RE: « Je pense » et le subjonctif

Bonsoir, je vois beaucoup d’avis qui diffère lorsqu’on emploie « Je pense que… »

Ex : Je pense que j’ai raison.
Si dans ce cas on emploie l’impératif il faut comprendre en soi que je suis certain d’avoir raison mais ça contraste avec le je pense, tout du moins ça me dérange. Autant dire je suis certain que j’ai raison, mais est-ce que pour autant c’est faux ?
Si je dis : Je pense que j’aie raison.
Je suis incertain d’avoir raison, mais pourtant je pense tout de même avoir raison, non ?

Merci de m’éclairer avec ce « Je pense » qui m’embête fortement…

Vartol Érudit Demandé le 7 février 2021 dans Conjugaison

Beaucoup d’avis qui diffèrENT puisque justement il y en a beaucoup.
Il ne s’agit pas ici de l’impératif, mais de l’indicatif.

le 9 février 2021.

Merci pour la correction et oups !
Oui, je voulais bien dire l’indicatif et non pas l’impératif.
Merci de l’avoir souligné.

le 9 février 2021.
10 Réponses

On ne dira jamais : je pense qu’il vienne, mais je pense qu’il vient.
Après « je pense que » à la forme affirmative, on emploie l’indicatif.

Ce choix entre indicatif et subjonctif après des verbes exprimant la subjectivité est parfois difficile à justifier.
On dit aussi : j’espère qu’il revient en bonne forme – je crois qu’il vient
Mais : j’ai peur qu’il vienne – je veux qu’il vienne – je souhaite qu’il vienne.

Peut-être peut-on dire, pour simplifier, qu’après des verbes exprimant une émotion vient le subjonctif, et après ceux qui exprime une attitude intellectuelle à la forme affirmative seulement, vient l’indicatif. Mais je ne suis pas très sûre que ça marche à tous les coups.

Tara Grand maître Répondu le 8 février 2021

« Mais je ne suis pas très sûre que ça marche à tous les coups. »
Donc, tu ne penses pas que ça puisse marcher à tous les coups ?
J’ai bien compris ?

le 8 février 2021.

On peut entendre les deux *:
Je ne suis pas très sûre que cela est toujours vrai.
Je ne suis pas très sûre que cela soit toujours vrai.
Comme : je ne suis pas sûr qu’il est dix heures comme tu l’affirmes : le fait posé comme vrai est nié
En face de : je ne suis pas sûr qu’il soit déjà dix heures : c’est l’incertitude concernant l’heure qui est exprimée.
*Je préfère largement une grammaire descriptive à la grammaire normative : donc attention lors des concours à rester dans les normes et règles imposées. Il n’en demeure pas moins qu’une langue se parle et qu’il est intéressant d’en comprendre le fonctionnement n’est-ce pas ?

Je dirai donc :
Oui : les deux modes sont possibles. J’y vois une nuance. Avec l’indicatif je mets en question un fait auparavant considéré comme vrai, avec le subjonctif, je décale mon attention sur l’attitude mentale.
Devant ces cas fréquents où on peut choisir entre les deux modes, c’est cette nuance que finalement je retiens. Il s’agit pour moi simplement, d’un écart de l’angle de vue.
Ce qui expliquerait  :
J’espère qu’il est heureux – je crois qu’il est heureux où l’intention se porte sur le fait qui est porteur d’un investissement émotionnel ou d’une implication importante et donc envisagé comme réel.
En face de : J‘aimerais qu’il soit heureux – je veux qu’il vienne où c’est l’attitude mentale qui est retenue comme première et dont dépend le fait ou dont la réalité du fait est considérée comme seulement possible

le 10 février 2021.

Bonjour,
Merci !

« Comme tous l’ont fort bien expliqué ici, à la forme affirmative l’indicatif s’impose. Ce n’est qu’à la forme négative que le subjonctif s’impose »
Mais du coup, il s’impose ? Il n’est pas plutôt seulement possible ?

PS : Serait-il possible de refaire un tour ici, Tara ?

Merci beaucoup !

le 10 février 2021.
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