Utilisation de l indicatif avec attendre que
Dans cet extrait de L’Amour de Pierre Neuhart
« Comme la première fois, elle attendit avec l’espoir que cet appel n’avait été perçu. »
Je ne comprends pas l’utilisation de l’indicatif plus-que-parfait au lieu d’un subjonctif.
Bonjour ou bonsoir,
L’indicatif est usé car espoir est présenté comme un fait probable, une réalité anticipée qui va se produire et non pas comme une envie ou un souhait.
Personnellement, je ne comprends ni la conjugaison, ni le sens de la phrase, ni l’explication donnée par MAX.
Il me manque du contexte mais spontanément, je dirais : j’attends avec l’espoir que mon appel soit entendu / j’attendis avec l’espoir que mon appel fût entendu.
==>donc a priori du subjonctif présent ; la concordance des temps stricte demande l’imparfait du subjonctif.
Je vous joins un lien sur un article intéressant et je mets un extrait sur cette notion d’espoir exprimée par un substantif :
Extrait : On notera en passant que le subjonctif est fréquent dans les complétives régies non plus par le verbe espérer, mais par des substantifs de même racine et de même valeur (l’espoir que…, mon espoir est que, etc) : » … grisé de sa propre faiblesse et de l’espoir qu’elle le consolât » (H. Troyat, le Vivier, II, 3) ; » Tout mon espoir était qu’Albertine fût partie » (Proust, Albertine disparue, I, p. 27) ; » Son espérance, c’était qu’elle sortît » (Montherlant, Célibataires. II, 2) ; cf. en phrase négative : » … elle ne devait conserver aucun espoir qu’on lui permît d’épouser ce garçon » (Chevallier, Clochemerle, XV)..
Avec espoir, c’est l’indicatif qui prime en général, mais le subjonctif peut aussi être accepté ; j’ai tenté de chercher plus d’informations, mais j’ai le sentiment que l’usage perd tout le monde et que la nuance est assez faible sur le plan sémantique. De ce que j’ai pu lire, la formulation avec le subjonctif serait plutôt d’ordre littéraire et ancienne.
J’attends avec l’espoir que mon appel sera entendu / J’attends avec l’espoir que mon appel soit entendu.
Dans le premier cas on établit un simple fait, dans le second on insiste sur le doute ou le souhait.
Lequel serait préférable, je me le demande car j’estime que l’apport sémantique est tellement insignifiant que je ne sais pas s’il y a réellement une préférence à dégager.
