Subjonctif + conditionnel passé

Répondu

Pourriez-vous m’expliquer, s’il vous plaît, comment écrit-on lorsqu’on veut employer le subjonctif dans une phrase interrogative avec « penser » mais où on veut utiliser le conditionnel passé? Par exemple: « Penses-tu qu’on aurait pu être heureux si on avait été…? »

Je sais que le verbe « penser » à la forme interrogative est suivi du subjonctif, mais comment écrit-on si on parle d’un événement passé pour lequel il est nécessaire d’employer le conditionnel passé?

Milana Débutant Demandé le 9 novembre 2015 dans Conjugaison

Dans votre subordonnée « comment écrit-on, l’inversion du sujet est à éviter. Il aurait été plus correct d’écrire Pourriez-vous m’expliquer, s’il vous plaît, comment on écrit.

le 21 décembre 2015.

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5 réponse(s)
 
Meilleure réponse

Penses- tu qu’il viendra est correct ; en effet, il y a en français différents degrés de certitude :
Je pense qu’il viendra ce soir.
je ne pense pas qu’il vienne ce soir ou qu’il viendra.

En fait, dans votre exemple, on n’utilise pas le subjonctif car il s’agit d’une interrogation indirecte.
je me (te) demande si l’on aurait pu être heureux si l’on avait eu du temps ?

Il faut utiliser le conditionnel car c’est le temps que l’on aurait utilisé si l’on avait posé la question directement :

Aurions-nous été heureux si l’on avait eu plus de temps ? Avec en effet le « couple » : plus que parfait / conditionnel passé

joelle Grand maître Répondu le 9 novembre 2015

Bonjour,

Dans les subordonnées de condition introduites par si, la concordance des temps s’opère ainsi :

1- Si le verbe de la proposition principale est au conditionnel, celui de la subordonnée est à l’imparfait de l’indicatif.

Si j’avais de l’argent , j’achèterais une Ferrari.  ──► si j’avais (imparfait de l’indicatif) ─ j’achèterais (conditionnel présent)

2- Si le verbe de la principale est au conditionnel passé, celui de la subordonnée est au plus que parfait de l’indicatif.

Si j’avais eu de l’argent, j’aurais acheté une Ferrari. ──► Si j’avais eu (plus-que-parfait de l’indicatif) ─ j’aurais acheté (conditionnel passé)

Le plus-que-parfait exprime un fait donné comme non réalisé dans le passé et dont on sait qu’il ne se produira plus : c’est ce que l’on appelle l’irréel du passé.

Votre phrase respecte donc cette règle de concordance des temps.

Penses-tu que l’on aurait pu (conditionnel passé) être heureux , si l’on avait été …(plus-que-parfait de l’indicatif) ?

czardas Grand maître Répondu le 9 novembre 2015

Bonjour.

Tout d’abord, je vous remercie de m’avoir répondu si rapidement et clairement.

En ce qui concerne votre réponse, oui, je savais tout cela, mais je pensais qu’il fallait employer le subjonctif et c’est pour cela que je ne savais pas comment construire cette phrase. Normalement, moi aussi, je dirais ce que vous avez écrit, mais je me suis  posé cette question un jour. .

Donc, on dit:

– Penses-tu qu’il vienne?

mais:
– Penses-tu que l’on aurait pu venir si l’on avait eu plus de temps?

Logiquement, il n’y a pas de subjonctif conditionnel.. En revenche, le subjonctif plus-que-parfait n’est pas de rigueur parce qu’il s’agit de la phrase subordonnée..

Permettez-moi de vous dire, je ne suis pas Française. Cependant, j’adore la langue française et je tiens beaucoup à la parler correctement.

Encore une fois, merci.

Bonne soirée.

MV

Milana Débutant Répondu le 9 novembre 2015

Ne seriez- vous pas italienne ?

En Italie le subjonctif s’emploie couramment dans la langue parlée, et le subjonctif imparfait ou plus-que-parfait n’est pas exclu des conversations courantes,

En italien, le subjonctif imparfait ou plus-que-parfait peut être employé après une principale au présent, quand on introduit une action située dans un passé lointain , mais ne se traduit pas en français par le même mode.

En français on écrit :
Je pense qu’à l’époque il n’était pas satisfait de la situation.
En italien:
Penso che all’epoca non fosse soddisfatto della situazione.

En français on écrit:
Je pense qu’à l’époque il avait accepté cette proposition à contrecoeur.
En italien:
Penso che  all’epoca avesse accettato quella proposta a malincuore.

Français: S’il n’était pas aussi avare, il m’aurait fait un beau cadeau.
Italien : Se non fosse così avaro, mi avrebbe fatto un bel regalo.

le 9 novembre 2015.

Le verbe penser, à la forme interrogative, n’est pas nécessairement suivi du subjonctif si l’on veut marquer la réalité d’un fait.
À la forme affirmative :
Vous pensez que la véritable amitié est rare.
À la forme interrogative :
Pensez-vous que la véritable amitié est rare ?
« Le verbe de la subordonnée complément d’objet introduite par que se met au conditionnel quand cette subordonnée exprime un fait éventuel ou dépendant d’une condition :
Convenez-vous que vous auriez dû suivre une autre méthode ? » (le petit Grevisse, § 462).

Votre exemple exprime une condition (si nous avions été riches), il faut employer le conditionnel dans la subordonnée introduite par que (nous aurions pu être heureux).
Penses-tu que nous aurions pu être heureux si nous avions été riches ?
Ce qui donne au passé :
Pensais-tu que nous aurions pu être heureux si nous avions été riches ?
Le verbe pouvoir est bien au conditionnel passé.

jean bordes Grand maître Répondu le 10 novembre 2015

Merci à tous pour vos explications. Chaque réponse m’était utile.

Milana Débutant Répondu le 10 novembre 2015
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