Madame la Ministre ou Madame le Minisitre ?

Lorsqu’on s’adresse par écrit à une femme ministre doit-on écrire au féminin Madame la Ministre ou rester au masculin Madame le Ministre ?

Merci

danielle Débutant Demandé le 15 décembre 2014 dans Général
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5 réponse(s)
 

Cela dépend un peu si on est féministe ou non…officiellement les grades ne se féminisent pas. Donc Madame le Ministre, cependant de plus en plus de personnes préfèrent madame la Ministre, mais la règle est : Madame le Ministre.

Félix Amateur éclairé Répondu le 15 décembre 2014
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Lorsqu’on s’adresse à une personne en fonction de son titre, on s’adresse d’abord à la fonction. On lui dira donc Madame le Ministre. La fonction l’emporte sur la personne. Lorsque je suis en fonction, je représente ma fonction.
En revanche vous pourrez dire : « Madame X est la Ministre de Ceci ». Là, il s’agit en premier lieu de la personne concernée.

Clarisse Amateur éclairé Répondu le 15 décembre 2014
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L
‘Académie est conservatrice mais le public et le monde politique évoluent plus vite ; voici ce que le site du Ministère des Affaires sociales publie :
La ministre et les secrétaires d’Etat (http://www.social-sante.gouv.fr/le-ministere,149/la-ministre-et-les-secretaires-d,656/)

De même, à la Mairie de Paris, Agenda de la Maire ; http://www.paris.fr/politiques/la-maire-et-ses-adjoints/la-maire-anne-hidalgo/p4964

Il faut regarder attentivement les conclusions de la commission de terminologie impulsée par le Gouvernement en 1984.
En matière de correspondance, il est facile (et prudent) de se référer à la manière dont ladite « personne » se présente afin de ne pas la froisser. Il y a clairement deux positions qui s’affrontent sur ce sujet.

joelle Grand maître Répondu le 15 décembre 2014

Votre réponse manque étonnamment de nuances. « L’Académie est conservatrice ». Pas tant que ça (réforme de 1990) et elle est surtout garante et défenseur de la langue française (ce n’est quand même pas le cas du monde politique). « Le public et le monde politique évoluent plus vite ». Plus vite, certes, mais il faut du temps pour qu’un emploi ou une orthographe soient consacrés par l’usage, et l’Académie est surtout prudente sur ce point, il vaut quand même mieux si elle veut faire autorité. Va pour le public, il évolue plus vite, c’est normal, sans pour autant qu’il ait toujours raison, mais il participe, par l’usage, à l’évolution de la langue française. Quant au monde politique, en matière de langue, il ne constitue pas toujours le bon exemple, on le voit malheureusement tous les jours. « Il « évolue » plus vite », peut- être trop vite et peut-on assurer qu’il « évolue » ? Et que vient-il faire là, de quoi se mêle-t-il ? Est-ce au gouvernement de régenter la langue française (1986, 1998) ? En 1984, une commission chargée d’étudier la question de la féminisation des noms de métiers, fonctions et grades a été instituée, l’Académie n’y a pas été associée, c’est regrettable. En 1986, le gouvernement édicte une circulaire… de quoi se mêle-t-il ?… Est-il le mieux placé pour cela ? En 1998, la commission de terminologie, impulsée par le Premier ministre (et non par le gouvernement en 1984) a souhaité que fût préservée la neutralité liée aux titres, aux grades et aux  fonctions. En dépit de ces recommandations, un inventaire des formes féminisées fut mis à la disposition des administrations. Enfin, c’est une parenthèse, les noms ont-ils un sexe ? Faire l’amalgame entre féminisme et féminisation des noms est dommageable pour la langue et n’apporte rien en ce qui concerne la défense des droits des femmes. Les gouvernements de 1984 et de 1998 ont confondu évolution de la langue et politique.

le 16 décembre 2014.
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On écrira « Madame le ministre » par respect pour la fonction et par cohérence linguistique. Cependant, dans le langage courant, on admet « la ministre » qui est en voie d’être consacré par l’usage (on ne reviendra pas en arrière).
Voici, à ce sujet, la position de l’Académie (qui n’est ni ringarde, ni consevatrice, ni en retard) et qui n’a pas varié  depuis 1984 :
« en ce qui concerne les titres, les grades et les fonctions, au nom de la neutralité institutionnelle et juridique qui leur est attachée, l’Académie française recommande d’éviter, dans tous les cas non consacrés par l’usage, les termes du genre dit « féminin » et de préférer les dénominations de genre non marqué.
Une féminisation autoritaire et systématique pourrait aboutir à de nombreuses incohérences linguistiques. Brusquer et forcer l’usage reviendrait à porter atteinte au génie de la langue française et à ouvrir une période d’incertitude linguistique. C’est ce que l’Académie française a toujours voulu éviter et c’est pourquoi, au nom de l’usage, elle se réserve la possibilité d’enregistrer de nouveaux termes pourvu qu’ils soient bien formés et que leur emploi se soit imposé. »

jean bordes Grand maître Répondu le 16 décembre 2014
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@Jean Bordes : excusez-moi, qu’entendez-vous par « Une féminisation autoritaire et systématique pourrait aboutir à de nombreuses incohérences linguistiques.  » ? A quelles incohérences pensez-vous par exemple ?
Merci.

Stéphanie Débutant Répondu le 18 décembre 2014

@Stéphanie. Comme incohérence linguistique, on peut citer par exemple,  celle qui consiste à féminiser les noms de métier tels que professeur, auteur.  Les termes « professeure », « auteure » sont contraires aux règles de dérivation, car les masculins en -eur  font leur féminin en -euse ou en -trice (à de rares exceptions près comme prieure, supérieure). Au nom de quoi les imposer (souvent au détriment des intéressées) alors que l’usage ne le nécessitait nullement ?

le 20 décembre 2014.
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