Présent du subjonctif ou imparfait du subjonctif ?

Répondu

Dans la phrase ci-dessous, doit-on mettre le verbe à l’imparfait du subjonctif (répondît) ou au présent du subjonctif (réponde) ? Avec cette remarque qu’il s’agit d’un texte littéraire.

Question subsidiaire : Quelle est, toujours dans la phrase ci-dessous, la nature de la proposition : « pour qu’il y répondît favorablement » ?

Sébastien n’eut pas à attendre longtemps pour comprendre qu’aucune des demandes qu’il recevrait ne serait suffisamment enthousiasmante pour qu’il y répondît favorablement.

alain1979 Amateur éclairé Demandé le 25 mai 2021 dans Conjugaison

Savez-vous que votre formation en orthographe peut être financée à 100 % par votre CPF ?
Découvrez nos formations éligibles et ne vous posez plus jamais cette question ni tant d'autres !

3 réponse(s)
 
Meilleure réponse

Si c’est littéraire, l’imparfait du subjonctif est indiqué puisque l’on est au passé.

C’est une subordonnée circonstancielle de conséquence.

joelle Grand maître Répondu le 25 mai 2021

Merci infiniment de votre réponse, chère Joëlle.
Une subordonnée circonstancielle de conséquence : je ne connaissais pas, grand merci !

le 25 mai 2021.

L’absence de réponse favorable découle de la qualité des demandes, qui est elle-même la cause.
L’eau est trop froide pour que l’on puisse se baigner : c’est une autre façon de dire que l’on ne peut pas se baigner parce que l’eau est trop froide.
Cause et conséquence vont de pair.

le 25 mai 2021.

Formellement, c’est le subjonctif imparfait qui convient, et il est très bien employé ici (répondît).
Le subjonctif présent (réponde) n’est correct que par simplification, simplification qui est presque devenue la nouvelle norme. Utilisez ce présent du subjonctif autant que vous le souhaiterez, même dans un contexte passé, sans y voir de faute.

Vous nous interrogez ensuite sur la ‘nature’ d’une proposition, mais vous vouliez probablement dire ‘fonction’.
* « pour qu’il y répondît favorablement » n’est pas une proposition.
* « il y répondît favorablement » est une proposition, et c’est là sa nature : proposition.
* « pour qu’il y répondît favorablement » a en revanche une fonction dans la phrase, et c’est probablement là votre vraie question :
— complément circonstanciel de phrase, donc lié au verbe principal « recevait » déplaçable en début de phrase ? pourquoi pas, mais alors le mot « suffisamment » perdrait son complément.
— complément de « suffisamment enthousiasmante » ? oui c’est bien là le sens (comme : assez grand pour…) ; donc ce n’est pas un complément circonstanciel. C’est une des deux parties de l’expression adverbiale entourant l’adjectif « enthousiasmante » : « suffisamment… pour que + proposition » est une locution adverbiale s’appliquant à l’adjectif « enthousiasmante ». La fonction de « suffisamment … pour qu’il y répondît favorablement » est : locution adverbiale s’appliquant à l’adjectif entouré « enthousiasmante ». S’il vous faut absolument un mot pour caractériser « pour qu’il y répondit favorablement », deuxième partie de la locution, dites que que c’est un complément de l’adverbe « suffisamment », participant à créer une locution adverbiale s’appliquant à l’adjectif « enthousiasmante ».

Merou Maître Répondu le 26 mai 2021

Merci, cher Merou, de votre réponse.
Je note que : « pour qu’il y répondît favorablement » n’est pas une proposition.
Et qu’il faut parler de « fonction », pas de « nature ».
(Je ne corrige pas dans ma question afin que les lecteurs puissent comprendre les réponses données ensuite.)

le 26 mai 2021.

Nature : (subordonnée) complétive adverbiale. N.B. La terminologie grammaticale n’a rien d’absolu.

La fonction, est : complément adverbial circonstanciel  de conséquence. Ou, Par abrègement :Complément de conséquence. Le mot conséquence est indispensable.

Prince Grand maître Répondu le 26 mai 2021

Grand merci cher et fidèle Prince de votre réponse ! 
(Est-ce que le « complément adverbial circonstanciel de conséquence » est équivalent à la  « subordonnée circonstancielle de conséquence » de Joëlle ? Ou y a-t-il débat sur la fonction ?)

le 26 mai 2021.

Pour que … est un mot subordonnant qui introduit une subordonnée (ici de conséquence) : complément adverbial ne donne pas suffisamment le sens qui est bien l’idée de conséquence. Il y a bien une subordonnée lorsqu’il y a un verbe conjugué avec un sujet et il y a une principale…où se situe l’adverbe. La grammaire doit nous aider à percevoir la construction des phrases et le sens qu’elles ont. Prince a raison, la terminologie peut nous égarer de cet objet. 

le 26 mai 2021.

Immense merci, chère Joëlle, de cette clarification. Je note donc que c’est bien une subordonnée.

le 26 mai 2021.
Votre réponse
Question orthographe est un service proposé par Woonoz, l'éditeur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire.