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Comme le précisent trois réponses déjà données à ce jour, on change quelque chose ou quelqu’un de place, le verbe changer est ici transitif direct.
Imaginer, en allant exhumer un exemple de 1606, que quiconque dit ou écrit de nos jours « changer de place à quelqu’un ou à quelque chose » est un signe de confusion mentale. Le verbe admettra une construction indirecte uniquement si un complément direct existe déjà par ailleurs : « on l’a changé de place en classe. », « on lui a changé sa place en classe » (familier), « on a changé sa place en classe. »- 1083 vues
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Les titres de civilité écrits dans le texte courant ne prennent normalement pas de majuscule (c’est un tic moderne de nature sociologique plus que typographique).
Celle-ci peut néanmoins réapparaitre pour des raisons stylistiques si le mot est affecté d’une valeur absolue (le terme Madame désignera alors dans tout le texte la même personne, sans ambigüité) ou par dérision : « Pendant que Madame sortait le chien, Môssieur rentrait les poubelles. » (C’est une forme pastichant les appellations en vigueur au sein de la bourgeoisie dans sa relation avec les domestiques)- 2112 vues
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Le français, en particulier écrit, est une langue très analytique et la répétition des prépositions est un principe largement répandu. C’est la clarté qui est en jeu, surtout dans des phrases longues. Il est donc plus pertinent de s’interroger sur les cas moins fréquents où l’on peut s’en dispenser que sur ceux où elle est « obligatoire » ou simplement recommandée.
En dehors de quelques prépositions bien identifiées (hors, hormis, y compris par exemple), l’absence de répétition peut se justifier pour donner stylistiquement un aspect de bloc à plusieurs éléments :
– J’écrirai à Jacques et à Françoise. (individus isolés)
– J’écrirai à Jacques et Françoise. (affirmés comme un couple ou pour une lettre unique aux deux).
Dans l’exemple que vous donnez, rien ne justifie vraiment l’omission de la seconde préposition.NB Analyse détaillée sur les ambigüités de la non-répétition dans cet article.
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Je ne vois aucune incompatibilité entre un point d’interrogation et un deux-points, mais il est vrai que cela n’est pas très courant.
On peut aussi interpréter la phrase comme une formulation rhétorique (aucune réponse n’est attendue). Il s’agit alors d’une instruction plus que d’une interrogation réelle et le point d’interrogation devient superflu.- 1221 vues
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Comme pour toute incise (virgules, tirets, crochets), on doit pouvoir retirer un segment entre parenthèses sans toucher le reste.
Pas de majuscule à l’intérieur des parenthèses et point normal en fin de phrase.- 1058 vues
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Il y a deux lectures possibles de la phrase selon le contexte :
– « des personnes comme nous » se rapporte aux locuteurs : « Même des personnes comme nous avons dû l’accepter. »
– « des personnes comme nous » se rapporte à d’autres personnes comparées aux locuteurs : « Même des personnes comme nous ont dû l’accepter. »
L’accord est préférable avec le sujet réel, même si on peut tolérer la seconde phrase dans les deux cas : « Quelqu’un comme moi ne peut pas accepter cela. » (accord avec le sujet apparent)- 1368 vues
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Grammaticalement, les adjectifs de couleurs s’accordent pour des objets monochromes mais restent invariables pour des objets multicolores. Dans votre cas : « Les variétés rouges et noires sont meilleures pour la santé. » (s’il y a bien entendu plusieurs variétés de chaque couleur)
NB La règle n’étant pas connue de tout le monde, vous pouvez préférer une formulation moins ambigüe : « Les variétés rouges ou noires sont meilleures pour la santé. », « Les variétés soit rouges soit noires sont meilleures pour la santé. »- 905 vues
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On ne trouve pas des traits d’union dans « tous » les tous les toponymes.
C’est un signe qui permet conventionnellement d’identifier rapidement les entités administratives publiques (communes, départements, régions, pays). Mais beaucoup de noms « privés » s’écrivent selon le gout de leur propriétaire et c’est le cas, entre autres, des stations de ski. Il faut alors se reporter à la graphie d’usage, figurant en général sur les documentations du propriétaire.
NB La tradition typographique ne dote pas non plus les lieux-dits de traits d’union, même si cela se rencontre parfois. La majuscule suffit à identifier le toponyme : « Mon portail donne sur le carrefour des Quatre chemins. » En zone urbaine, les quartiers (ex. la Belle de Mai, à Marseille) sont différenciés des voies (la rue de la Belle-de-Mai).- 937 vues
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Le lendemain, la veille, le jour même et d’autres formes sont le pendant au discours indirect de demain, hier et aujourd’hui dans une narration au passé (éventuellement au futur) :
« Je viendrai demain, disait-il » devient « il disait qu’il viendrait le lendemain ».- 3964 vues
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Au regard de la concordance des temps l’imparfait du subjonctif est plus conforme mais le présent est acceptable et de plus en plus courant.
Le premier souligne la concomitance des actions, le second rend les subordonnées plus intemporelles.
PS Au vu d’autres réponses je précise que la nuance subjonctif-indicatif est souvent difficilement perceptible. Ma seconde phrase ne visait que votre exemple.Cette réponse a été acceptée par Christall. le 12 septembre 2024 Vous avez gagné 15 points.
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