Quand ou si ?

Bonjour,

Je me demandais si lorsque l’on dit à quelqu’un : « Quand on n’est pas capable de tenir ses engagements, on n’en prend pas. »

Est-ce que si l’on dit « Si on n’est pas capable de … »  cela a-t-il exactement la même valeur ou y-a-t-il une nuance même infime ?…

J’aurais tendance à dire que lorsque l’on utilise « si » cela ajoute une valeur hypothétique qui insiste sur le fait que l’on ne croit vraiment pas que la chose va se réaliser alors que « quand » est plus pour émettre une constatation une fois l’échec produit.

Qu’en pensez-vous ?

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5 réponse(s)
 

A côté des excellentes remarques ci-dessus (Joelle, Prince, tjrs exacts et pertinents) on peut ajouter que « quand on n’est pas capable de…on ne le fait pas, etc  » rapproche d’une expérience vécue (la personne a montré, peut-être même dans une occasion très récente, qu’elle a déçu celle qui énonce ce jugement) — donc cela  prend une valeur de constat qui caractérise davantage une personne qui n’a pas démontré les qualités attendues. Ex: si tu conduis mal, fais attention à la circulation dans Paris »  — il est possible que tu le fasses , hypothèse gratuite qui ne sera éventuellement jamais réalisée– par différence avec, après avoir eu dix-huit accidents, deux amendes, trois piétons renversés et la voiture dans la Seine, dans ce cas on aura peut-être: « quand on ne sait pas conduire, on s’abstient », ou même en levant les yeux au ciel « quand on ne sait pas conduire… (points de suspension avec sous-entendu « on cause des catstrophes » ou bien « voilà ce qui arrive »  « voilà ce qu’on récolte comme ennuis » . Le tour peut prendre l’aspect d’une sentence, d’un proverbe, d’une mise en garde, de la manière de peindre un caractère. Voilà une autre piste.

Leopardi Érudit Répondu le 15 mai 2020

Je ne suis sans doute pas très subtile, mais je dirais simplement que « quand » peut avoir la valeur hypothétique d’un « si ».
Les deux ont ici une valeur d’hypothèse théorique en raison du présent de vérité générale.
Autres cas, s’il fait beau, je viendrai (c’est demain ou la semaine prochaine), quand il faisait beau, je venais …
Il y a une date et ce n’est pas général.

joelle Grand maître Répondu le 15 mai 2020

Je vois, merci à vous.

Trobador Érudit Répondu le 15 mai 2020

Tout d’abord, avec quand ou si, l’interlocuteur peut ressentir cette phrase comme une critique. Dans ce cas, je ne ressens pas de différence sémantique.

D’une façon générale, quand (conj.) marque le temps et ne se confond pas avec si, sauf dans les cas suivants  : Si je sortais, tout le monde se mettait aux fenêtres. Quand je dis oui, elle dit non (= chaque fois que. …).

Mais on fait la différence entre Quand il ne pleuvra plus, je partirai et S’il ne  pleut plus, rien ne m’empêchera de partir. Je pense que là, vous sentez une différence…

Prince (archive) Grand maître Répondu le 15 mai 2020

Oui, je comprends mieux. Ça apporte une nuance selon la construction et le contexte de la phrase alors …

Merci beaucoup !

Trobador Érudit Répondu le 15 mai 2020

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