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L’analyse de risque(s) est une expression technique issue du domaine financier. Elle est relativement récente (voir ICI l’historique) et a été empruntée au monde anglo-saxon qui en a formalisé le périmètre, les méthodes et la législation, notamment pour les banques.
Faute d’article (du risque, des risques), le singulier et le pluriel se retrouvent couramment en français à la différence de l’anglais qui emploie massivement le singulier (risk analysis, risk management, risk manager).- 1020 vues
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Dans cette phrase, le pronom on est impersonnel et commande donc le singulier.
« Cela signifie qu’il y a dix ans, on était passé à un pourcentage de 8,5 %. »- 452 vues
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Les « règles » qui régissent l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir sont parfois proches de l’incompréhensible.
Ainsi, avec le pronom en comme vous pourrez le constater en lisant le billet du Projet Voltaire et en faisant les exercices associés.
En théorie on devrait accorder si en représente une quantité dénombrable (des femmes, j’en ai connues ) mais pas s’il est partitif et mis pour un indénombrable (de la confiture, j’en ai mangé ).
Personne ne sait expliquer pourquoi il a été décrété que l’accord ne se faisait jamais, ce qui rend encore plus absurde la règle générale déjà tortueuse.
Que vous accordiez ou non dans votre exemple, personne ne pourra donc vous contredire de manière raisonnée…
Bon courage !
PS Dans les concours et l’enseignement, cet accord est considéré comme libre (voir les Tolérances grammaticales de 1977, chapitre 11). Par ailleurs, une autorité comme le Grevisse cautionne aussi cette position.
Cette réponse a été acceptée par Nuage. le 29 juillet 2024 Vous avez gagné 15 points.
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Oui, l’utilisation de trouver au sens d’imaginer, penser, se représenter est classique. On peut donc trouver quelque chose impossible, idéal, curieux, bizarre ou… impensable.
On peut rappeler que le mot d’origine, le latin médiéval *tropare signifiait tourner, retourner. Appliqué au sol, il a donné le sens courant de trouver, découvrir (un trésor, un objet puis une une idée par exemple) ; de manière figurée, on le retrouve (!) dans trouvère (ou troubadour), qui est celui qui sait « tourner » les mots.- 493 vues
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En complément des autres réponses, on peut aussi rappeler que le présent de l’indicatif traduit en français ce que l’on appelle une « vérité générale » comme on en trouve dans les sentences et proverbes : « Mieux vaut tenir que courir », « Il vaut mieux faire envie que pitié », « Il faut savoir partir à point ».
L’usage du conditionnel remet souvent la phrase dans un contexte personnel ou particulier. Comparez : « Il vaut mieux partir rapidement » et « Il vaudrait mieux que tu partes immédiatement ».- 2128 vues
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Comme fort bien dit dans une autre réponse, le pluriel n’apporte rien dans ce cas précis, même s’il n’est pas grammaticalement répréhensible.
Cela dit, si vous êtes le rédacteur, vérifiez la conformité de la tournure relativement à des tulipes. Ce sont des plantes à bulbe qui ne produisent pas à proprement parler des « boutons » à partir de bourgeons comme le font d’autres végétaux (typiquement les rosiers). Je ne suis pas botaniste mais on entend rarement parler de « boutons de tulipe » sinon par abus de langage. À voir avec un fleuriste près de chez vous…- 445 vues
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Pour des raisons qui m’échappent, cette expression fait couler autant d’encre qu’une campagne électorale. Cela finit par lasser…
Le billet de Sandrine Campese récapitule les différents éléments et les multiples commentaires n’y ajoutent rien. Faites votre idée et écrivez ce qui vous semble le plus logique. Personne ne pourra vous condamner.
Il y a des dizaines d’expressions peu claires dans ce cas. Il y en a qui sont gravement déformées sans que cela fasse remuer quiconque : qui s’étonne d’entendre parler de cris « d’orfraie » alors qu’à l’évidence c’est la chouette « effraie » qui a un cri strident ? (Voir et écouter la comparaison ici).Cette réponse a été acceptée par Cocojade. le 2 juillet 2024 Vous avez gagné 15 points.
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Question intéressante et inédite ici (il me semble).
L’usage de très comme adjectif (et non seulement comme adverbe) est antérieur aux classifications et préconisations des grammairiens du XVIIe siècle, dont l’Académie française. En fin de message, on trouvera par exemple des attestations médiévales avec « très ami ».
L’Académie lui a fait la chasse mais avec un succès limité puisque toutes ces expressions que vous citez avec Larousse se sont maintenues à l’oral ou même parfois à l’écrit (exemple de ce très-envie en 1732). C’est donc finalement une forme d’archaïsme que l’on utilise et non une dérive familière moderne.
Le plus amusant est que les substituts proposés par l’Académie (grand faim, grand soif, etc.) sont eux-mêmes des archaïsmes dans lesquels l’adjectif grand ne s’accorde pas en genre.
NB À ma connaissance, cette difficulté ne fait pas partie des embuches des différentes certifications.——
Extrait du DMF (très) : …il ne semble pas que .I. homme puisse estre tres amy a pluseurs pour ce que il ne puet pas amer pluseurs. (ORESME, E.A., c.1370, 490). Et celui qui oeuvre selon entendement et qui met sa cure en entendement par speculacion, il semble estre tres bien disposé, et tres ami ou tres amé de Dieu. (ORESME, E.A., c.1370, 529). Joseph, tres amy chier… (Pass. Autun Biard F., 1470-1471, 124).Cette réponse a été acceptée par Cocojade. le 2 juillet 2024 Vous avez gagné 15 points.
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Vous avez vous-même bien travaillé la question et il y a peu à ajouter sur le fond. La suffixation des mots (dans toutes les langues, anciennes ou modernes) est un sujet de linguistique assez courant et elle dégage souvent des tendances marquées à la hausse ou à la baisse.
Reflet de la manière de penser de notre époque, la désinence -isme se classe parmi celles ayant la plus forte vitalité (voir à ce sujet cet article du TLF-CNRTL). Seul manque l’ismisme (de mon cru) qui est l’habitude de créer des mots en -isme.
Rien ni personne n’empêchera quiconque de créer des mots mais c’est l’usage qui en disposera.- 2121 vues
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C’est un peu sommaire comme accompagnement mais tout-à-fait correct.
En revanche, selon les bonnes pratiques promues pour les messages électroniques, c’est insuffisant et à éviter comme « objet » du message car cette phrase ne contient aucune information sur le contenu lui-même.- 3450 vues
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