Les pommes, j’ai mangées dans le jardin. Les pommes, j’ai prises dans le jardin.

Bonsoir, je cherchais des phrases qui s’accorderaient avec le COD sans pronom. Ces phrases sont-elles acceptables ? Ces phrases sont du registre familier bien sûr.

    • Les pommes, j’ai mangées dans le jardin.
    • Les pommes, j’ai prises dans le jardin.

Les bonbons, j’ai mangés il y a deux minutes.

Manuel Grand maître Demandé le 13 février 2021 dans Accords
12 réponse(s)
 

Dans la phrase exclamative : Quelles belles fleurs vous avez cueillies!

jacour Érudit Répondu le 14 février 2021

Bonsoir Manuel.

Non, même dans le langage familier.  🙂

Prince Grand maître Répondu le 13 février 2021

Dans vos deux phrases précédentes , il y avait le pronom personnel  j’ (je). Je est admis ?

Dans l’affirmative, c’est facile ! Les pommes que j’ai mangées dans le jardin étaient délicieuses.
Dans la négative (ce qui devrait être le cas) et dans le registre parlée familier : Quelles pommes Jean a mangées  dans le jardin ?

Prince Grand maître Répondu le 13 février 2021
Cela répond-il à vos contraintes ?

Peser dans le sens « constater le poids de » ou, au figuré, « examiner » : Les paquets que Jessica a  pesés.

Courir dans les sens « poursuivre » ou « s’exposer à » : Les lièvres  que Pierre a courus. Les dangers que Hélène a courus.
Prince Grand maître Répondu le 13 février 2021

Peut-être Manuel,  vouez-vous dire : sans aucun pronom, qu’il soit personnel ou relatif et dans la phrase affirmative ?
(Parce que Prince vous a donné des exemples)

La place du COD est extrêmement importante en français. Comme il n’existe pas d’indication dans la forme du nom pour déterminer sa fonction, c’est sa place qui renseigne sur son rôle (sa fonction) dans la phrase.
Le schéma est donc : Sujet + verbe + COD et le nom COD se trouvera toujours après le verbe.

Il en est autrement pour le pronom qui lui, change de forme selon sa fonction. Ainsi, pour simplifier, « que », « le » sont toujours pronoms COD en face de « qui », « il », toujours sujet. Ce qui implique que le pronom peut se placer avant le verbe.
On a donc : 1Pierre mange le fruit et 2Pierre le mange.
Si on change l’ordre des mots en 1 on obtient : le fruit mange Pierre c’est à dire un non sens.
Dans certains cas il y a sens, mais un sens différent : le policier frappe Pierre – ->Pierre frappe le policier.

Cependant, il n’est pas impossible de rencontrer des cas où on a antéposé le nom COD sans cependant placer le sujet après le verbe.
Voici : la pomme il a prise, la pomme il a pelée, la pomme il a mangée.
On obtient un écart par rapport à la norme et donc ce qu’on appelle un effet de style ici soulignée par l’anaphore (la double reprise de la construction)

Tara Grand maître Répondu le 14 février 2021

Merci de votre réponse que j’attendais Tara, je suis heureux de cette confirmation car tout le monde me disait que non, ce n’est pas correct.
Avez-vous d’autres exemples d’accords sans pronom personnel ou autre.  J’ai consulté des « spécialistes » de l’orthographe, dictées, etc. Certains me disaient que l’on n’écrit pas ce qui ne se dit pas (donc pas d’orthographe pour le style familier, style parlé, grossier même), bizarre comme réponse.

Manuel Grand maître Répondu le 14 février 2021

Ah bon ?!  Vous n’aviez parlé que de pronom personnel jusque là. De plus, il est un pronom personnel !   🙂

le 14 février 2021.

Sur le modèle de votre précédente question sur Horace de Corneille (inversion complément-participe), on peut citer la phrase très prisée des politiciens et journalistes : Il a raison gardé(e).
Ces formes sont un peu  anciennes, mais on peut en trouver… en cherchant bien.

Je vous joins cet extrait de L’Espion de la couronne de Jean-Michel Riou, dans lequel ni le scrupuleux éditeur Flammarion ni l’auteur ne voient à  redire à l’absence d’accord du participe.

Chambaron Grand maître Répondu le 14 février 2021

Merci à tous pour ces renseignements.

Manuel Grand maître Répondu le 14 février 2021

Manuel a écrit : certains me disaient que l’on n’écrit pas ce qui ne se dit pas (donc pas d’orthographe pour le style familier, style parlé, grossier même), bizarre comme réponse.

En effet, plus que bizarre : absurde.
– le  style parlé « se dit », par définition.
– le style familier, grossier, sont des états de la langue qui existent aussi bien à l’oral qu’à l’écrit.
– on peut donner l’impression, à l’écrit, de la langue parlée. Ce n’est qu’une transposition qi fait illusion. (On ne comprendrait souvent rien à lire ce qu’on prononce exactement.)

Ça a débuté comme ça. Moi, j’avais jamais rien dit. Rien. C’est Arthur Ganate qui m’a fait parler. Arthur, un étudiant, un carabin lui aussi, un camarade. On se rencontre donc place Clichy. C’était après le déjeuner. Il veut me parler. Je l’écoute. « Restons pas dehors ! qu’il me dit. Rentrons ! » Je rentre avec lui. Voilà. L.F Céline « Voyage au bout de la nuit »

Tara Grand maître Répondu le 15 février 2021

Merci Prince. Je cherche désespérément un ou des exemples d’accord du participe passé avec avoir sans pronom personnel, en auriez-vous quelque part ?

Manuel Grand maître Répondu le 13 février 2021
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Question orthographe est un service proposé par Woonoz, l'éditeur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire.