problème de terminaison

Phrase du livre « Un roman français » de Frédéric  Beigbeder -Grasset.
« …je trébuche devant lui, c’est moi qui vieillis, qui grimage, qui fait peur, et je fonce dans la cuisine me servir un verre,… »

J’aurais eu tendance un mettre un « s » !

Pouvez-vous m’expliquer la terminaison ait, s’il vous plait ?

Yves Maître Demandé le 9 février 2015 dans Conjugaison

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3 réponse(s)
 

En effet, il faudrait mettre un S, car l’accord du verbe se fait avec le « sujet » moi = je, repris par qui…

« je trébuche devant lui, c’est moi qui vieillis, qui grimage (grimace plutôt ???), qui fais peur, et je fonce dans la cuisine me servir un verre,… »

C’est toi qui signes (toi =tu), c’est nous qui signons, c’est lui qui dit.

joelle Grand maître Répondu le 9 février 2015

Affirmatif ! C’est moi qui fais.

jean bordes Grand maître Répondu le 9 février 2015

Bonjour,

Il n’est pas rare de trouver des fautes de ce genre, même dans d’excellents ouvrages.
Cela s’appelle une coquille.(bourdon, mastic)
D’ailleurs j’en ai relevé une dans votre question, je cite:
« J’aurais eu tendance un mettre un « s » ! »  Peut-être vouliez-vous écrire : «  J’aurais eu tendance à mettre un « s » !»

Selon plusieurs auteurs, et probablement à l’origine, la coquille est strictement une erreur de distribution .
En effet, lorsqu’une impression est terminée le typographe doit remettre  dans leur casse les caractères en plomb. Si,  lors d’une nouvelle composition, le typographe prend dans un cassetin un caractère qui ne devrait pas s’y trouver, il fait une coquille.
Dans ce sens précis il est évident qu’aujourd’hui la coquille n’existe plus, ou très peu, vu la disparition quasi* généralisée de la composition en plomb.
Le mot s’est généralisé à toute faute typographique, que ce soit par omission (bourdon), par addition, par interversion (mastic), ou par substitution de caractères, initialement dans les ouvrages imprimés, puis par extension sur support dactylographique et informatique — où l’on parlera plutôt de faute ou d’erreur de frappe ou de saisie.

Pour la petite histoire:

Un journal, donnant des nouvelles de Jérôme Bonaparte, qui était mourant, annonça une amélioration de son état. Le lendemain, on ajouta : « Le vieux persiste. »
Dans la casse française, les caractères « m » et « v » se trouvent dans des cassetins voisins.

*Quasi se prononce (ka-zi  et non koua-zi)
Quasi + nom s’écrit avec un trait d’union. ──► La quasi-totalité des électeurs…
Quasi + adjectif ou adverbe sans trait d’union ──► la disparition quasi généralisée…    ;  cela n’arrive quasi jamais.

Quasi est un adverbe, évitez d’écrire ou d’employer quasiment.

czardas Grand maître Répondu le 10 février 2015
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