Présent VS Passé

Bonjour Mesdames et Messieurs
Voudriez-vous m’expliquer svp

J’ai lu le Grevisse et cette partie me rend confus

Je cite la partie sur le présent

Ici, on peut lire « un fait qui dure encore au moment de la parole = utiliser le présent »
Un exemple là: nous disions que vous êtes l’orateur etc

Quand je lis ça, je comprends qu’il est encore le meilleur orateur, en référence à « un fait qui dure encore au moment de la parole »

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Et ceci, je cite la partie sur l’imparfait

Là, on peut aussi lire la même parole « un fait qui dure encore au moment de la parole = mais ici, il dit que l’on utilise l’imparfait »
Un exemple là: M. Guillemot m’a dit que vous étiez un avocat etc

Quand je lis ça, je capte le sens qu’il est encore un bon avocat, en référence à « un fait qui dure encore au moment de la parole »

Mes queations
1) Alors, je dois utiliser le présent ou l’imparfait pour exprimer un fait qui dure encore au moment de la parole?
2) ou les deux marchent?

Merci beaucoup

Edwin

Edwindwianto Grand maître Demandé le 20 juillet 2020 dans Conjugaison
1 réponse(s)
 

Bonsoir,

Le présent et l’imparfait sont corrects  dans le cas qui nous occupe (I) ; ils présentent toutefois des différences d’emploi (II).

Lisons attentivement le « Grevisse » actuel :

I. 
§ 880. a.  Le présent peut se trouver dans une proposition dépendant d’un verbe au passé quand il s’agit d’un fait qui dure encore au moment de la parole (et notamment d’un fait vrai dans tous les temps). Ce n’est qu’une application de la valeur générale. 

 

Nous disions que vous êtes l’orateur le plus éminent du diocèse (FranceOrme du mail, p. 6)— La Fontaine a dit que l’absence est le plus grand des maux (HermantRival inconnuxviii ).   Remarque : L’imparfait se trouve pourtant aussi dans ce cas : § 881aN. B.

§ 881. a. N.B.
Avec un verbe principal au passé, le verbe d’une proposition (surtout conjonctive essentielle, parfois relative) peut être à l’imparfait alors qu’il exprime un fait qui dure encore au moment de la parole ou même qui est vrai dans tous les temps ; l’esprit considère mécaniquement la simultanéité du fait subordonné pa
r rapport au fait principal
 :

Je voyais bien que vous n’étiez pas un profane (Banville).

 

II.
La logique ferait préférer le présent : cf. § 880a— Parfois le passé suggère que le locuteur ne reprend pas à son compte le fait exprimé dans la proposition. Cet ex.-ci est net : Je t’ai dit que je l’aimais. Ce n’est pas vrai. Je le hais (Francecit. Damourette– Pichon). 

Prince Grand maître Répondu le 20 juillet 2020

Merci Monsieur Prince

Plus loin svp, j’aurais besoin de votre confirmation svp

Vous dites « Le présent et l’imparfait sont corrects »

Voyons, « Nous disions que vous êtes l’orateur le plus éminent du diocèse »

Alors, pour exprimer qu’il est encore le meilleur orateur au moment quand nous parlons de lui, ces deux phrases sont correctes?
1) Nous disions que vous êtes l’orateur le plus éminent du diocèse
2) Nous disions que vous êtiez l’orateur le plus éminent du diocèse

Elles ont le même sens, il est encore le meilleur orateur maintenant, c’est ça?

Merci encore

Edwin

le 20 juillet 2020.
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