L’évêque a béni/bénit le buis des Rameaux

Répondu

Bonjour,

Pourquoi écrit-on béni et non bénit dans la phrase suivante  » À la fin de la cérémonie, l’évêque a béni le buis des Rameaux.« ? (phrase tirée des exercices du Projet Voltaire)

J’aurais écrit instinctivement sans le t, mais si j’ai bien compris, on rajoute un t si l’objet a été la cible d’une consécration, ce qui me semble être le cas ici.

Est-ce que le rituel n’est pas assez « sérieux » pour cela?

Merci d’avance.

Neocrest Débutant Demandé le 19 août 2021 dans Conjugaison

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4 réponse(s)
 
Meilleure réponse

Académie française à la rescousse, il semble que « bénit(e) » ne puisse être qu’un adj. 
Donc, on écrit le prêtre a béni…

BÉNIT, BÉNITE

 adjectif

Étymologie :xvie siècle, bénit. Issu de beneit, participe passé de benëir, forme ancienne de bénir. La distinction entre béni, participe passé, et bénit, adjectif, date du xixe siècle.
En parlant des choses. Qui a été l’objet d’un rite liturgique de bénédiction. Eau bénite. Le cierge, le buis, le pain bénit sont des sacramentaux. Cette médaille est bénite. Expr. fig. et fam. De l’eau bénite de cour, des compliments, des déclarations mondaines de dévouement et d’amitié. Donneur d’eau bénite. C’est pain bénit, cela tombe à point, c’est bien mérité.

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Intéressant, je ne sais pas si ma source vous convient mais la voici.Le verbe bénir a deux participes passés et adjectifs : béni et bénit, qui, au féminin, donnent bénie et bénite. Comment choisir entre les deux ? Avec un « t », bénit(e) se dit de certaines choses (pain, eau), qui ont reçu la bénédiction d’un prêtre. L’adjectif est tiré du latin benedictum, qui a donné « benoît ». On écrit donc : pain bénit, eau bénite. Dans tous les autres cas, même s’il s’agit de la bénédiction de Dieu, c’est béni(e) qui convient. Exemples : un enfant béni, un jour béni, une maison bénie

Astuces pour distinguer les deux formes :
« L’eau bénite, c’est un rite ! » ;
Le « t » final de bénit est contenu dans le nom prêtre.

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Une autre référence 

joelle Grand maître Répondu le 19 août 2021

Fort intéressant, Joelle, merci ! J’aime beaucoup votre astuce mnémotechnique 🙂

le 19 août 2021.

Oui, c’est intéressant.

le 19 août 2021.

C’est celle du Projet Voltaire que je représente… je n’en ai pas la « maternité »…

le 19 août 2021.

Oh okay, merci à vous !

J’ai fait la confusion entre le participe passé utilisé comme adjectif et le verbe conjugué, mea culpa…

Neocrest Débutant Répondu le 20 août 2021

Bonjour,

Il convient de ne pas confondre le passé simple (il bénit), le passé composé (il a béni) et l’adjectif, qui comporte effectivement deux formes (béni/bénit) selon que l’on parle ou non d’un objet ayant fait l’objet d’une consécration.

Dans le cas qui vous occupe, c’est le passé composé qui est utilisé; « il a béni » est donc parfaitement correct.

GeorgeAbitbol Grand maître Répondu le 19 août 2021

Bonjour,

Sans doute parce qu’il s’agit du participe passé du verbe bénir et non de l’adjectif.
Bénir a en effet un doublet, qui est bénit(e) pour l’adj. et qui se dit des choses consacrées par une bénédiction rituelle.
L’eau bénite. Le buis  bénit.

S’il ne s’agit pas d’une bénédiction rituelle, l’adjectif est béni(e).

En réalité, il reste dans l’usage une certaine confusion (le B.U.).

Prince Grand maître Répondu le 19 août 2021
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