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Lorsque plusieurs sujets sont en gradation (ascendante ou descendante), on considère que ces sujets ne se cumulent pas pour l’accord du verbe mais qu’ils sont englobés dans le dernier. Si celui-ci est au singulier le verbe reste donc au singulier : « Pas un animal, pas une personne n’est venue. » (avec accord de proximité au féminin) Dans cet exemple l’inversion aurait été souhaitable pour marquer l’absence par la gradation : « Pas une personne, pas un chat, pas une souris n’est venue. »
Si le rédacteur veut vraiment cumuler les sujets, ils doit formuler autrement, avec des conjonctions de coordination.- 926 vues
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C’est bien le pluriel qui s’impose : « Il n’est, sans conscience de les avoir, ni qualité utile ni défaut surmontable. »
La forme ni… ni… est ici l’inverse de ou, conjonction par nature inclusive, c’est-à-dire appelant un pluriel (sauf les cas où les termes s’excluent clairement). On peut renverser les éléments pour rendre cela plus sensible : » Sans conscience de les avoir, il n’est ni qualité utile ni défaut surmontable. »
NB Ni est une conjonction de coordination qui dispense « normalement » de la virgule entre éléments coordonnés, en particulier dans une phrase courte. On constate de nos jours une tendance à surponctuer avant et, ou, mais. Dans des aphorismes, la ponctuation jouant un rôle important, vous pouvez vous poser la question. La virgule met en relief mais elle casse aussi l’enchainement. En tout cas, elle ne doit pas être systématique (parcourir La Rochefoucauld pour s’en convaincre)…- 807 vues
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Oui, il faut accorder puisque le qualificatif en question (intelligent) se rapporte à hôtels , nom au pluriel.
« Cela a valu à ces rebelles le qualificatif de marginaux. »
« Cela a valu à ces reptiles le qualificatif d’animaux de compagnie. »Cette réponse a été acceptée par AntM. le 3 septembre 2024 Vous avez gagné 15 points.
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Comme souvent, il s’agit là d’un complément à valeur générale qui reste au singulier par défaut.
Si le pluriel a un intérêt quelconque pour le sens, il vaut mieux le marquer nettement, en particulier via un déterminant : « Le début des techniques des (liées aux, relatives aux) enquêtes criminelles. »- 529 vues
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Quand il est vraiment adjectif (placé après un déterminant), feu est mis pour défunt et s’accorde normalement : ma feue mère, la feue reine, etc.
Avant l’article ou sans article, c’était sous l’Ancien Régime une formule protocolaire héritée du latin qui remplaçait uniformément les titres honorifiques (Sa Majesté, Son Altesse) des dignitaires décédés, d’où l’invariabilité. C’est désormais un archaïsme qu’il est un peu inutile de décortiquer.
À noter qu’il ne s’emploie que pour des personnes disparues récemment (qu’on a pu connaitre vivantes) et non pour des personnages morts depuis des générations…- 562 vues
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Il y a deux sens à la préposition jusque, assez proches pour le sens mais à ne pas confondre pour la construction :
– jusque avec la signification de même, en général suivi d’une autre préposition comme dans, chez, sur, sous, devant, etc. C’est le cas de votre exemple : « Je m’évertue à le chercher jusque dans le salon. » (même et y compris dans le salon)
– jusque avec le sens de « dans l’intervalle de » (sans dépasser le point indiqué) . On le trouve essentiellement sous la forme jusqu’à (jusqu’au). « Je l’ai cherché jusqu’au bout du bâtiment. » (entre l’endroit où l’on est et l’extrémité du bâtiment).Cette réponse a été acceptée par MaryT. le 2 septembre 2024 Vous avez gagné 15 points.
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Même si on ne le détecte qu’à l’écrit (puisque alpiniste est épicène), les deux graphies n’ont pas le même sens :
– Un des alpinistes les plus doués : alpiniste renvoie à une catégorie non sexuée. La personne fait partie des meilleurs, tous sexes confondus.
– Une des alpinistes les plus douées : on ne parle que des alpinistes femmes, c’est donc plus restrictif.
Exemple plus flagrant :
– George Sand est un des meilleurs auteurs de sa génération (femmes et hommes confondus) ;
– George Sand est une des meilleures autrices de sa génération (uniquement parmi les femmes qui ont écrit).
Les revendications récentes sur la féminisation à outrance ont brouillé cette distinction classique. Si l’on féminise n’importe comment, on finit par enfermer les gens dans des catégories et par les diminuer.- 569 vues
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La question n’est pas vraiment la préposition elle-même car le même choix cornélien se pose pour sans comme pour avec. Comme on n’entend pas la différence, on dit qu’on peut accorder à l’écrit « selon l’intention » : le singulier évoque la matière (du sucre), le pluriel les morceaux (des sucres). On voit donc aussi bien avec sucre ou avec sucres et de la même manière sans sucre ou sans sucres.
Il en va de même avec toutes les tournures de ce type.- 1720 vues
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La construction que vous évoquez (si… et que…) est destinée à éviter la répétition de si (on devrait écrire si… et si…).
Dans le premier cas, le mode verbal après que est habituellement le subjonctif (c’est étonnant mais c’est ainsi de longue date) bien que l’indicatif soit de plus en plus admis. Dans le deuxième cas on conserve l’indicatif après le second si. Voir l’analyse au dernier point de cet article.
Il faut néanmoins toujours assurer la concordance des temps :
« Si les arbres étaient un décor peint et que les roses fussent artificielles, on pourrait comprendre. »
« Si les arbres étaient un décor peint et que les roses étaient artificielles, on pourrait comprendre. »
« Si les arbres sont un décor peint et que les roses soient artificielles, on peut comprendre. »
« Si les arbres sont un décor peint et que les roses sont artificielles, on peut comprendre. »- 540 vues
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Les questions sur les mots explétifs (ici l’article défini le ou la ) sont fréquentes sur ce site. Les autres sont de, que et ne.
Chacun sait qu’ils sont purement optionnels et assez inutiles mais cela crée justement un doute, nuit souvent à la clarté et à l’apprentissage. Contrairement à ce que disent certains sites, ce n’est pas plus soutenu, c’est uniquement de l’hypercorrection , la crainte de faire une erreur par rapport à un prétendu code que personne n’a jamais explicité. Même s’ils sont tolérés, on est en droit de recommander de s’en passer au titre de la logique.
NB L’exemple le plus connu est celui de « qu’on », que l’Académie a banni au XVIIe siècle parce qu’on entendait « con ». Elle a forcé l’usage de « que l’on » pour des raisons qui n’ont rien de syntaxique. Au XXIe siècle, on traine encore ce boulet…- 2517 vues
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