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Grand maître
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  • Grand maître Demandé 6 heures auparavant dans Accords

    La question a déjà été posée Virginie.
    Je ne peux que reprendre ce que j’avais déjà écrit :

    – Soit vous choisissez de rapporter le mot au discours direct : elles ont toutes répondu : « présentes ».
    – Soit vous voulez signifier qu’elles se sont portées volontaire (dans une situation donnée)  et vous écrivez : elles ont toutes répondu présent.
    Le terme présent est ici pris dans l’expression « répondre présent » qui ne signifie pas dire « présent » mais qui signifie qu’on est disponible pour telle ou telle tâche.

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  • Grand maître Demandé 6 heures auparavant dans Général

    Kind a écrit : Je ne parlais pas de contradiction parlant du pardon mais je me posais la question d une hypallage dans la mesure où on pouvait entendre un plein pardon au lieu de en plein pardon

    Hypallage : Figure de style qui consiste à attribuer, à un ou plusieurs mots d’une phrase, ce qui convient à d’autres (sans qu’il soit possible de se méprendre sur le sens de cette phrase). TLF« La chambre est veuve » – Apollinaire – Alcools – Hôtels
    « Quand Octobre souffle… son vent mélancolique » – Baudelaire – Les Fleurs du mal – La servante au grand cœur

    L’utilisation des adjectifs « veuve » et « mélancolique », qui ne s’appliquent sémantiquement qu’à l’homme et non à des éléments concrets, constitue une hypallage.

    en plein pardon : c’est la métaphore (que j’ai qualifiée plus haut de discrète) qui amène  cette préposition. Mais le sens de « en » peut fort bien s’accommoder d’autre chose que de lieu : il est en pleine méditation.

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  • Grand maître Demandé 7 heures auparavant dans Général

    Le point d’exclamation a une valeur affective. On peut très bien faire une injonction sans qu’il y ait intervention de l’affect. Donne-moi une feuille de papier s’il te plaît.
    Et d’ailleurs; il arrive qu’on ajoute une question de pure forme de façon à adoucir l’injonction qu’on juge souvent  « dangereuse » pour les rapports humains. (Il y a plusieurs façons d’adoucir une injonction).
    Auquel cas, à l’écrit on a :
    Ferme la porte derrière toi, veux-tu ?

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  • Grand maître Demandé 9 heures auparavant dans Accords

    Tout adverbe peut se rencontrer avec un adjectif (vos exemples) mais aussi, comme les autres adverbes :
    Tout adverbe + un autre adverbe : tout là-bas – tout autrement
    Tout adverbe + un verbe : tout en marchant

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  • Grand maître Demandé 9 heures auparavant dans Général

    Il m’a semblé que ses yeux étaient devenus plus sombres avec le temps.

    Le verbe « sembler » signifie  avoir l’air, ressembler, paraître, passer pour .. il est dit verbe d’état .
    Ses yeux semblent deux lacs sombres.
    Cet homme semble troublé.
    Il est en tous cas attributif, c’est à dire qu’il introduit un attribut (souligné dans les exemples ci-dessus).

    Dans la tournure impersonnelle « il semble » , le verbe « sembler » prend un autre sens.
    Vous pouvez, sans changer le sens de la phrase, remplacer « sembler » par « croire » :
    J’ai cru que ses yeux étaient devenus plus sombres avec le temps.

    C’est un verbe qui  peut introduire une proposition subordonnée COD dite complétive comme dans « votre » phrase, ou une infinitive  (: il me semble voir quelqu’un là-bas).

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  • Grand maître Demandé 9 heures auparavant dans Général

    Pour ce qui concerne « plein pardon tiède » je ne vois ici aucun rapprochement de termes opposés.

    Voici le passage concerné (Céline, Voyage…)
    Il faisait dans ce cinéma, bon, doux et chaud. De volumineuses orgues tout à fait tendres comme dans une basilique, mais alors qui serait chauffée, des orgues comme des cuisses. Pas un moment de perdu. On plonge en plein dans le pardon tiède. On aurait eu qu’à se laisser aller pour penser que le monde peut-être, venait enfin de se convertir à l’indulgence. On y était soi presque déjà.

    Voici un des sens  de « tiède » : TLF : [Par métonymie ; en parlant d’un comportement, d’une manière de sentir ou de penser] Où se manifeste peu d’ardeur, d’enthousiasme. Antonyme :  ardent, chaleureux.Accueil un peu tiède; applaudissements, encouragements tièdes; tiède compromis; sentiments tièdes; dévotion, foi tiède.

    Il est donc normal d’associer l’adjectif « tiède » à un comportement, ici l’attitude de pardon et l’état d’esprit qu’il suppose. Aucune figure de style donc.

    En revanche, on a une métaphore discrète avec les termes « on plonge » et « en plein ». Cette métaphore s’inscrit dans l’ambiance sensuelle créée notamment* par ces autres mots : « bon », « doux », « chaud », « tendres », chauffée », « cuisses » .
    *Oui, notamment, car le jeu des sonorités, la structure des phrases, l’abondance des adverbes, le rythme, tout concourt à cette ambiance.

    Cette réponse a été acceptée par Kind. 9 heures auparavant Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé 10 heures auparavant dans Général

    Dans votre exemple, on est dans un cas très simple : un substantif « cochon » est utilisé comme adjectif et c’est tout.
    S’il vous faut un terme spécifique pour désigner cela, le voici : on parle de dérivation impropre (je n’aime pas trop cette nomenclature qui peut porter à confusion).
    On a le cas par exemple avec citron : elle porte un ciré citron où le nom « citron » est pris comme adjectif (remarquez qu’il ne s’accorde pas).

    Il est des cas où  on oublie que le mot servant d’adjectif est un nom et alors il y a lexicalisation.
    Par exemple, le nom « vilain » était à l’origine un nom signifiant paysan. Il est maintenant devenu adjectif et s’accorde avec le nom qu’il qualifie. C’est le cas de « rêves cochons » : il y a eu lexicalisation.

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  • Grand maître Demandé 10 heures auparavant dans Question de langue

    nous n’avons pas une connaissance consciente des phonèmes.

    Je vais essayer d’être claire avec un sujet un peu difficile pour  qui, comme vous, apprend notre langue.

    l’article partitif de signifie une partie de

    • Il peut être seul devant le nom dans une phrase négative : je ne veux pas de sel/de tarte
    • il peut être employé devant un nom qui a déjà un article :

    avec l’article défini : je veux de la tarte/du (= de le) sable
    avec un adjectif démonstratif : je veux de cette tarte/de ce gâteau
    avec un article indéfini : j’ai mangé d’une tarte un peu bizarre/d’un gâteau délicieux
    Il y a des cas où il est employé devant  un nom pluriel et généralement on précise avec « un peu » ou « une partie » par exemple justement pour rester clair avec le sens partitif :  je veux un peu des  (= de les) gâteaux que tu as apportés

    Écrire : nous n’avons pas de connaissance consciente des phonèmes  reviendrait à dire : nous n’avons pas un peu de/une partie de la connaissance consciente des phonèmes (ou ici : la moindre parcelle de connaissance/ quelque connaissance qui soit/ aucune connaissance)
    Il y a donc une nuance entre « une connaissance » et « de connaissance » : « une », article indéfini et « de » article partitif ne sont pas interchangeable, ils n’ont pas le même sens.

    C’est ici qu’il ne faut pas confondre avec l’article indéfini pluriel  : vous allez acquérir des  connaissances utiles donne au singulier : vous allez acquérir une connaissance approfondie de telle ou telle chose.

    J’espère vous avoir été utile.

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  • Grand maître Demandé 1 jour auparavant dans Accords

    à carrière et rémunération identique
    Je veux croire que vous ayez raison Prince. Cependant il me semble qu »il eût mieux valu mettre l’adjectif au pluriel ; cela aurait évité que les lecteurs n’achoppent sur cet accord.
    Dans une copie d’élève, bien des correcteurs auraient considéré cette orthographe comme une erreur…

     

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  • Grand maître Demandé 2 jours auparavant dans Général

    Amob a écrit : Si j’étais riche, je construirais des niches.
    Etais , n’est pas un passé.

    En effet, « étais » est un imparfait de l’indicatif mais sa valeur n’est pas d’exprimer le passé.
    Il a quand même une valeur temporelle. Comparons avec  : si j’avais été riche.
    Mais ces deux temps -imparfait et plus que parfait de l’indicatif- ont ici, comme vous le dites parfaitement Amob,  une valeur d’hypothèse.
    Quant à « je construirais » il n’exprime pas un futur mais ce qui se passerait si la condition était remplie : il exprime un irréel imaginé.
    Il arrive que la condition ne soit pas posée. Par exemple, dans les jeux d’enfants lorsqu’ils dominent la conjugaison du conditionnel : tu serais un éléphant, et moi, je serais ton cornac. On irait… on ferait.. etc.
    Tout un monde irréel est construit, et naît comme par magie, par le pouvoir des mots…

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