Preuve de ce que (…)

Bonjour,

Dans un ouvrage académique écrit dans un langage soutenu, l’auteur peut-il écrire :

Cet extrait constitue une preuve de ce que l’auteur connaissait les arguments développés et les expériences réalisées par son collaborateur quand il a rédigé l’ouvrage publié ensuite en 1912.

Même si on peut écrire « une preuve de ce que nous avançons » ou bien « une preuve de ce qui a été dit », ici la tournure « de ce que » ne me semble pas correcte, et personnellement, j’écrirais plus simplement :

Cet extrait constitue une preuve que l’auteur connaissait les arguments développés et les expériences réalisées par son collaborateur quand il a rédigé l’ouvrage publié ensuite en 1912.

ou encore :

Cet extrait constitue une preuve de la connaissance par l’auteur des arguments développés et des expériences réalisées par son collaborateur quand il a rédigé l’ouvrage publié ensuite en 1912.

Qu’en pensez-vous ?
Merci beaucoup,
Valérie

Reverieval Érudit Demandé le 29 janvier 2023 dans Question de langue

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4 réponse(s)
 

D’accord avec vous Valérie, la phrase est mal tournée, et mélange deux tournures aux sens différents :

Une preuve de ce qu’il connaissait des arguments et expériences
OU BIEN
Une preuve qu’il connaissait les arguments et expériences…

Cathy Lévy Grand maître Répondu le 30 janvier 2023

Je pense que toutes les formulations sont justes, y compris celle qui vous chagrine. En effet, une subordonnée est avantageusement supprimée et il existe tant de façons d’alléger une phrase. Toutefois, un style un peu lourd n’est pas toujours fautif.

joelle Grand maître Répondu le 29 janvier 2023
Tara Grand maître Répondu le 30 janvier 2023

Bonjour Valérie,

Comme Cathy : cette tournure ne me semble pas la plus appropriée. Je lui trouve une forme pléonastique.

Que pronom relatif est ici COD de connaissait, avec pour antécédent ce, déterminant indéfini qui représente « les arguments développés et les expériences réalisées par son collaborateur » également COD de connaissait. Deux fois le même COD, bien qu’exprimé de manières différentes dans la phrase, c’est une de trop.

La formulation de Cathy et  votre proposition évitent ce doublon :

« Cet extrait constitue une preuve de ce que l’auteur connaissait des arguments développés et des expériences réalisées par son collaborateur quand il a rédigé l’ouvrage publié ensuite en 1912. » (avec une valeur partitive, tout ou une partie des arguments..)

« Cet extrait constitue une preuve que l’auteur connaissait les arguments développés et les expériences réalisées par son collaborateur quand il a rédigé l’ouvrage publié ensuite en 1912. » (Avec une valeur « pleine », l’intégralité des arguments…)

 

Ouatitm Grand maître Répondu le 30 janvier 2023

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