Féminin de prédécesseur / Féminin de successeur

Bonjour,
Quel est le féminin de prédécesseur et de successeur ?
A défaut, comment peut-on désigner une femme nous ayant précédé ou au contraire succédé ?
Merci pour vos lumières !

Papayensuk Débutant Demandé le 25 août 2017 dans Question de langue

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5 réponse(s)
 

Bonjour Papayensuk.

Le féminin des mots qui n’en avaient pas encore n’est pas toujours fixé.

Pour prédécesseur, Larousse indique que ce substantif est toujours masculin, même pour désigner une femme, le CNRTL cite la forme exceptionnelle prédécessrice, enfin le Robert, comme l’office québécois de la langue française, retiennent prédécesseure, selon la règle générale de formation du féminin, avec l’ajout du « e » au nom masculin.

La forme féminine de successeur n’est pas encore établie. Elle n’existe pas pour Larousse ou le CNRTL, alors que Robert et l’office québécois de la langue française proposent successeuse.

L’usage n’ayant fixé aucune forme, les différentes propositions sont acceptables.

PhL Grand maître Répondu le 25 août 2017

Au-delà de la querelle idéologique un peu vaine, la question purement linguistique de la formation des noms de métiers féminins se pose. Si le sujet vous intéresse, je vous recommande la lecture d’un document de référence Guide d’aide à la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions édité par le C.N.R.S. en 1999 et dirigé par le linguiste Bernard Cerquiglini, une… sommité.

L’analyse des mots finissant par -eur  ou -teur est particulièrement longue et je ne la reprends pas ici. La conclusion en est que pour les deux mots de votre question, les féminins doivent être encouragés sur le modèle suivant :
 « 3.2.b. Lorsqu’il n’existe pas de verbe correspondant au nom ou que le verbe n’est pas en rapport sémantique direct – il s’agit, le plus souvent, de noms issus directement du latin – on a le choix entre l’emploi épicène (solution adoptée par les Belges) et l’adjonction d’un -e à la finale (solution préconisée par les Québécois et les Suisses),

Ex. : une assesseur(e), une censeur(e), une commandeur(e), une entrepreneur(e), une gouverneur(e), une ingénieur(e), une professeur(e), une proviseur(e) … »

Personnellement, constatant l’échec à l’usage des féminins en -eure, je préconise l’usage de la forme épicène : la successeur, la prédécesseur. C’est en tout cas mon option en correction professionnelle.

Chambaron Grand maître Répondu le 25 août 2017

Bonjour,

Successeur et prédécesseur sont toujours employés au masculin, même si l’un de ces mots désigne une personne féminine.

Elle est le successeur de M. Martin Antoine.

Mais il est préférable de modifier la construction de cette phrase  en employant la tournure « succéder à »

Elle a succédé à M. Martin Antoine.

À lire (page 10)

czardas Grand maître Répondu le 25 août 2017

L’approche de Chambaron (la successeur) est intéressante : elle permet d’évitér ces horribles terminaisons en -eure .
On peut ainsi dire « ma professeur d’anglais » couramment entendu aujourd’hui.

Cependant, cela pose un problème grammatical.
L’Académie française est très ferme sur ce point : successeur, procureur, professeur, etc. sont masculins et ne peuvent donc être accompagnés d’un article  féminin, donc il faut employer le masculin dans tous les cas :
Je te présente mon professeur d’anglais, madame Martin.

À vous de choisir.

jean bordes Grand maître Répondu le 26 août 2017

Je ne suis pas un zélote de la féminisation systématique. Par défaut, je garde le masculin. Mais comme correcteur, je me dois de respecter un cahier des charges avec mes clients et ce point en fait partie… Il me faut donc une variante justifiée.

le 26 août 2017.

Bonjour,
Merci pour toutes vos réponses.
J’opterai au final pour l’une ou l’autre des options proposées, selon le contexte..

Papayensuk Débutant Répondu le 29 août 2017
Votre réponse
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