La syntaxe de cette phrase est-elle correcte ?

Au bout d’une rivière se trouve le fief d’un fou ayant quitté le navire, les flammes de la folie y brûlent et les fumées enrobent l’horreur. (Apocalypse now – limite de 140 caractères)

Mes doutes se portent sur :
– l’adverbe »y » que je rattache  au « fief », mais j’ai peur qu’on puisse le rattacher au « navire » ce qui n’est évidemment pas ma volonté. Je souhaite bien rattacher l’adverbe à tout le COD.
– « Au bout d’une rivière », je sais qu’on peut parler de source, d’embouchure, qu’une rivière peut amener sur une autre rivière, mais pas plus. J’ai utilisé « au bout de » faute de caractères et pour marquer le fait qu’une bonne partie du film se passe en bateau sur une rivière et qu’au bout se trouve ce fameux fief, sans trop me compliquer la vie sur le terme exact.
– J’hésite à remplacer « les flammes de la folie » par « les flammes de sa folie » pour le rattacher au fou en utilisant le possessif « sa ».

Qu’en pensez-vous concernant la syntaxe et les doutes que j’ai ?

Juliano Grand maître Demandé le 4 mai 2018 dans Question de langue

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3 réponse(s)
 

Bonsoir juliano3169.

Effectivement y semble se rapporter à navire.
Le terme de bout de rivière ne me choque pas puisqu’une rivière est un cours d’eau qui se jette ensuite dans un fleuve ou un lac. Il a donc des extrémités en amont et en aval.

Je vous propose : Au bout d’une rivière se trouve le fief d’un fou, ayant quitté le navire, où les flammes de sa folie brûlent avec des fumées qui enrobent l’horreur.
Mais il serait préférable de faire des phrases courtes, et il faudrait connaître un peu plus le contexte pour réécrire ce texte.

PhL Grand maître Répondu le 4 mai 2018

Votre proposition est tout à fait valide, mais l’originale me va tout autant. Je garderais en effet le bloc  « d’un fou ayant quitté le navire », sans virgule avant ayant ; et « les flammes de la folie », parce cette folie peut-être plus grandiloquente, plus générale,  que la sienne propre (au fou).

En effet, nous sommes devant un texte baroque (et rempli de sonorités en « fff »).
Aussi, soyons déraisonnables.
(Je pense à votre conseil, de bon sens : il serait préférable de faire des phrases courtes. Dans un autre contexte, oui. Ici, nous sommes dans Apocalypse now. Ne l’oublions pas.)

le 5 mai 2018.

Bonjour, PhL.

Ok, pour au bout d’une rivière qui ne semble choquer personne. Quant à votre formulation, elle fait 148 caractères et je suis limité à 140 maximum. Pour les phrases courtes, je ne suis pas totalement d’accord, d’ailleurs une phrase de 140 caractères reste plutôt de longueur moyenne, mais n’est pas spécialement longue. La virgule permet largement de souffler, la phrase se lit sans mal.

Le contexte est le suivant : Pendant la guerre du Viêt Nam, les services secrets militaires américains confient au capitaine Willard la mission de retrouver et d’exécuter le colonel Kurtz dont les méthodes sont jugées « malsaines ». Celui-ci, établi au-delà de la frontière avec le Cambodge, a pris la tête d’un groupe d’indigènes et mène des opérations contre l’ennemi avec une sauvagerie terrifiante.
Au moyen d’un patrouilleur et de son équipage mis à sa disposition, Willard doit remonter le fleuve jusqu’au plus profond de la jungle pour éliminer l’officier. Au cours de ce voyage, il découvre, en étudiant le dossier de Kurtz, un homme très différent de l’idée qu’il s’en faisait. Je précise que toute personne ayant vu le film arrive à associer l’adverbe « y » au fief et non au navire.

le 7 mai 2018.

Bonjour, e_magnin.

Je suis d’accord pour conserver « ayant » sans virgule et plutôt content de lire que l’originale vous va tout autant. Pour l’utilisation de la folie, c’était aussi l’idée. Mais quelque part, je me demande si le possessif « sa » n’aiderait pas justement à bien rattacher au fief plutôt qu’au navire, pour ceux qui n’ont pas vu le film.

le 7 mai 2018.

1- Au bout d’une rivière se trouve le fief d’un fou ayant quitté le navire, les flammes de la folie y brûlent et les fumées enrobent l’horreur.

J’ai répondu via des commentaires à chacun. Je ne vois pas vraiment de solution miracle pour l’adverbe « y » à rattacher au fief et non au navire. Peut-être en utilisant le possessif « sa » pour rattacher au fou et donc à son fief pour le lieu.
2- Au bout d’une rivière se trouve le fief d’un fou ayant quitté le navire, les flammes de sa folie y brûlent et les fumées enrobent l’horreur.

Une autre solution, peut-être, serait de construire la première proposition à l’envers.
3- Le fief d’un fou ayant quitté le navire se trouve au bout d’une rivière, les flammes de la folie y brûlent et les fumées enrobent l’horreur.
4- Le fief d’un fou ayant quitté le navire se trouve au bout d’une rivière, les flammes de sa folie y brûlent et les fumées enrobent l’horreur.

Juliano Grand maître Répondu le 7 mai 2018

PS : Je ne sais pas pourquoi certains passages sont en noirs au lieu de gris et comment les modifier.

le 7 mai 2018.

Un petit avis serait le bienvenu, je vais republier ma critique ce soir 😉

Juliano Grand maître Répondu le 9 mai 2018
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