utilisation négation

Peut-on écrire :
…il est parfois plus facile de ne partir de rien…
ou bien doit-on écrire
…il est parfois plus facile de partir de rien…

dangoisse Membre actif Demandé le 7 décembre 2020 dans Question de langue
5 réponse(s)
 

Partir de rien : rien est ici dans sa valeur de substantif signifiant « peu de chose », « bagatelle ».
Il n’exprime pas une négation comme dans je ne veux rien.
Il est très proche du sens de rem, (latin : accusatif du substantif res ) « chose ».

Voir le IV du TLF :
IV. − Emploi substantif
1.
Chose sans importance, bagatelle. Souvent aussi ce n’est qu’un rien, quelques deniers à peine (Faral,).
N’est-ce
rien que ce rien qui nous délivre de tout? (Claudel).

Dire des riens. Ils riaient, disaient des riens (A. France).
[…]
Très peu de chose. Il s’en fallut d’un rien qu’il ne tombât entre les mains de messer Frédéric (Montherlant).
Tara Grand maître Répondu le 7 décembre 2020

Donc ? Concluez voyons, concluez pour dangoisse et d’autres !  🙂

le 7 décembre 2020.

Donc (j’obtempère grâcieusement) : il est parti de rien.
Je ne pensais pas devoir répéter ce que vous avez écrit dans votre message, je pensais seulement le développer, Prince.

le 8 décembre 2020.

Naya a raison : l’expression consacrée est partir de rien. Elle est partie de rien et est arrivée tout en haut. 

Dict. de l’Ac. fr., s.v. Partir :

« Expr. Partir de rien, commencer dans la vie sans ressources ni soutiens. Dans la locution prépositive À partir de. Une fortune édifiée à partir de rien. En usant de, en se servant de. Un mot formé à partir de deux racines grecques. »

Prince Grand maître Répondu le 7 décembre 2020

Bonjour,

Personnellement, je pencherais pour « partir de rien ».

Naya Maître Répondu le 7 décembre 2020

Est-ce que cela signifie que les deux tournures sont possibles ?

dangoisse Membre actif Répondu le 7 décembre 2020

Non. « Ne partir » signifie qu’on ne part pas. Or, on part, mais de rien.

Naya Maître Répondu le 7 décembre 2020
Votre réponse
Question orthographe est un service proposé par Woonoz, l'éditeur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire.