Omission virgule dans incise dialogue

Bonsoir, je suis en train d’écrire une nouvelle et je me pose une question sur l’utilité de la virgule à certains endroits d’une incise dialogue.

– Non, je ne sais pas, dit Éric énervé.

Ou :

– Non, je ne sais pas, dit Éric, énervé.

Je me demande si l’omission de la virgule après Éric est permise ?

Merci pour votre aide.

LeDonk Maître Demandé le 29 octobre 2016 dans Général

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8 réponse(s)
 

Dans un dialogue, le verbe introducteur « dit Eric » est généralement entre virgules (incise). L’adjectif en apposition « énervé » est aussi suivi d’une virgule pour une mise en relief.
Donc :
Non, je ne sais pas, dit Éric, énervé.

joelle Grand maître Répondu le 29 octobre 2016

Bonsoir Joëlle, merci pour votre précision. 🙂

Dans certains textes, cette virgule est parfois omise, mais c’est une erreur, alors ?

Et dans cet exemple, après Éric, quelqu’un m’a dit que la virgule n’était pas indispensable et que cette omission était autorisée, est-ce bien exact ?

– Bonjour, monsieur Drummond, salua Éric qui se demanda ce que le professeur faisait ici.

Merci d’avance et bonne soirée à vous.

LeDonk
 

LeDonk Maître Répondu le 29 octobre 2016

La ponctuation de dialogues doit en général plus au style qu’à des règles.
Dans votre exemple, la repartie et son complément étant courts, la multiplication de virgules donne une tonalité plutôt hachée. Sauf volonté délibérée, je ne vois pas l’intérêt de la dernière. Imaginez tout un dialogue, rapide, appliquant ce principe : cela devient agaçant car sans lien avec une diction normale.
Il pourrait en aller autrement, par exemple, avec un complément beaucoup plus structuré : « — Non, je ne sais pas, dit Éric, énervé par tant d’insistance de la part de son interlocuteur. »
Lisez des dialogues dans différents ouvrages et faites-vous une idée en propre.

Chambaron Grand maître Répondu le 29 octobre 2016

Merci Chambaron, votre réponse m’a été fort utile pour me faire une opinion.

le 31 octobre 2016.

Bonjour,

La virgule que l’on place devant le relatif qui , permet de signaler que l’antécédent de ce pronom n’est pas le mot qui le précède directement.

J’ai rencontré la femme  d’un ami qui est artiste peintre. (il s’agit de l’ami)
J’ai rencontré la femme d’un ami, qui est artiste peintre.(il s’agit de la femme)

Pour éviter cette ambiguïté il est préférable de donner à la phrase un autre tour.

czardas Grand maître Répondu le 29 octobre 2016

Pour éviter l’ambiguïté signalée, il existe le pronom « lequel » (ou laquelle, etc.) :

J’ai rencontré la femme  d’un ami, lequel est artiste peintre. (il s’agit de l’ami)
J’ai rencontré la femme d’un ami, laquelle est artiste peintre.(il s’agit de la femme)

le 30 octobre 2016.

Effectivement, j’avais pensé à faire cette remarque mais ces pronoms relatifs qui varient en genre et en nombre alourdissent la phrase.
Il faut cependant reconnaître qu’ils ont l’avantage de donner un sens plus clair à la phrase.

On peut aussi ajouter le pronom auquel et ses dérivés.

Je salue l’opportunité de cette remarque.

le 30 octobre 2016.

Bonjour, merci pour vos conseils.

Pour répondre à Czardas, j’ai bien compris le rôle de la virgule dans votre exemple ; dans mon exemple, la virgule après « Éric »n’est donc pas nécessaire, si j’ai bien compris.

– Bonjour, monsieur Drummond, salua Éric qui se demanda ce que le professeur faisait ici.

Pour répondre à Chambaron, oui, je trouve également cette dernière virgule de trop :

– Non, je ne sais pas, dit Éric, énervé.

Moi, je préfère sans la virgule :

– Non, je ne sais pas, dit Éric énervé.

Mais est-ce permis la « règle », je n’ai trouvé aucun sujet ou exemple sur internet traitant ce sujet.

Merci.

LeDonk Maître Répondu le 30 octobre 2016

Bonjour,

Voir Grevisse § 125 a)  ─ Douzième  édition

On sépare par une virgule tout élément ayant une valeur explicative. C’est le cas de l’apposition et de l’épithète détachées.

« énervé », tout simplement,  et  « énervé par tant d’insistance de la part de son interlocuteur. » sont des éléments à valeur explicative. Ce qui nécessite l’emploi de la virgule.

– Non, je ne sais pas, dit Éric, énervé.

czardas Grand maître Répondu le 30 octobre 2016

Bonjour,

J’ai hésité à vous répondre, car je ne vois pas non plus de règle vous obligeant à mettre une virgule ici. Cependant, sans virgule, il semble manquer quelque chose.
L’incise en elle-même est bien :  « dit Éric énervé ». Elle est encadrée par une virgule et un point, ce qui est suffisant. Et, je vous comprends, la virgule hache la phrase en petits tronçons, on respire trop, on halète… La tentation est grande de la retirer.
Pourtant, « Éric énervé », sans pause, cela sonne un peu comme un nom de famille…  Du coup, je laisserais la virgule (ce qui en fait une épithète détachée, courante avec les noms propres).

Evinrude Grand maître Répondu le 30 octobre 2016

Bonne remarque sur Eric énervé (prénom et nom), c’est l’impression que cela me faisait mais je n’ai su l’exprimer.

le 30 octobre 2016.

Merci Czardas et Evinrude pour vos éclaircissements.

Bon dimanche.

LeDonk Maître Répondu le 30 octobre 2016
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