Difficultés avec le participe passé et l’ellipse du sujet

Répondu

Bonjour, j’ai des difficultés à accorder correctement le participe passé quand il se trouve après une virgule.

J’ai 3 phrases qui me posent problème :

1/ Trois mois après avoir interprété cette chanson, je prends conscience de la puissance de ces mots, partagé(e)(és) avec mes amis à mon anniversaire.

Pour ma part, j’écrirais « partagée » car le participe passé est apposé au GN « cette chanson ». A mois que « « partagé » et relié à « ces mots » … je suis un peu perdu.

2/ Profitons pour admirer la nature qui reprend sa place dans nos villes, bercé(e)(s) par le chant des oiseaux.

Ici, j’écrirais « bercés » car c’est nous qui sommes « bercés » par le chant des oiseaux. Est-ce cela qu’on appelle l’ellipse du sujet ? J’ai du mal à avoir la bonne justification.

3/ Les bonbons et la tarte entamé(e)s la veille me retournent l’estomac.

Dans ce dernier cas, j’écrirais, les bonbons et la tarte entamés la veille car le participe passé concerne les deux GN.
D’ailleurs, même dans ce sens j’écrirais, la tarte et les bonbons entamés la veille. Il me semble que lorsque j’ai un participe passé qui concerne plusieurs GN, celui-ci est au masculin pluriel.

Voilà, j’ai beaucoup de mal à être sûr pour accorder le participe passé quand il n’est pas épithète et surtout justifier le pourquoi du comment correctement. J’aimerais votre aide afin de remettre un peu d’ordre dans ma tête merci beaucoup 🙂

Rroro Membre actif Demandé le 13 avril 2020 dans Accords

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2 réponse(s)
 
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Bonjour,

1/ Si partagé se rapporte à chanson, ce qui semble le plus probable, il faut construire la phrase autrement :

Trois mois après avoir interprété cette chanson, partagée avec mes amis à mon anniversaire. je prends conscience de la puissance de ces mots, 

Si on conserve la construction initiale, alors partagé se rapporte à mot, il faut accorder en conséquence :

Trois mois après avoir interprété cette chanson, je prends conscience de la puissance de ces mots, partagés avec mes amis à mon anniversaire.

2/ si bercé se rapporte à nous, il vaudrait mieux le mettre en tête de phrase, même si ce n’est pas incorrect de le mettre à la fin.

Bercés par le chant des oiseaux, profitons pour admirer la nature qui reprend sa place dans nos villes,

Si bercé se rapporte à ville, il est bien positionné en fin de phrase.
Profitons pour admirer la nature qui reprend sa place dans nos villes, bercées par le chant des oiseaux.

3/ si entamé se rapporte à bonbon et à tarte, l’accord le plus courant et le moins ambigu est effectivement le masculin pluriel.

phil-en-trope Grand maître Répondu le 13 avril 2020

Contente de vous retrouver mis-en-trope.

le 14 avril 2020.

Tara, comme c’est gentil, merci ! Je suis confus de vous répondre si tardivement, mais je découvre, presque miraculeusement, votre message seulement maintenant. Prenez bien soin de vous, en ces temps pandémiques.

le 18 avril 2020.

Le participe passé employé sans auxiliaire peut être épithète, liée ou détachée (apposition) , il s’accorde donc avec le ou les noms communs ou le(s) pronom(s) auxquels il se rapporte. Quand le participe est détaché, cela pose des problèmes de syntaxe : il ne faut trop éloigner l’apposition du nom.

Angoissée, la mère surveillait ses petits.
==> ne pas écrire :
La mère surveillait ses petits, angoissée.

1) Trois mois après avoir interprété cette chanson, je prends conscience de la puissance de ces mots, partagés  avec mes amis à mon anniversaire.
C’est vous qui rédigez, donc c’est à vous de savoir ce que vous associez en matière d’idées.  Mais dans cette phrase, le participe passé « partagés » est mis en apposition à « mots ». Donc, en toute logique, ce sont les mots qui ont été partagés.
Pour apposer « partagé » à chanson, il  ne faut pas s’éloigner autant mais je ne vois pas comment ajouter « partagée » à interpréter.
Trois mois après avoir interprété cette chanson,  pour mes amis à mon anniversaire,  je prends conscience de la puissance de ses mots. (SES = les siens : de la chanson).

2) Bercés par le chant des oiseaux, profitons pour admirer la nature qui reprend sa place dans nos villes.
Bercés et profitons ont le même référent : nous / c’est correct.

Il n’y a pas d’ellipse du sujet mais à l’impératif, on n’a pas de pronom de conjugaison.

3/ Les bonbons et la tarte entamés la veille me retournent l’estomac.juste:entamés se rapporte aux deux noms communs. il s’accorde au masculin pluriel.

joelle Grand maître Répondu le 13 avril 2020

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