de tel acte / une sortie moto(s)

Bonsoir,

1) J’ai lu cette phrase sur un forum. Ça me semble bizarre d’utiliser « de » dans cette phrase pour mettre du singulier. Soit il aurait fallu mettre « tel acte » au pluriel, soit il aurait fallu utiliser « un ». Qu’en pensez-vous ?
– Je ne veux plus qu’un enfant subisse de tel acte

2) Faut-il mettre un (s) à « moto » dans cette phrase ? Par exemple, si je m’adresse à des amis
– Êtes-vous motivés pour une sortie moto(s)

3) Dans cette phrase, même si je suis inclus dedans, c’est bien « un » qui régit l’accord n’est-ce pas ?
– À chaque coup l’un de nous ne peut pas

Merci pour vos réponses

Tony Grand maître Demandé le 15 avril 2018 dans Accords

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3 réponse(s)
 

Bonsoir Tony.

1) La phrase est de toute évidence fautive. Comme vous le faites remarquer, il faut ou bien (…) subisse un tel acte ou bien subisse de tels actes.

2) J’aurais tendance à interpréter « sortie moto » comme signifiant « sortie à moto ». Et donc à mettre moto au singulier. (Insistons sur le fait qu’on circule à moto et non « en » moto.)

3) Oui, c’est bien un qui est sujet. Deux remarques : il faut une virgule après à chaque coup ; à chaque fois me paraît toutefois préférable, ce qui donnerait par exemple : À chaque fois, l’un de nous ne peut pas se libérer.

jbambaggi Grand maître Répondu le 16 avril 2018

Merci pour ces confirmations Jbambaggi.
Quant au point trois, votre formulation est plus appropriée et plus élégante

le 16 avril 2018.

1/ En effet, soit « …qu’un enfant subisse UN tel acte » soit « …qu’un enfant subisse de telS actes ».
2/ Moto, dans ce cas est un générique, donc pas de « s ». Cela dit, je pense que le pluriel n’est pas une erreur, ce qui en fait une forme elliptique de « sortie à plusieurs motos ».
3/ Il me semble que la formulation « À chaque coup, aucun de nous ne peut… » serait plus appropriée. Mais il semble manquer la fin de la phrase (d’où l’ajout des points de suspension).

Clic Grand maître Répondu le 16 avril 2018

Merci pour votre réponse Clic.
En effet vous avez raison, votre formulation concernant le point 3 est plus appropriée. J’en prends note

le 16 avril 2018.

Bonjour, j’ai lu votre article avez beaucoup d’intérêt. Vous me permettrez d’apporter quelques ajouts à ce que les autres vous ont répondu.

Vous écrivez « … les grammairiens des écoles d’aujourd’hui considèrent « de » comme l’équivalent de l’article indéfini « des ».
Ce ne sont pas les grammairiens des écoles ; cela a toujours été le cas.
Je consulte le wiktionnaire : de \də\ masculin et féminin identiques, pluriel. Variante de des. Utilisé devant un adjectif. Il y a de grands arbres.
Nulle volonté de grammairiens de « simplifier la langue ».
Bien entendu, les grammairiens ne confondent pas les différentes natures de « de » : préposition, article partitif, article indéfini.

L’accord du PP avec le COD (si PP avec auxiliaire avoir) nous vient de Clément Marot (16e siècle) et a résisté aux nombreuses tentatives de réformes aux cours des 17e, 18e, 19e et 20e siècles.  On n’y peut rien.  Mais ce n’est pas si sorcier. Courage.

« Comment voulez-vous que les gens écrivent sans fautes  ? »
Mon grand-père n’avait que son certificat d’études, mais il écrivait sans fautes. Mon beau-père était avocat et en faisait plusieurs. Vaste sujet de débat.

« Beaucoup disent qu’il faut être Molière pour écrire sans fautes en français. » Je vois l’idée.
Mais réjouissez-vous, nous ne parlons plus comme Molière. Car alors il aurait fallu que vous sussiez parfaitement votre imparfait du subjonctif. Et la conjugaison des verbes du 3e groupe au passé simple.

Je suis d’accord : nous ne sommes pas tous égaux devant l’orthographe.

e_magnin Grand maître Répondu le 18 avril 2018
Votre réponse
Question orthographe est un service proposé par Woonoz, l'éditeur du Projet Voltaire et du Certificat Voltaire.