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Au passé et au présent dans la principale , les formes au superlatif appellent le subjonctif dans la subordonnée. C’est ainsi, c’est idiomatique, c’est une affaire d’usage plus que de théorie :
– « C‘est le plus beau triomphe qui soit, que Rome ait connu depuis longtemps. »
– « Cela a (avait) été le plus beau triomphe que Rome eût connu. »
En revanche, au futur, comme il n’y a pas de temps du subjonctif associé, on repasse à l’indicatif :
– « Cela sera le plus beau triomphe que Rome aura connu. »
NB Le ne explétif est ici assez malvenu. Il vaut mieux le supprimer.PS Je précise qu’il s’agit des formes du superlatif dit « absolu ». Les formes relatives (entre des éléments identifiés) impliquent en général l’indicatif.
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Votre tournure en exemple est ambigüe et ne permet pas de répondre franchement : est-ce le vert qui est glacé (je ne connais pas cette teinte) ou les yeux (en fait le regard qui est glacial) ?
Le second adjectif ou participe ne s’accorde pas s’il modifie le premier, en exprime une nuance : des yeux vert foncé = des yeux d’un vert foncé (foncé est une nuance du vert). Mais on accorde s’il se rapporte à ce nom : des yeux verts agressifs.
Le trait d’union ne se justifie que si deux couleurs sont associées dans un mélange : des yeux bleu-vert (c’est une teinte spécifique) mais des yeux bleu et vert (juxtaposition de deux couleurs séparées).Cette réponse a été acceptée par Nuage. le 29 août 2024 Vous avez gagné 15 points.
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Le ne que vous utilisez dans votre exemple est dit explétif. Il n’est pas nécessaire syntaxiquement comme dans une locution à fonction négative (de type ne… que…). C’est un reste de tournures anciennes, plutôt littéraires, que l’on trouve surtout à l’écrit, mais de moins en moins.
Vous pouvez donc l’employer dans la langue courante mais avec les habituels risques de trouble voire de confusion. Les nombreuses questions régulièrement posées à ce sujet sur ce site prouvent une mauvaise compréhension de ces tournures.- 1816 vues
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Sur un plan typographique, les points de suspension sont systématiquement suivis d’une espace mais il n’y a une majuscule ensuite que si une autre phrase commence.
Ce n’est évidemment pas le cas si vous en faites un outil pour ménager une surprise, mettre en valeur un contraste puisqu’il ne faut justement pas casser l’enchainement.
« Il s’y refusait catégoriquement… jusqu’à ce qu’il apprenne la vérité. »
« Il s’y refusait catégoriquement jusqu’à ce qu’il apprenne… la vérité. »- 645 vues
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Cette tournure est bien connue dans le monde judiciaire et carcéral. Dans les deux cas, le mot « ferme » est employé comme adverbe . Les années elles-mêmes ne sont ni fermes ni molles, elles sont comptées fermement, autrement dit « sans possibilité de raccourcissement » ou « sans sursis » pour de la prison.
Plus d’explications dans ce billet.- 1037 vues
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Il n’y a pas de mystère, le participe en apposition s’accorde avec le pronom (ou nom) auquel il se rapporte, donc « arrivé à bon port, chacun rejoint son logement » (à comparer avec « arrivés à bon port, tous rejoignent leur(s) logement(s) ».
PS Je vois qu’une nouvelle réponse soulève un doute sur l’accord qui pourrait prétendument se faire avec des éléments non présents dans la phrase. Il s’agit là d’une construction défectueuse appelée anacoluthe. Même si on la trouve hélas sous des plumes autorisées (exemples chez Mérimée, Léo Mallet, Michel del Castillo et d’autres depuis Racine), elle reste bancale et sème la confusion dans une phrase. Comme le rappelle Bruno Dewaele, référence du Projet Voltaire, on doit l’éviter. Un participe détaché, présent ou passé, se rapporte au nom auquel il est apposé, pas à un autre.
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Il n’y a pas vraiment de différence d’intensité entre ces trois adverbes. Il s’agit plutôt des domaines d’emploi habituels : bien est une forme souvent familière, très est l’adverbe le plus courant et fort est plus littéraire et « écrit ».
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Les deux constructions semblent être utilisées indifféremment de nos jours (où était plus fréquent auparavant). Voir le graphe de fréquence (singulier+pluriel) pour le XXe siècle. Je n’ai pas trouvé trace de différence de sens.
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D’une manière générale, le trait d’union s’utilise pour former des noms composés ayant un sens spécifique par rapport à la simple juxtaposition des éléments qui le composent.
Ici il ne s’agit que d’évoquer le tranchant double d’un objet, ce qui ne justifie pas un trait d’union. Sinon on va en mettre partout…- 563 vues
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Cette anomalie bien connue a été corrigée par les rectifications orthographiques de l’Académie française en 1990. Comme dans appeler, on ne double le L que si la prononciation le requiert.
Il est évident, à écouter et lire les médias qui utilisent massivement ce mot, que la normalité met du temps à revenir. Mais vous pouvez donc maintenir votre position sans trembler si vous êtes cohérent avec votre propre prononciation. De mon côté, je n’entends jamais « un interpèlé », c’est une prononciation biaisée et forcée.- 2998 vues
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