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Je n’ai pas connaissance qu’un ouvrage fasse plus autorité qu’un autre en matière grammaticale, en tout cas sur l’aspect normatif.
Sinon, on ne peut que saluer la parution en 2021 de la G.G.F., la Grande Grammaire du français (Édition Imprimerie nationale) qui a réuni sur une longue période un large assortiment de compétences et avec une vision élargie de la question. Elle sert désormais de plus en plus de référence dans les milieux universitaires pour comprendre les phénomènes linguistiques modernes. Encore une fois, elle n’est pas prescriptive et peut évoluer à la lumière de phénomènes nouveaux (comme la réforme de l’accord du participe passé en cours d’élaboration pour les programmes scolaires).- 594 vues
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Les deux peuvent se dire et s’écrire, sans vraie différence de sens. Peut-être le substantif s’applique-t-il un peu plus à une personne et à l’accueil qu’on lui réserve et le participe aux abstraction et aux sens figurés (le contraire est alors malvenu, peu employé comme nom). Même si le verbe bienvenir, courant au Moyen Âge, est tombé en désuétude, ses dérivés ont plutôt bien survécu.
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Il s’agit bien ici d’exprimer la part qui revient à chaque région (selon la région) et c’est bien le singulier qui s’impose. Le critère est « distributif ». On parlera de même de classement par âge, de distribution du courrier par quartier, de rangement des ouvrages par époque, etc.
NB On peut trouver le pluriel dans certaines publications mais rien ne le justifie, sauf si le critère est lui-même un pluriel par nature, cas assez rare : une classification par ancêtres (le mot pluriel a ici un sens différent de son singulier).Cette réponse a été acceptée par hugodubois. le 6 mars 2025 Vous avez gagné 15 points.
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C’est une construction très classique, directement héritée du latin (non solum… sed etiam...)
En revanche la virgule avant mais est superflue et parasite même la locution en la « cassant ».- 736 vues
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La construction du verbe servir est très variable. Il peut être :
– transitif direct (servir Dieu, les circonstances ne m’ont pas servi(e) , servir la soupe) ;
– transitif indirect (je lui ai servi d’interprète) ;
– intransitif (servir dans l’armée) ;
– pronominal réfléchi (se servir du gâteau) ;
– pronominal autonome (se servir du balai).
La nuance entre les deux premiers cas est sémantique mais elle est parfois délicate à percevoir : servir quelqu’un ou quelque chose, c’est essentiellement accomplir une tâche, rendre un service, s’acquitter d’une fonction. Servir à quelqu’un ou quelque chose, c’est être utile, aider ledit complément.
Dans votre exemple, les deux peuvent se concevoir, la préposition jouant un rôle :
– « En quoi ton métier d’avant, en tant que conductrice, t’a-t-il servie ? » (de quelle manière, notion de service rendu)
– « À quoi ton métier d’avant, en tant que conductrice, t’a-t-il servi ? » (pour quel objectif, notion d’utilité)Cette réponse a été acceptée par jumper44. le 6 mars 2025 Vous avez gagné 15 points.
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1. Par défaut, le ou est inclusif en français et appelle donc le pluriel si aucun élément ne vient préciser le contraire. Dans le cas où le sens ou la construction grammaticale ne suffisent pas, il faut marquer l’exclusion par un élément supplémentaire (comme la formule magique ou… ou…, soit… soit…).
2. Pour le genre, on peut se souvenir que l’accord dit de proximité est ancien et légitime dans de nombreux cas, en particulier lorsque l’élément à accorder est au contact direct d’un des noms ou pronoms. Ce serait le cas ici si l’adjectif nu était accolé spécifiquement au nom femme.
La convention d’accord que vous mentionnez (on laisse au masculin) n’a d’intérêt que dans les phrases complexes où l’adjectif se trouve « décalé » ou dans une autre partie de la phrase. Ce n’est que par facilité pédagogique « moderne » qu’on l’a étendue systématiquement à tous les cas de figure mais elle est à rebours de la grammaire classique*.
Donc :
– « Il n’est pas simple de peindre une femme ou un homme nus. » « Il n’est pas simple de peindre un homme ou femme nus. (vision inclusive, accord avec le bloc)
– « Il n’est pas simple de peindre ou une femme ou un homme nu. » « Il n’est pas simple de peindre ou un homme ou une femme nue. » (vision exclusive, accord avec l’élément accolé).*Se souvenir du cas classique « (ou) lui ou son ennemi sera élu président ce dimanche ». Le sens dicte le singulier, le ou est exclusif et le verbe au singulier.
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C’est bien le subjonctif qui convient ici : « Il se pourrait qu’il se voie attribuer… »
Vous pouvez utiliser une conjugaison pour laquelle on entend la différence afin de vous en convaincre : « Il se pourrait … qu’il se sente écarté, … que nous nous prenions une raclée, … que vous vous aperceviez de votre erreur. »- 1307 vues
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La forme employée dans ces formules est le subjonctif présent 3e personne, qui a en français la valeur de l’impératif 3e personne : Qu’il s’en aille ! Magie des mathématiques, il exprime ici le postulat qui permet d’entamer un raisonnement. Fiat lux ! Déjà, en latin, tout s’éclairait.
À ce titre, le verbe s’accorde normalement en nombre avec le sujet : Que viennent les temps heureux du Grand Soir ! Soient deux points A et B..
La différence entre singulier et pluriel étant inaudible avec le verbe être et les mathématiciens ayant peu d’égards pour cette finesse, il est en effet courant de voir cela écrit sous les deux formes.
NB Il en va de même avec l’écriture développée du symbole ∀ (quel que soit).Cette réponse a été acceptée par StabiloBOSS44300. le 4 mars 2025 Vous avez gagné 15 points.
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Tout dépend du fait que le surnom incorpore ou non le déterminant (l’article). On doit le savoir avant.
1. L’article défini (le, la, les, du, de la, des, au, à la. aux) en fait souvent partie et l’article subit alors toutes les flexions nécessaires. L’article (contracté ou non) ne porte pas de majuscule. Exemple, en parlant de Napoléon Ier : Comme dirait le Petit Caporal, […], J’en parlerai au Petit Caporal, le palais du Petit Caporal , etc.
2. Si l’article n’est pas vraiment dans le nom, on emploie les prépositions directement : Pour finir, Grande Gueule se tut et écouta. J’en parlerai à Grande Gueule, J’observai la bouche de Grande Gueule.
Les cas avec un pluriel sont rares mais la présence de l’article peut créer une confusion avec plusieurs personnes. Il apparait plus astucieux de ne pas employer d’article : Deux Muses fait ce qu’il peut, la maison de Deux Muses. Le trait d’union peut aussi jouer un rôle de clarification : Quand Deux-Muses donne le tempo, la réunion prend un air de tango,- 494 vues
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C’est la rançon de la gloire pour des auteurs marquants : leur nom se trouve embarqué dans des considérations réductrices qui n’ont parfois que peu à voir avec leur œuvre.
Platon se retrouve associé à l’amour platonique, Marx au marxisme qui n’a plus rien de sa philosophie économique et Orwell prend le même chemin. La querelle risque d’être interminable et on ne peut hélas empêcher la langue populaire de s’emparer de grands noms quitte à les défigurer.- 932 vues
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