Des modes différents mais des valeurs communes ?

Bonjour

Ma question ne porte pas sur l’application des règles mais sur la compréhension de mêmes notions que l’on retrouve cependant sur deux modes différents que sont le  subjonctif et le conditionnel .
Quelqu’un pourrait-il m’expliquer quelle différence de valeur y a-t-il entre le « souhait » du subjonctif et celui du conditionnel alors qu »ils sont deux modes différents ?
Ex. : « Ses parents veulent que Valérie comprenne… « (subjonctif)
« Justin aimerait prendre des cours. » (conditionnel)

Idem pour la notion d‘ »éventualité » qu’on retrouve indifféremment à ces deux modes alors que les grammairiens expliquent qu’ils ont des valeurs différentes . Sur d’autres notions, c’est apparent et très différencié mais sur certaines notions, c’est plus difficile à comprendre.
Ex. : « Il arrive que l’émission s’interrompe brusquement. » (subjonctif)
« Au cas où je serais pas là à 10 h, ne m’attendez pas. » (conditionnel).

Merci

Rolca63 Membre actif Demandé le 13 décembre 2020 dans Conjugaison

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3 réponse(s)
 

Ses parents veulent que Valérie comprenne… 
Justin aimerait prendre des cours

En phrase 1, ce n’est pas le souhait qui est exprimé par le verbe de la principale « veulent », mais la volition. Le verbe est  au présent et commande en subordonnée le subjonctif. L’accent porte sur l’intention et le fait n°2 n’est qu’une projection de la pensée.

En phrase 2, c’est le verbe aimer de la principale, qui, au conditionnel porte l’idée de souhait, non le conditionnel.
Il est plus facile pour l’analyse de  remplacer « aimer » par être heureux » :
Justin serait heureux de prendre des cours. =  prendre des cours rendrait Justin heureux, seulement c’est un rêve, une éventualité qui se réalisera ou non mais en attendant, on est dans l’imaginaire. On envisage un fait qui n’est pas réel  « prendre des cours et on en déduit une conséquence non réelle : « être heureux ». >> il serait heureux/il aimerait
Le conditionnel exprime l’irréel et non le souhait.

Tara Grand maître Répondu le 13 décembre 2020

Le subjonctif met l’accent sur le fait comme pensé (voulu, souhaité, jugé nécessaire…).
Le conditionnel montre que le fait est considéré comme non réel (de réalisable à irréalisable).
Pour exprimer le souhait, la langue a plusieurs ressources dont les modes ne font pas vraiment partie (en tous cas, ni toujours, ni exclusivement).

Dans les phrases suivantes, pas de subjonctif ni de conditionnel mais de l’indicatif présent et futur. L’expression du souhait est dans le sens des mots :
Tu réussiras à ton examen, je te le souhaite.
Ta réussite est ce que je désire par dessus tout.
Et ici : l’indicatif.
Réussis à ton examen, car c’est mon vœu le plus cher

Remarque complémentaire : le mode conditionnel  (dans la principale ou en indépendante) peut souligner l’écart fait entre le réel et l’imaginé .
Justin sauterait de joie s’il la voyait arriver
Justin serait triste si elle ne venait pas
Le mode subjonctif (en subordonnée)  focalise sur le sentiment mais c’est le verbe de la principale qui exprime le sentiment
Justin désire qu’elle vienne.
Justin craint qu’elle vienne.

le 14 décembre 2020.

Merci beaucoup.

Rolca63 Membre actif Répondu le 14 décembre 2020

Pour être certaine que j’ai bien assimilé cette notion, à travers les deux exemples ci-dessous :
« Au cas où je ne serais pas là à 10h, ne m’attendez pas. » (conditionnel : ici c’est le fait qui est envisagé)
« Je doute que je puisse être là à 10 h, ne m’attendez pas. » (subjectif : ici c’est le fait est envisagé comme pensé par l’esprit humain)

Est-ce bien cela ?

Merci beaucoup

Rolca63 Membre actif Répondu le 14 décembre 2020

Oui Rolca. C’est bien cela. Bonne journée!

le 20 décembre 2020.
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