Le profil de Chambaron
Grand maître
23533
points

Questions
27

Réponses
2933

  • Grand maître Demandé le 28 novembre 2024 dans Question de langue

    Il est fréquent qu’un complément circonstanciel soit encadré par deux virgules (une seule en début ou en fin de phrase), ce qui signale qu’il est déplaçable ou amovible :
    « [Au sein de l’aéroport Charles-de-Gaulle,]  un enfant trottine délaissé… »
    Mais si vous inversez sujet et verbe, vous fermez cette possibilité et la virgule d’incise doit donc disparaitre :
    « Au sein de l’aéroport Charles-de-Gaulle trottine un enfant délaissé… »
    Vous ne pourriez pas commencer la  phrase directement par trottine.

    Cette réponse a été acceptée par Pompadour. le 28 novembre 2024 Vous avez gagné 15 points.

    • 493 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 27 novembre 2024 dans Général

    Comme tout bon titre d’ouvrage littéraire, celui-ci est fait pour capter l’attention et donner envie d’en savoir plus. On ne sait donc à ce niveau ce à quoi le pronom en se réfère et qu’on est susceptible de découvrir en achetant le livre et en le lisant.
    Cela étant, il joue aussi d’un usage indéterminé de ce pronom lorsqu’il ne renvoie à aucun objet identifié comme dans « je m’en fous » ou « je m’en vais ». Ce peut être un détournement de « moi, ce que j’en dis… ».

    PS Eu égard au gout de d’Ormesson pour les citations, il est aussi possible qu’il y ait là une réminiscence d’un célèbre poème d’Aragon :
    « Et j’en dirais et j’en dirais
    Tant fut cette vie aventure
    Où l’homme a pris grandeur nature
    Sa voix par-dessus les forêts
    Les monts les mers et les secrets
    Et j’en dirais et j’en dirais »

    • 523 vues
    • 4 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 26 novembre 2024 dans Accords

    > D’autres éléments sont présentés dans votre même question du 26 novembre 2024.

    • 1821 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 26 novembre 2024 dans Accords

    Je suis très heureux que l’on puisse disposer de la réponse directe du Robert qui sème le doute et a fait tache d’huile chez certains comme J.-P. Colignon. aussi cité dans la réponse de marcel1.
    Paradoxalement, bien qu’elle aille à l’encontre de ma propre réponse, je m’en félicite au plus haut point.  Elle prouve en effet à quel point l’actuelle règle d’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir est dénuée de sens. Comme j’en suis depuis longtemps un fervent détracteur, cette étrange position d’un dictionnaire de référence va dans le bon sens. Elle donne un coup de couteau supplémentaire à cette sacro-sainte norme qui ne fait que répandre la confusion.
    In fine, vous avez le choix entre :
    – respecter l’usage et la tradition et accorder le participe ;
    – accompagner les évolutions grammaticales en cours et ne pas accorder.

    PS Si vous vous intéressez à la question des évolutions en cours dans l’enseignement du français, vous pouvez regarder de près le rapport du Conseil scientifique de l’Education nationale de juin 2024 qui va servir de base aux futures règles enseignées à l’école. 
    Les éléments relatifs au participe passé se trouvent en pages 22-24 avec la préconisation d’invariabilité dans l’encadré récapitulatif de la page 24.

    • 557 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 26 novembre 2024 dans Question de langue

    Le vocabulaire de la gastronomie a une tendance a être ronflant et un peu boursoufflé.
    Le terme appétence a survécu comme synonyme technique ou littéraire d’envie, de désir et surtout d’appétit. Il entretient avec son dérivé appétent le même rapport que compétence avec compétent (de la même famille) et s’applique à une personne qui manifeste cette disposition. Il est donc abusif de parler d’un « plat appétent » mais la langue populaire lui a fait subir le même transfert que gourmand ou curieux : de la personne on est passé à l’objet. C’est bien pour éviter cela que appétissant avait été formé et qu’il plus adapté. La langue médiévale disait plutôt appétable.
    Dans tous les cas, il vaut mieux éviter la graphie appétant , forme du participe présent, puisque le verbe appéter est obsolète depuis longtemps. 

    • 4673 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 26 novembre 2024 dans Général

    L’emploi d‘étreinte est ici parfaitement justifié. Même si ce n’est pas agréable dans ce cas précis, il s’agit bien du fait de « serrer avec force dans ses bras ».
    Cette idée de serrer se retrouve dans les mots de la même famille (contraindre, astreindre, restreindre).

    Cette réponse a été acceptée par Anaislyd. le 26 novembre 2024 Vous avez gagné 15 points.

    • 380 vues
    • 1 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 25 novembre 2024 dans Accords

    Il semble bien que ce soit le genre autobiographique qui soit défini. Mais il faut supprimer la virgule malencontreuse qui isole le participe du mot auquel il se rapporte.
    Donc :  « les spécificités du genre autobiographique défini par tel critère. »
    Il faudrait néanmoins disposer de la phrase complète pour se prononcer avec certitude.

    PS Au vu de la phrase complète, c’est bien le genre qui est défini par Ph. Lejeune. D’ailleurs, y aurait-il un intérêt à mettre en évidence des spécificités déjà définies par l’auteur ? En tout cas, la virgule (ou son absence) prend à l’écrit tout son sens.

    • 1975 vues
    • 5 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 25 novembre 2024 dans Question de langue

    Comme dit maintes fois sur ce site, le mots explétifs (dont le ne ici n’est qu’un cas) ont pour caractéristique principale de faire douter le lecteur du sens à leur donner.
    Autant donc les éviter, même si certains les parent de vertus stylistiques, vague héritage de la langue du XVIIe siècle.
    Votre conclusion est fondée : le ne est ici superflu sauf s’il est réellement à valeur négative (« rien qui n’étaye pas votre théorie » = « je n’ai rien à dire d’autre que des choses qui confirment votre théorie ») ce que seul le contexte peut éclairer.

    • 448 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 25 novembre 2024 dans Accords

    Les verbes croire, penser, dire et bien d’autres peuvent aussi être des verbes attributifs et il s’agit donc d’accorder l’adjectif attribut avec le nom (cas similaire aux verbes d’état comme être, paraitre, sembler). 
    Donc: « Informations que j’aurais pensées inutiles. »
    NB Faute d’une bonne analyse,  cette erreur d’accord  se retrouve parfois dans des textes pourtant relus (voir en exemple cette analyse de fréquence qui donne accès aux différentes attestations littéraires des deux graphies). À noter, entre autres, un  extrait de Victor Hugo avec l’accord.

    • 1821 vues
    • 3 réponses
    • 0 votes
  • Grand maître Demandé le 25 novembre 2024 dans Question de langue

    Il est étonnant de trouver une telle confusion chez un éditeur reconnu (Éditions Anne Carrière) mais tout arrive à une époque où l’on rogne sur les frais de relecture-correction.
    Il y a bien mélange entre les différentes tournures et vous trouvez les bonnes formes dans la réponse de Ouatitm. On a (ou pas, sans intermédiaire) affaire à quelqu’un ou quelque chose , pour le reste c’est « à faire » avec la construction adéquate.

    • 932 vues
    • 2 réponses
    • 0 votes