fut-ce, et fût-ce

Bonjour,

Tout est dans le titre. J’ai des doutes.

On peut écrire « Ne fut-ce qu’un instant » ou « Ne fût-ce qu’un instant ». Le premier étant moins soutenu que le second. Or il semblerait que seul « Ne fût-ce qu’un instant » soit correct. Correct ?

On peut écrire « Il était prêt à la suivre, fût-ce au bout du monde », car le subjonctif fait ici office de conditionnel ?

Merci d’avance pour vos réponses.

livrisme Maître Demandé le 30 avril 2018 dans Conjugaison

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3 réponse(s)
 

L’imparfait du subjonctif est ici employé comme un conditionnel (ne serait-ce qu’un instant).

On n’écrira pas « ne « fut »-ce qu’un instant » mais « ne fût-ce qu’un instant ».

En revanche, on écrit : « fut-ce l’alcool qui l’a mis de bonne humeur ? » (passé simple).

De même, il faut écrire :
« Il était prêt à la suivre, fût-ce au bout du monde. »

jean bordes Grand maître Répondu le 30 avril 2018

À l’oral, on dit : Ne serait- ce que. Dans un langage soutenu, on dira : Ne fût-ce que, à l’imparfait du subjonctif. C’est en quelque sorte une expression figée. Vous avez une analyse de cet emploi sur le site du Projet Voltaire, ici.

jbambaggi Grand maître Répondu le 30 avril 2018

Merci !

livrisme Maître Répondu le 30 avril 2018
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