’ordre de l’appartenance ; sens qui est normalement porté par la préposition de. Cette donnée sémantique est manifestement plus forte que celle morphosyntaxique et c’est ainsi que la préposition à est traitée comme un de et pronominalisée avec les pronoms (dont / en) associés à cette dernière préposition (c’est peut-être d’autant plus facile que la préposition à peut également signifier l’appartenance > Une idée à moi, Le voisin à mon père, etc.)

    • 839 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 7 juin 2025 dans Question de langue

    Les deux formes sont possibles avec la nuance suivante :
    Voila quoi se mettre sous la dent / quoi manger = on va se mettre sous la dent / on va manger un agneau/de l’agneau.
    Voilà de quoi se mettre sous la dent / de quoi manger = cet agneau va fournir ce qu’il nous faut à manger.

    • 859 vues
    • 4 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 22 mai 2025 dans Question de langue

    Sémantiquement, les deux options sont parfaitement acceptables. Il semblerait que l’usage privilégie le féminin, mais le Tlfi donne le masculin.

    • 2872 vues
    • 4 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 17 mai 2025 dans Accords

    Joëlle vous a fort bien répondu, je lui pique son exemple avec lien de filiation et avec une formulation à peine moins alambiquée que la vôtre :
    Le célèbre épicier, qui prend soin avec son épouse de son fils / de leur fils lourdement handicapé depuis 30 ans maintenant, a rencontré aussi la philatélie.

    Le choix entre les deux déterminants me semble fort clair : son si le commerce appartient au seul épicier, leur si l’affaire appartient au couple.

    • 617 vues
    • 7 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 14 mai 2025 dans Accords

    L’argument du pluriel qui ne s’entend pas est tout de même très faible. Si dans Un monde sans animaux, on met animal au pluriel, ce n’est pas parce que le pluriel est audible, mais parce que le sens requiert un pluriel.

    Donc soutenir que bien qu’on mette le pluriel dans Un monde sans animaux, on ne le mettrait pas dans Un monde sans hommes sous prétexte que « faute [d’]entendre [le pluriel], c’est le cas de base  [i.e. le singulier] qui reste en place par défaut »* n’est pas recevable.

    Alors évidemment, quand le pluriel n’est pas audible, les occurrences au singulier existent (même si elles restent minoritaires par rapport au pluriel), alors qu’elles sont très logiquement absentes lorsqu’il est audible.

     

    * Le « (ou même si cela s’entend d’ailleurs) » a été rajouté après ma réponse ; donc Un monde sans animal ? Un visage sans œil ?

    • 1787 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 9 mai 2025 dans Conjugaison

    Ce chien est stérile, ils ne peuvent pas / ne pourront pas en faire un étalon.
    > Si ce chien n’était pas stérile, ils pourraient en faire un étalon.

    Ce chien est stérile, ils n’ont pas pu en faire un étalon.
    > Si ce chien n’était pas stérile, ils auraient pu en faire un étalon.

    Ce chien était stérile, ils n’ont pas pu en faire un étalon.
    > Si ce chien n’avait pas été stérile, ils auraient pu en faire un étalon.

    • 1562 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 6 mai 2025 dans Conjugaison

    Se ruer est un verbe pronominal autonome, par conséquent, le participe passé s’accorde en effet, mais non avec se qui ici n’est pas analysable (on ne rue pas quelqu’un ou quelque chose > Les patrons ont rué eux-mêmes), mais avec le sujet (les patrons).

    • 892 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 5 mai 2025 dans Général

    Il n’y a pas de trait d’union et le plus logique est de laisser découverte au singulier > Des sorties découverte.

    Découverte est ici un substantif en fonction épithète. Deux cas sont alors possibles : soit le substantif vient en qualification, soit il vient en complémentation.

    Le substantif vient en qualification quand on peut établir une équivalence entre les deux noms :
    un artiste vedette = un artiste qui est une vedette.
    Alors, le substantif épithète, à la façon de l’adjectif qualificatif, s’accorde en nombre avec le nom qu’il complète > Des artistes vedettes.

    Dans le cas qui nous occupe, peut-on dire que les sorties sont des découvertes ? Non, par conséquent découverte ne vient pas en qualification, mais en complémentation, à la façon d’un complément du nom avec ellipse des préposition ou proposition introductrices.
    Alors le substantif épithète prend la marque du pluriel en fonction du sens.
    Comment analyser une sortie découverte ? Ce n’est pas tant une sortie au cours de laquelle on va faire une ou des découvertes, qu’une sortie au cours de laquelle on va à la découverte de …
    Par conséquent, que sortie soit au singulier ou au pluriel, découverte devrait logiquement rester au singulier.

    L’usage suit majoritairement ce principe, mais on trouve des occurrences de découverte au pluriel quand sortie l’est également, en revanche à peu près pas de découverte au pluriel quand sortie est au singulier.

    Cette réponse a été acceptée par DAVID Sophie. le 6 mai 2025 Vous avez gagné 15 points.

    • 1111 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes