les plus proches possible(s)

Bonjour,

Comment doit-on écrire : « Il prend soin de choisir ses mots pour qu’ils soient les plus proches possible(s) de sa pensée. »

Merci !

BBFolk Grand maître Demandé 4 jours auparavant dans Accords
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6 réponse(s)
 

Merci !

Cela signifie donc qu’au féminin singulier, il faudrait écrire ; « qu’elle soit le plus proche possible » (et non « la plus proche ») ?

BBFolk Grand maître Répondu 3 jours auparavant
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Cela signifie donc qu’au féminin singulier, il faudrait écrire ; « qu’elle soit le plus proche possible » (et non « la plus proche ») ?
Oui, c’est cela. « Le plus » est adverbe et donc invariable.

Tara Grand maître Répondu 3 jours auparavant
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Bonjour,
D’après les dictionnaires  consultés,
Possible  est adjectif ou nom et peut être employé adverbialement.
Pour la question qui nous intéresse, voici ce qu’on trouve dans le CNRLT :
Le plus/le moins + adj. + possible.Commençant ici par finir les fonds, je les ai faits le plus simples possible, pour ne pas paraître surchargés, à côté des masses simples que présentent encore les figures (Delacroix, Journal,1847, p.197).J’ai essayé d’être le plus sincère possible avec moi-même (Rivière, Corresp.[avec Alain-Fournier], 1907, p.234).

Donc on doit écrire :
Il prend soin de choisir ses mots pour qu’ils soient le plus proches possible de sa pensée.
Si je les ai bien lus, Tara et Ayme ont donc  fait juste.

Amob Grand maître Répondu 3 jours auparavant
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Merci pour toutes vos réponses ! 🙂

Voici le lien d’un site (sérieux ?) qui indique que l’on peut également écrire : « les plus proches possible(s) »
https://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv2guides/guides/clefsfp/index-fra.html?lang=fra&lettr=indx_catlog_p&page=9o7II3deVZQs.html

BBFolk Grand maître Répondu 3 jours auparavant

Vous cherchez l’accord de « possible », mais ma réponse abordait la question sous l’angle de « le plus », dont découle l’accord de « possible ». Et c’est dans ce sens que je poursuis.

Rappel du principe général
1. Comparatif :
— Elles sont les plus grandes joueuses de l’équipe = Elles sont plus grandes que toutes les autres.
2. Au plus haut degré :
— On cherche des joueuses le plus grandes possible.
(La tolérance qu’on trouve parfois sur « les plus grandes possible » n’est pas acceptable grammaticalement puisqu’on veut bien dire « le plus possible« .)
3. Et le mélange des deux n’a pas de sens :
— Les joueuses les plus grandes de l’équipe possible. Inutile de chercher si on accorde « possible » quand on utilise « les » ou un groupe de référence, puisque la phrase n’a pas de sens.
Le mot « possible » ne s’applique pas à « joueuses ». Et dès qu’on ajoute ce mot « possible », c’est pour décrire un degré de grandeur, et ce n’est donc pas une comparaison.
On dit « les plus grandes de toutes » ou « le plus grandes possible ». C’est là la règle générale.

Et cependant vous pensez que la notion de « joueuse possible » n’est pas si absurde, et vous souhaitez vérifier comment exprimer : « parmi toutes les joueuses possibles, on cherche les plus grandes ». Non pas « les joueuses le plus grandes (qu’il soit) possible (de trouver) » mais « les joueuses les plus grandes (de l’équipe) (qui soient) possibles (à trouver) ». Ce n’est pas idiot, et c’est probablement le sens abduit par le troisième paragraphe du site termiumplus.

Site termiumplus

Le premier paragraphe titré « Variable », avec ses exemples, est plutôt bon. Il y a des façons possibles ou impossibles et des cas possibles ou impossibles, dans la mesure où on envisage facilement la possibilité d’une façon ou la possibilité d’un cas. Mais y a-t-il vraiment un ouvrage possible ou un ouvrage impossible, qui nous renvoient à la possibilité d’un ouvrage ? Normalement non, le sens est perdu, et pourtant nous devons bien admettre ce sens de « possible » voulant dire « existant », « disponible », « envisageable »… puisque l’usage l’entérine. Il y aurait donc des livres possibles, et plus loin au troisième paragraphe des fraises possibles. Admettons. On voulait dire « les ouvrages qu’il est possible de trouver », « les fraises qu’il est possible de cueillir », et l’adjectif a dérivé vers la construction « les ouvrages qui sont possibles à trouver », « les fraises qui sont possibles à cueillir ». On trouve d’autres exemples en français (cet homme est facile d’approche), et cette évolution porte un nom que j’ai oublié. C’est ce sens qu’il faudra retenir plus bas.

Le deuxième paragraphe titré « invariable » contient une petite erreur discrète dans un des exemples. C’est en effet avec le sens « qu’il est possible », avec le mot « possible » invariable, qu’on trouve l’exemple :
— Ils achètent toujours les laitues les plus fraîches possible.
Cela ne signifie pas « les laitues possibles », « les laitues proposées »… Mais : des laitues dans le meilleur état de fraîcheur possible, des laitues aussi fraîches que possible, fraîches le plus possible, le plus fraîches possible. Dans ce sens, c’est une erreur de termiumplus d’avoir utilisé « les plus fraîches possible ». Il fallait en effet écrire « le plus fraîches possible » à ne pas confondre avec « les plus fraîches du marché ».

Enfin dans le troisième paragraphe, ils jouent à dissocier totalement « les plus » et « possibles ».
— Nous avons cueilli les fraises les plus mûres possibles.
Et on tombe autant dans l’approximation sémantique que dans l’erreur syntaxique.
Ils supposent que « possibles » peut-être un attribut de « fraises », que « des fraises » peuvent être « possibles » dans le sens de « possiblement cueillies » ou « accessibles », et qu’il n’est pas anormal d’utiliser le mot « possible » dans ce sens particulier alors même qu’il y a quelques mots plus avant l’expression « le plus » qu’ils nous demandent de déconnecter complètement de « possible » alors que tout l’en rapproche. Et ils rejettent l’épithète « possible » en fin de phrase. J’appelle cela du n’importe quoi, mais

Revenons à nos moutons

Pour étudier la validité de ce troisième paragraphe, revenons à votre phrase.
Vous pensez que « possible » pourrait bien être un adjectif qualifiant les mots. Il y a des mots possibles et des mots impossibles. C’est défendable, mais pas forcément dans l’état de votre phrase.
Vous pensez qu’il y a un groupe de « mots possibles » parmi lesquels on cherche « les plus adaptés », « les plus proches de sa pensée ».

D’accord, mettons que « possible » signifie « disponible ». C’est bien un adjectif qui s’applique forcément à un nom et qu’on ne peut qu’accorder.
Il y a plusieurs mots disponibles. Il y a plusieurs mots possibles.

Généralement, on ne juxtapose pas deux adjectifs : ce mot est disponible adapté, ce mot est adapté disponible.

Mais certaines formules permettent de juxtaposer un épithète et un attribut.
Il y a des mots disponibles qui sont adaptés.
Il y a des mots disponibles adaptés.
Signifiant : il y a parmi les mots disponibles, des mots qui sont adaptés.
Il y a des mots adaptés qui sont disponibles.
Il y a des mots adaptés disponibles.
Signifiant : il y a parmi les mots adaptés, des mots qui sont disponibles.

Comme « il y a », « il choisit » permet cette construction avec (nom + épithète) + attribut.
Il faut choisir des expressions imagées qui soient adaptées aux enfants.
Il faut choisir des expressions imagées adaptées aux enfants.
Il faut choisir des mots disponibles qui soient proches sa pensée.
Il faut choisir des mots disponibles proches à sa pensée.
Il faut choisir des mots possibles proches à sa pensée.
C’est correct, et dans tous les cas, le premier adjectif est épithète et le second attribut.
Maintenant, il faut encore réussir à décaler l’épithète après l’attribut.
Il choisit des mots proches de sa pensée disponibles.
Ça ne marche pas.
Alors essayons de considérer que « proches » est l’épithète et « disponibles » l’attribut.
Il choisit des mots proches sa pensée qui soient disponibles.
On peut tenter de trouver un sens à cette phrase s’il s’agit d’un jeu, mais pour moi ça ne veut rien dire. Ce n’est pas que cette construction soit interdite, mais c’est que ça ne veut rien dire à moins que vous construisiez tout un contexte autour.
Donc :
pourquoi pas : il choisit des mots possibles proches de sa pensée
mais probablement pas : il choisit des mots proches de sa pensée possibles

Le fait d’ajouter « le plus » n’entraîne que des contraintes supplémentaires et fait que « possible » s’y rattache presque automatiquement.

OK : Il a choisi les mots disponibles qui soient les plus proches de sa pensée.
OK : Il a choisi les mots possibles qui soient les plus proches de sa pensée.
OK : Il a choisi les mots possibles les plus proches de sa pensée.
presque OK : Il a choisi les mots les plus proches de sa pensée (et) qui soient possibles. (deux attributs)
presque OK : Il a choisi les mots les plus proches de sa pensée et possibles. (deux attributs)
pas OK : Il a choisi les mots les plus proches de sa pensée possibles. (deux attributs non coordonnés)

Dans votre phrase d’origine, « pour qu’ils soient » appelle un attribut, qui est « proches », et « possible », non coordonné, ne peut pas être un second attribut. Vous ne pouvez le rattacher qu’à « le plus », donc au singulier.

Quant à la dernière possibilité qui consisterait à en faire un adjectif épithète repoussé en fin de phrase, comme dans l’exemple des fraises du troisième paragraphe de termiumplus, elle ne correspond pas à l’usage des épithètes. Selon moi, tout ce troisième paragraphe est erroné. Et on voit d’ailleurs qu’ils n’ont aucune argumentation grammaticale dans le fait qu’ils nous laissent finalement le choix, qu’ils considèrent la place du mot dans la phrase, qu’ils font l’impasse sur le sens, ou qu’ils ne daignent pas nous dire si cet adjectif est attribut ou autre chose. Il faudrait leur écrire pour leur demander la logique qu’ils suivent, mais elle n’est pas cohérente avec les analyses syntaxiques de nos grammairiens classiques.

3 jours auparavant.
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Oui, BBFolk, nos amis québécois sont excellent :

1. Termium plus ;

Après un adjectif pluriel au superlatif

Il est préférable d’accorder possible lorsqu’il est placé après un adjectif pluriel au superlatif. Cependant, on peut aussi le laisser invariable.

  • Nous avons cueilli les fraises les plus mûres possible(s).
  • Ils ont acheté les articles les moins chers possible(s).

2. BDL :
Si possible suit un adjectif pluriel au superlatif, il peut s’accorder ou rester invariable, mais l’accord est préférable.
Exemples :

– Nos avons acheté des ordinateurs, les plus puissants possibles. (c’est-à-dire les plus puissants qui soient possibles, de préférence à : possible, c’est-à-dire qu’il soit possible d’acheter)

– Il préfère les quartiers les moins bruyants possibles. (de préférence à : les moins bruyants possible)

 Choisis les textes les meilleurs possibles. (de préférence à : les meilleurs possible)

– Mon frère a les projets de vacances les plus originaux possibles. (de préférence à : les plus originaux possible)

Prince Grand maître Répondu 3 jours auparavant
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Ils doivent être proches. Proches comment ? le plus possible, le plus qu’il sera possible. « Le plus possible » sert d’adverbe à « proches ». « Le » s’écrit au masculin singulier, et « possible » est invariable. -> Il prend soin de choisir ses mots pour qu’ils soient le plus proches possible de sa pensée.

Ayme Amateur éclairé Répondu 4 jours auparavant
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