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  • Grand maître Demandé 13 heures auparavant dans Question de langue

    On a là manifestement un jeu sur les sonorités et sur le sens.
    Voici quelques éléments qui vous permettront à l’évidence de nommer par vous-même ces jeux sur les mots.

    L’allitération consiste en la répétition d’un même son consonne dans une phrase.

    L’assonance consiste en la répétition d’un même son voyelle dans une phrase.

    La paronymie est un rapport lexical entre deux mots dont le sens diffère mais dont la graphie ou la prononciation sont très proches, de sorte qu’ils peuvent être confondus à la lecture ou à l’audition. Il s’agit donc d’une homophonie proche ; on pourrait dire également qu’il s’agit d’une homonymie approximative.

    La contrepèterie ou abusivement le contrepet est un jeu de mots consistant à permuter certains phonèmes ou syllabes d’une phrase afin d’en obtenir une nouvelle, présentant souvent un sens indécent masqué par l’apparente innocence de la phrase initiale

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  • Grand maître Demandé 15 heures auparavant dans Question de langue

    Incapacité/capacité d’abstraction
    Incapacité/capacité à manier des concepts

    On utilise la préposition « de » devant un substantif et « à » devant un infinitif.

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  • Grand maître Demandé 22 heures auparavant dans Conjugaison

    Il arrive aussi que « passer » avec « avoir » n’ait pas de cod :
    1 il a passé devant la maison
    ou
    2 il est passé devant la maison
    Notion d’action en 1 qui est un peu équivalent au passé simple il passa devant la maison

    Ceci est vrai pour d’autres verbes de mouvement qui peuvent recevoir un cod:
    Il a monté / il est monté
    Il a descendu/ il est descendu
    Même si ces dernières formes avec « avoir » sont ressenties comme populaires.

    Mais jamais il a sorti – il a rentré (sauf avec un cod : il a sorti/rentré les bêtes – *il a entré – *il a allé – *il a venu
    Au contraire : il a couru et non *il est couru
    Tentative d’explication : si sorti, rentré peuvent désigner des états, couru ne le peut pas.

    Il semblerait que les verbes capables de recevoir un cod, (même s’ils n’en ont pas) et donc capables de désigner un état, acceptent les deux auxiliaires avec une nuance de sens.

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  • Grand maître Demandé 1 jour auparavant dans Accords

    2) « On y voyait tracés en longues raies noires les fréquents services qu’elle m’avait rendus. » > J’ai écrit « tracer » à l’infinitif, car je l’ai remplacé par le verbe « prendre » et ça fonctionnait.
    Oui mais attention au sens.
    Est-ce que vraiment ce sont les « fréquents services » qui traçaient quelque chose ? Et quoi alors ?
    L’infinitif indique toujours une action, pas un état.
    Le participe passé indique un état.

    Comparez :
    On voyait le garçon tracer des lignes sur le papier / on voyait des lignes tracées sur le papier

    —> dans la phrase de la dictée les services sont tracés en longues raies noires sur la robe de chambre.

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  • Grand maître Demandé 2 jours auparavant dans Question de langue

    Il me semble que nous n’avons rien d’aussi joli que vous (quelle est votre langue ?).
    Je pense à « deviner » tout simplement : tu m’as deviné ? Vous m’avez devinée.

    TLF :
    b) Deviner quelqu’un

    α) [Sans complément second] Pénétrer la personnalité profonde de quelqu’un, déceler ses pensées, percer ses intentions, etc. S’il [le Grand-Serin] feint, rusé comme une bête, d’oublier qu’il me convoite, il ne montre pas non plus l’appétit de me découvrir, de me questionner, de me deviner (Colette)

    Mais attendons, il y a peut-être mieux.

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  • Grand maître Demandé 2 jours auparavant dans Général

    L’un ou l’autre.
    SI vous employez le pronom « en » vous renvoyez à ce qui est dit précédemment et qu’on peut exprimer aussi par « au sujet de cela » ou « pour cela ».
    Vous pouvez aller vous promener si vous en sentez l’envie = si vous sentez l’envie de cela = si vous sentez l’envie d’aller vous promener.
    Sans le pronom, il n’y a pas de reprise et donc l’envie n’est pas déterminée (l’envie de quoi?)
    Vous pouvez aller vous promener si vous sentez l’envie (de fumer ? de dégourdir vos jambes? etc. : il faut spécifier à moins que cela soit implicite).

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  • Grand maître Demandé 3 jours auparavant dans Accords

    Il me semble vous avoir déjà répondu.
    La personne qui a écrit cet énoncé a appliqué -mais que partiellement- l’écriture dite inclusive.
    Selon moi, il est inutile, lourd et inesthétique, lorsqu’on s’adresse à un groupe composé d’éléments masculins et féminins, de mettre la marque des deux genres à un même mot. Genre n’est pas sexe. Le masculin tient lieu de neutre, il suffit de l’utiliser.
    Comme on le voit dans cet énoncé, les tenants de ce type d’écriture ont rarement (jamais ?) la concentration nécessaire et laisse passer des termes masculin (à valeur neutre) dans leur énoncé (!).
    —->
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  • Grand maître Demandé 3 jours auparavant dans Accords

    Finalement, si vous employez « accordés » le destinataire comprendra que vous parlez de l’attention et du temps ; le singulier indiquera que seul le temps est concerné par le participe passé.

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  • Grand maître Demandé 3 jours auparavant dans Conjugaison

    Malgré tout je suis venu, je suis là, je t’accompagne aujourd’hui comme j’aurais aimé que tu le fisses autrefois.
    que
    tu l’eusses fait autrefois

    —> ces deux formes : imparfait est plus que parfait du subjonctif sont les plus conformes à une grammaire traditionnelle puisque le procès de « faire » est situé dans le passé.
    Le choix entre la forme simple (que tu le fisses) et la forme composée ( que tu l’eusses fait) dépend de  ce que le procès (l’action) est considéré dans sa globalité ou  complètement achevé au temps qu’on évoque.

    que tu l’aies fait autrefois : possible aussi parce que les formes imparfait et plus que parfait du subjonctif tombent en désuétude.

    On peut aussi avoir :  Malgré tout je suis venu, je suis là, je t’accompagne aujourd’hui comme j’aurais aimé que tu le fasses autrefois
    Cet abandon des formes « passé » n’est pas dommageable (généralement) parce que le subjonctif n’est pas le seul dans une phrase à porter la valeur de temps et que sa valeur principale est la subjectivité (hypothèse, désir, crainte…..)

    Cette réponse a été acceptée par Anglophil. 2 jours auparavant Vous avez gagné 15 points.

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  • Grand maître Demandé 4 jours auparavant dans Général
    « De » est l’article indéfini pluriel ici ; celui qu’on utilise aussi devant un nom précédé d’un adjectif :
    J’ai acheté des fleurs – J’ai acheté de belles fleurs

    O l’utilise donc également à la forme négative :
    Je n’ai pas acheté de fleurs
    On peut utiliser l’article indéfini « des » mais alors il y a nuance (insistance):
    Je n’ai pas acheté des fleurs mais des fruits.

    —> il y a des Bérénice ici / il n’y a pas de Bérénice ici

     

     

     

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