Pourquoi diable…

Bonjour,

Peut-on utiliser la formule :

Pourquoi diable…

Ex : Pourquoi diable devrions-nous conclure un accord avec vous ?

Quelle est l’origine de cette expression ?
Peut-on l’employer ? (Dans tous les cas, on trouve des références sur la toile)
Dans un style littéraire, j’entends.

Merci de votre aide,

Bonne journée

Karapuce,

Karapuce Amateur éclairé Demandé le 10 mai 2017 dans Question de langue

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3 réponse(s)
 

Dieu et diable sont employés dans des expressions (voire des jurons), marquant pour le premier la prière ou l’espoir  ou encore la surprise  (Mon Dieu !, grands dieux !) et pour le second plutôt la colère, la bile négative…la langue peine à se laïciser, peut-être que cela ne lui est pas demandé, après c’est affaire de goût.

Voici ce que donne le CNRTL
Que diable! [Employé tantôt pour marquer la surprise, tantôt pour souligner énergiquement une affirmation] Que diable! vous avez peur? (Ac.).« La vie n’est pas un roman », que diable!… (A. Daudet, Jack, t. 2, 1876, p. 102):

[Après des interrogatifs (combien, comment, où, pourquoi, quand, que, qui, quoi), marquant la perplexité, l’incertitude] Comment diable vais-je m’y prendre? À quoi diable s’amuse-t-il? (Ac.).Qui diable a pu lui conseiller de venir ici? (Balzac, A. Savarus,1842, p. 20).My dear major, pourquoi diable mêler à ces questions vos sentiments personnels? (Maurois, Silences Bramble,1918, p. 31).

Rem. Diable apparaît en outre dans diverses loc. interj. plus ou moins vivantes, marquant l’emportement (v. dieu, 2esection II B 3 b). Mille millions de diables! Que j’enrage! Tenez, voilà les courriers de Trebbio qui arrivent (Musset, Lorenzaccio, 1834, V, 5, p. 264). Cornes du diable et nombril du Pape! beugla le Tyran, je me contenterais d’un brouet lacédémonien s’il était servi sur l’heure! (Gautier, Fracasse, 1863, p. 63). Il le ferait, nom d’un diable! Il ne se laisserait pas noyer! (Genevoix, Raboliot, 1925, p. 172).

joelle Grand maître Répondu le 10 mai 2017

Merci pour ces explications.

Bonne soirée

Karapuce.

Karapuce Amateur éclairé Répondu le 10 mai 2017

Bonjour,

Employé  après des mots interrogatifs ce diable-là ne saurait avoir une quelconque relation avec Satan. Ici c’est une interjection que l’on emploie pour appuyer sur l’interrogation. On peut lui attribuer  une valeur de renforcement de la conjonction donc qui souligne une interrogation.

Mais où allez-vous donc de ce pas décidé ?

Comment donc vais-je m’y prendre pour le convaincre ?
Comment diable vais-je m’y prendre pour le convaincre ?

Qui  donc a pu donner son autorisation à une telle publication ?
Qui diable a pu donner son autorisation à une telle publication ?

On pourrait aussi employer diantre  qui est une altération de diable, par euphémisme.

Qui diantre a pu lui dire ça ?

czardas Grand maître Répondu le 10 mai 2017
Votre réponse
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