L’imparfait du subj

Répondu

Bonjour Mesdames et Messieurs

J’ai lu du livre de  Grevisse

Ce qui m’intéresse beaucoup, c’est cette passage.
L’imp du subj peut, dans une sous-phrase ayant la valeur d’une proposition commençant par « méme si », équivaloir à un cond présent.

Pourriez-vous m’aider à donner la phrase équivalente des phrases d’exemple?

Genre:
1) FUSSÉ-JE devant la mort = même si j’étais (ou je serais?) devant la mort.
>>> ça me rend confus, parce que ça serait bizarre que « même si » est suivi d’un cond (je serais), mais la théorie dit que je dois mettre un cond (équivaloir à un cond présent) – alors, je dois écrire « j’étais » ou « je serais » dans la phrase équivalente?.

Aidez-moi aussi à écrire la phrase équivalente de ces phrases au-dessous, svp.
2) DUSSENT-ELLES ne pas avoir de sens commun = ?
3) DUSSE-JE donner la moitié de ma fortune à Mme Bontemps = ?
Etc

Merci beaucoup.

Edwin

Edwindwianto Grand maître Demandé le 25 août 2020 dans Question de langue
6 réponse(s)
 
Meilleure réponse

Salut Edwin !

Attention ! Le « Grevisse » ne dit pas : « L’imparfait du subjonctif peut, dans une sous-phrase commençant par même si , équivaloir à un conditionnel présent. »
Le Bon usage écrit : « L’imparfait du subjonctif peut, dans une sous-phrase ayant la valeur d’une proposition commençant par même si , équivaloir à un conditionnel présent. Cela vise donc le cas où l’imp. du subj. est dans une sous-phrase équivalant à « même si ».

Et de fait,  « Fussè-je* devant la mort, je ne le dirais pas » = « Même si j’étais devant la mort, je ne le dirais pas. »  Dans ce cas, fussè-je équivaut bien au condit. présent  « Serais-je »  (« Serais-je devant la mort, je ne le dirais pas. »)    
* Accent grave :cf. R.O. de 1990.

De même, dans  « Laissez-moi donc  vous dire mes craintes, dussent-elles ne pas avoir le sens le sens commun », « dussent-elles ne pas avoir le sens le sens commun » a la valeur de « même si  elles  ne doivent pas avoir  le sens commun ». Et dans ce cas, dussent-elles équivaut bien à « devraient-elles » (« devraient-elles ne pas avoir le sens commun. »)

Et ainsi de suite.

Prince Grand maître Répondu le 25 août 2020

Bonjour M. Prince.

Je l’ai cité du livre ci-dessous, page 1105

J’ai ce livre et je l’avais cité en cherchant la réponse à cette question.
Mais, j’ai fini par tomber dans un problème, moi-même….hahaha…

Mais, c’est une histoire sans importance.

Edwin

le 25 août 2020.

Oui. C’est ça, Edwin. Merci Tara.
Pardon pour le temps mis à vous répondre. Mais votre maman veillait aux grains ! 🙂

Prince Grand maître Répondu le 25 août 2020

Hahaha

Merci beaucoup pour la confirmation @Tara et @Prince

Edwin

le 26 août 2020.

Bonjour,

« Si » n’est jamais suivi du conditionnel. Ainsi, par exemple, la phrase « si j’aurais » est inconditionnellement incorrecte en français, tout comme « si je devrais » ou je ne sais quel autre exemple associant « si » et un conditionnel.

Dans les phrases que vous avez données, on pourrait effectivement remplacer le verbe par « même si », suivi de sa forme conjuguée à l’imparfait de l’indicatif. Dans votre premier exemple, ce serait « même si j’étais », dans le second, « même si elles devaient » et dans le troisième « même si je devais ».

Tel que je l’entends, l’emploi du mot « conditionnel » dans l’extrait que vous avez donné n’indique pas la nécessité d’employer le conditionnel (comme dit plus haut, cela serait incorrect) ; il renvoie seulement au fait que la présence du mot « si » indique la présence d’une conditionnalité (même si j’étais devant la mort, alors… même si je devais donner la moitié de ma fortune, alors…).

Bien à vous.

pastor_of_muppets Membre actif Répondu le 25 août 2020

Bonjour

Merci pour la réponse.
Je suis toujours d’acc avec votre avis…mais la phrase « équivaloir à un cond présent » me rend encore confus…

Devais-je écrire « je serais » ou « j’étais » dans la phrase équivalente? <<< ma confusion.

Maintenant, je sais ne pas être seul dans ce sujet (il faut écrire « j’étais » après « même si »), mais la phrase « équivaloir à un cond présent » me rend encore confus…

Edwin

le 25 août 2020.

@M. Prince

Merci pour la réponse SUPER (+1).
Mais laissez-moi vous demander encore une confirmation sur ce sujet.

Vous vouliez dire que

1) « Fussè-je devant la mort, je ne le dirais pas » a la valeur de « Même si j’étais devant la mort, je ne le dirais pas. »
Mais la bonne phrase équivalente est « Serais-je devant la mort, je ne le dirais pas. »
C’est ça?

2) « dussent-elles ne pas avoir le sens commun » a la valeur de « même si  elles  ne doivent pas avoir  le sens commun ».
Et la bonne phrase équivalente est « devraient-elles ne pas avoir le sens commun. »
C’est ça?

3) etc

Edwin

Edwindwianto Grand maître Répondu le 25 août 2020

Les phrases équivalentes sont celles que vous a donné Prince :

Fussè-je devant la mort, je ne le dirais pas  —>  même si j’étais devant la mort, je ne le dirais pas
Dussent-elles ne pas avoir le sens commun — > même si elles ne doivent pas avoir le sens commun

L’imparfait du du subjonctif a ici une valeur extensive  il renchérit sur ce qui vient d’être dit . Comme la conjonction de subordination « même si » il souligne la réalité du fait le plus improbable et conséquemment le plus significatif pour ce que l’on veut faire admettre

Tara Grand maître Répondu le 25 août 2020

Une question finale svp

L’imp du subj peut remplacer n’importe quel conditionnel présent ou seulement celui qui a la valeur d’une proposition commençant par même si ?

Grevisse ne dit que le truc de « même si », je me doute alors de ne pas remplacer n’importe quel conditionnel présent.
Mais, j’avais demandé votre confirmation svp.

Genre
Je serais idiot de le croire
>>> je fus idiot de le croire <<< juste?

Merci beaucoup

Edwin

Edwindwianto Grand maître Répondu le 26 août 2020
Votre réponse
Question orthographe est un service proposé par Woonoz, l'éditeur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire.